h

A quel jeu joue Mgr d’Ornellas ?

Download PDF

Après avoir laissé entendre que l’Institut du Christ Roi n’était plus le bienvenu dans le diocèse de Renne, que la chapelle Saint-François serait vendue et que la messe selon la forme extraordinaire serait célébrée par quelques prêtres tournants, l’archevêque de Rennes a écrit une belle lettre aux fidèles traditionalistes pour dire qu’

Ayant toujours considéré avec attention les fidèles attachés à participer à la sainte Messe selon la forme extraordinaire du Rite romain, je n’ai jamais pensé qu’il faille arrêter la célébration de la Messe selon cette forme liturgique dans l’archidiocèse de Rennes.

Sauf que, dans le même temps, l’abbé Paul de La Morinière (photo), curé de la paroisse Saint Hélier, annonçait qu’il avait été nommé par Mgr d’Ornellas avec l’abbé Jean-Michel le Moal, délégué aux vocations pour le diocèse, pour prendre la suite du chanoine Cristofoli pour célébrer la messe sous la forme extraordinaire à la chapelle Saint François.

De la formulation de la lettre de Mgr d’Ornellas, « en discussion » avec le supérieur de l’ICRSP, il apparaît que ce dernier n’est donc plus le bienvenu dans le diocèse.

20 comments

  1. Georges SIMON

    La chapelle Saint François fait  » le plein », alors pourquoi vouloir la vendre ( à qui ?…) ?
    Quelqu’un pourrait-il m’expliquer les motivations de Mgr d ‘Ornellas ?..

  2. vendome

    Je crois que la vente de la chapelle aurait bien arrangé les finances de ce diocèse qui accueille les séminaristes de toute la Bretagne et de toute la Normandie.

    • professeur Tournesol

      Je présume que les autres diocèses participent au financement de ce séminaire interdiocésain.
      Par contre il semble que mgr d’Ornellas veuille construire des églises en périphérie rennaise, c’est pour ça qu’il a besoin d’argent.
      A défaut de St François, il peut très bien affecter l’une ou l’autre église du centre ville, qui n’en manque pas, et dont certaines sont sous utilisées, à la forme extraordinaire de la messe.
      L’essentiel n’est pas le départ du chanoine, nul n’est irremplaçable, mais le maintien de la messe traditionnelle.

      • apobrod

        Effectivement, nul n’est irremplaçable, quant à la messe tridentine, elle ne doit pas être imposée non plus!!!
        On le voit dans notre paroisse, imposer, s’imposer, sans tenir compte des paroissiens=démit de ses fonctions!!!!!
        Les curés passent et les paroissiens restent….
        Merci Seigneur de « recadrer » ton Eglise!!!

        • D8

          Apobrod, je vous assure, quand on ne connait pas un ‘dossier’, il est sage de s’abstenir !
          De quoi s’agit-il ?
          – l’ICRSP est à Rennes depuis 14 ans. Il y célèbre la Messe sous la forme extraordinaire pour cette communauté.
          – l’ICRSP n’est pas arrivé à Rennes par hasard : il y a été appelé par Mgr Saint-Macary en 2002.
          – cette communauté de Saint-François ne demandait rien d’autre que de pouvoir continuer à prier de cette façon.
          – alors qu’il n’y a pas assez de prêtres dans le diocèse ( à qui la faute ???), il ‘met à la porte l’ICRSP, pour le remplacer par deux prêtres diocésains.
          Serait-ce vraiement logique ? normal ?

          Et aujourd’hui, que propose (impose !) Mgr d’Ornellas ?
          – de ‘mettre dehors’ l’ICRSP,
          – de dissoudre cette communauté. Comment ?
          – en ne lui assurant que le service minimum, à savoir la Messe dominicale, ce qui n’est
          absolument pas le sens du Motu proprio du Pape Benoît XVI de 2007.
          – en lui imposant deux prêtres (qui ne connaissent pas cette liturgie !), qui célèbreront en alternance, ce qui n’assure pas la continuité

          Au lieu de faire fonctionner le diocèse comme (il n’y a pas que la liturgie dominicale !!!) la Chapelle Saint-François, il veut faire fonctionner la Chapelle Saint-François comme le diocèse.

          Quelles peuvent être les motivations de Mgr d’Ornellas ?
          – Mgr d’Ornellas ne supporte pas la forme extraordinaire, il l’a fait savoir un certain nombre de fois.
          – l’apostolat de l’ICRSP porte des fruits (à savoir la moyenne d’âge des participants
          – des étudiants désertent les aumôneries du centre-ville pour suivre l’enseignement de l’ICRSP
          – il y a cette année encore autant d’ordination pour tout le diocèse de Mgr d’Ornellas que pour cette Chapelle Saint-François.

          Les questions que devrait se poser l’Archevêque sont :
          – pourquoi cette jeunesse suivaient le Chanoine Cristofoli dans ses enseignements plutôt que l’enseignement diocésain ?
          – pourquoi il y a autant de ‘jeunes’ recevant l’ordination presbytérale pour tout le diocèse que pour cette seule Chapelle Saint-François ?
          – pourquoi ?

          mgr d’ornellas se dit sans doute que ce qu’un Evêque a fait peut être défait par son successeur ! r.
          son successeur fera sans doute de même ! Vivement demain.

