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Vincent est là, si près

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Communiqué de Guillaume d’Alançon – délégué général académie diocésaine pour la vie du diocèse de Bayonne :

« Tu ne tueras pas l’innocent ». Cette sentence du livre de l’Exode (23, 8), tombe comme un couperet. Tuer la vie innocente c’est se donner la mort à soi-même, spirituellement. C’est sombrer dans le bruit et les cris des démons qui ne supportent pas la paix des profondeurs du cœur humain où Dieu réside.

Le silence de Vincent Lambert est un mystère. Comme le silence du Christ qui choisit de ne pas répondre au doigt accusateur de Pilate. Comme le silence de la prière qui révèle les regards amoureux que s’échangent l’homme et Dieu.

Il a l’air absent, mais il est là, si près.

La nuit de Vincent éclaire notre conscience comme dix mille soleils.

Et nous, connaissons-nous cet homme ? Nos mains tremperont-t-elles pas dans le sang invisible qui signe le retour sinistre de la veuve injuste ?

Non, la Terreur n’est pas loin. La guillotine est installée sur la place de la ville.

Et nous, rejoindrons-nous le cortège des badauds qui n’entendent plus, ne voient plus, ne reconnaissent plus l’homme derrière… l’homme ?

Serons-nous du côté de l’évêque qui condamna Jeanne, de ceux qui laissèrent faire et dire ?

Dans son mutisme, Vincent parle. Il crie même. « J’ai soif ! » Sitio. Comme le Crucifié.

Le pas de Dieu martèle le pavé. « Adam où es-tu ? » Vincent est bien là, lui.

Serons-nous du côté des bien-pensants, qui osaient dire devant Monsieur Vincent, magnifiquement interprété par Pierre Fresnay, « Dieu ne peut pas l’aimer »… ? Ils s’entendirent répondre sur le ton de la colère : « Je ne vous permets pas d’en juger ! Je sais moi que Dieu me demande de sauver cet enfant innocent. »

Allongé, sur son lit, comme un tout-petit qui attend l’aliment secourable, le pauvre bougre n’a que nos mains et nos yeux. « Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. » (Is 53, 3)

Et nous, aurons-nous son cœur pour aimer ? Habiterons-nous son silence pour rejoindre la Parole éternelle qui prêche en souffrant ? Mais alors que faire…

Ce n’est pas le glas qu’il faut sonner, c’est le tocsin !

 

5 comments

  1. Théofrède

    nous saurons maintenant que la majorité des juges de la Commission Européenne des Droits de l’Homme a adopté les critères de la NSDAP contre lesquels elle était censée lutter

  2. zézé

    Merci ! quel rafraîchissement !
    Prions ! prions et essayons de faire pénitence, pour que Jésus dont c’est le mois du Sacré Coeur, accompagné de sa Tendre Mère, dont le coeur douloureux pleure sur notre pauvre misère, de cette misère qu’il faut offrir pour que notre Vincent puisse vivre au milieu de ceux qui l’aiment. Car il est tellement aimé de Dieu !

  3. toto

    La reconquête viendra de ces diocèses. La décision de la CEDH a l’avantage de secouer quelques torpeurs, de clarifier les positions des uns et des autres et de mettre en lumière qui est pour Dieu, qui est pour Satan. Sachant que les mous sont toujours du côté de Satan.

  4. toto

    @ apobrod
    Tiens, il y a longtemps que vous n’étiez pas venu déposer votre fielleuse indignation sur les méchants défenseurs de Vincent Lambert, ou de la vie en général. Nuire au Christ, défendre le plus faible!!! Vous intelligence s’est subvertie?
    Aprobrod avait écrit:
    « Propagande idéologique et démagogue qui nuit à l’Eglise et donc au Christ!!!
    Continuez ainsi afin de rester entre vous les « nous détenons la Vérité » et condamnons les autres!!!
    Lamentable!!!! »

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