          Enfin, Apobrod, pour répondre directement à votre première phrase (« quant à la messe tridentine, elle ne doit pas être imposée non plus!! ! »), cette Messe n’a pas été imposée,
          – elle a été demandée par Mgr Jullien en 1989
          – Mgr Saint-Macary a fait appel à l’ICRSP (qu’il connaissait bien) pour diriger cette communauté.
          – enfin, Mgr d’Ornellas, pour suivre le Motu Proprio de 2007 – que vous devrier étudier en vérité et sans a priori – ne propose qu’un seul lieu où puisse être célébré la forme extra ordinaire sur tout le diocèse !!! alors que ce Motu proprio propose que cette liturgie puisse être célébrée partout , dès qu’un groupe stable en fait la demande !!!!
          Et des demandes ont été faites à l’Archevêque à Redon, Saint-Malo, Chateaubourg, St Méen le Grand, …..

          Enfin, pour notre méditation à tous :
          dans le diocèse de Luçon, il y a cette année QUATRE ordinations
          dans le diocèse de Vannes, il y a cette année SEPT ordinations
          dans le diocèse de Mgr d’Ornellas il y a UNE ordination + UNE ordination par l’ICRSP pour la seule Chapelle Saint-François.

          Suivons donc le bel adage : on ne change pas une équipe qui perd !

          • professeur Tournesol

            Cette messe à la chapelle St François n’est pas liée à l’application du motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, mais à l’indult accordé par Jean Paul II.

      • englishman

        il me semble que la voici, la raison, la seule : chaque année, un ou plusieurs jeunes gens de Rennes rejoignent le séminaire de l’institut du Christ-Roi. Or on ne veut pas que ces séminaires-là se remplissent. Donc on assure les messes tridentines (mais il faudra voir comment…) mais au final on tarit les vocations – ou on les envoie à la casse.

  3. Il ne faudrait pas oublier à l’occasion de « juger l’arbre à ses fruits » !
    Il n’y a aucune discussion possible, l’ICRSP de Rennes est la paroisse « leader » du Grand Ouest de la France pour le dynamisme de la foi des fidèles, sa démographie équilibrée et les vocations sacerdotales et religieuses qu’elle suscite (en rapport au nombre des paroissiens)…

    L’intelligence d’un archevêque, qui ne serait ni jaloux ni idéologue, serait de soutenir, de développer, de favoriser l’essaimage de l’ICRSP, donc plutôt de l’imiter que de tenter de lui  » briser les jambes »… comme on l’a fait au soir du Vendredi-saint à un prétendu « roi des juifs » ! ! ! !

    S’il faut « virer » quelqu’un dans cette histoire, c’est le Jureur d’Ornellas, un loup déguisé en agneau dans son combat pastoral contre les traditionnalistes en l’occurrence.

    Son objectif de « Bon Pasteur » est-il de combattre le naufrage de l’Eglise qui menace en Bretagne ? … naufrage en cours ailleurs : https://youtu.be/RhJ_WaRde_4

    allegrovivace

  4. LM

    Bonjour Monsieur !
    Connaissez-vous vraiment le diocèse pour ainsi le critiquer? Paroisse « leader » vous dites? Cela doit être de l’ignorance, je ne connaît pas toutes les paroisses mais j’en vois au moins 5 paroisses territoriales (et non sans territoire comme St François) qui ont plus de 700 fidèles tout les dimanches.
    « Juger l’arbre par ces fruits » vous voulez rire ou quoi ? Quels sont les fruits de cette chapelle St François? Quand on y va , aucun accueil ni bonjour si on est pas un habitué, est-ce catholique ? Une communauté qui rassemble quasiment une seule catégorie sociale, est-ce cela la communion, est-ce catholique ? Beaucoup d’individus proche de cette chapelle insultent ouvertement l’évêque, et le diocèse, est-ce catholique ?
    Pour ceux qui invoque le Motu proprio, relisez le avec les autres propos de Benoît XVI. Dans quel contexte Benoît XVI a-t-il écrit? Il avait pour but de permettre la communion. Or depuis 2007, ce que nous voyons c’est une multiplication de petites chapelles renfermées sur soi-même et non ouvertes sur l’église. C’est un renforcement identitaire et non un développement de l’Église catholique qui se produit.
    C’est facile avoir du nombre et beaucoup de vocations, mais ce n’est vraiment pas cela qui fait qu’une communauté soit catholique.

    • « « Juger l’arbre par ces fruits » vous voulez rire ou quoi ? Quels sont les fruits de cette chapelle St François? Quand on y va , aucun accueil ni bonjour si on est pas un habitué, est-ce catholique ? »

      En effet, les chapelles tradis sont centrées sur le Saint-Sacrement. Les fidèles se taisent, chuchotent et uniquement en cas de nécessité et adorent la présence réelle. Ils ont dans le tabernacle le Roi des rois.

      Dans les liturgies de Paul VI on est sympas, on se tape sur l’épaule, mais on oublie le Saint-Sacrement.

      Ce sont deux choix, ce sont deux cultures, deux libertés. Ce n’est pas à vous de juger ce qui est catholique ou ne l’est pas. Nous n’en sortirons qu’en respectant la liberté des deux côtés. Certains veulent monopoliser la culture en imposant la leur. Ils n’ont pas qualité pour le faire.

      Gaudium et spes enseigne bien que « de par sa mission et sa nature, l’Église n’est liée à aucune forme particulière de culture, » (42.4) C’est une vérité qui s’impose à tous, y compris à l’évêque.

  5. Mélanie

    Je n’habite pas votre région, mais tous vos commentaires sont très clairs. Les fidèles catholiques, les prêtres et l’Eglise vont finir par disparaître, nos pires ennemis et ceux du Christ sont à l’intérieur et ne se cachent même plus. Démontez les montages de tous ces conciliaires, leur atmosphère qu’ils nous obligent à respirer est mal saine. Les conséquances de ce concile Vat 2 finissent par devenir diaboliques. Tennez bon.

  6. lyc

    @LM
    Vous ne connaissez pas la chapelle ou bien très mal. Il est vrai que l’accueil est difficile depuis les travaux du métro car notre parvis se limite à un passage de 2 m de large entre la chapelle et une palissade. J’ai rejoint cette chapelle il y a 2 ans environ et je peux affirmer que vous vous trompez :

    Quand on y va , aucun accueil ni bonjour si on est pas un habitué, est-ce catholique ?
    -> c’est faux ! Je peux en témoigner.

    Une communauté qui rassemble quasiment une seule catégorie sociale, est-ce cela la communion, est-ce catholique ?
    -> c’est faux !

    Beaucoup d’individus proche de cette chapelle insultent ouvertement l’évêque, et le diocèse, est-ce catholique ?
    -> c’est faux !
    -> vous devez confondre insulte et critique, sachant qu’avant la crise actuelle, pour tout dire, on n’en parlait pratiquement pas entre fidèles, et jamais du côté des clercs.

    Ce que vous faites, c’est de la calomnie. Pas joli, joli… et pas très catholique non plus.

    « C’est facile avoir du nombre et beaucoup de vocations »
    -> Ah bon ? Ce n’est pas ce que disent les chiffres.

    • LM

      Calomnie pour vous, des faits pour moi par expérience.
      Regardez les commentaires depuis une semaine sur ce site et ailleurs, quand on attribue un qualitatif injurieux à une personne, c’est une insulte. Encore plus contre un évêque, c’est encore pire pour moi personnellement.
      C’est facile de dire que pour vraiment obéir, parfois il faut désobéir, ou montrer son mécontentement. Par exemple le Confesseur de Sainte-Thérèse d’Avila lui avait dit d’arrêter de faire oraison, c’est complètement injuste. Pourtant c’est ce qu’elle a fait elle a obéit, elle a arrêté juste à temps que son confesseur lui redise de recommencer. Pour moi c’est cela la véritable obéissance, même si je ne vois pas où ça va, c’est la confiance en l’Eglise car l’Église n’est pas seulement composée des hommes.
      Mon but n’est pas de dire du mal, j’ai trop de confiance en la foi de ceux fréquentant Saint François aujourd’hui. Par contre il y aura toujours un souci par le communautarisme que ces chrétiens sont obligés de vivre du point de vue de la structure de saint François. Se rassembler parce qu’on prie pareil, c’est du luxe et du communautarisme. Accepter les choses qui me dérangent, le détachement, la confiance en l’Eglise, en son pasteur que nous n’avons pas choisi mais que l’Eglise nous donne, le don de soi dans tous les domaines pour les autres, la charité, sont des signes d’une bonne vie spirituelle que je suis certains que vous vivez, mais nous avons tous tendance à s’éloigner de cette Foi, de cette Espérance et de cette Charité, moi le premier.
      Bien à vous.

      • professeur Tournesol

        A propos d’obéissance, mgr d’Ornellas ferait bien de s’occuper de ceux qui célèbrent la messe ni selon le missel de st Pie V, ni suivant celui de Paul VI, mais suivant le rite local inventé chaque semaine par le père Untel et Mme Michu. Puisque chacun peut trouver une messe à son goût, on ne voit pas pourquoi seuls les adeptes de l’ancien missel n’y aurait pas droit.
        Par ailleurs mgr l’archevêque pourrait mettre en place une messe de Paul VI, célébrée dans une « herméneutique de la continuité » comme dirait le cardinal Ratzinger, en latin, grégorien, et « dos au peuple » (ce dernier point est tout à fait autorisé, et même encouragé par le cardinal Sarah, préfet du Culte divin.)
        Comme je l’ai écrit plus haut, la messe à St François, messe non paroissiale, n’est pas une application du motu proprio de Benoît XVI mais de l’indult de st Jean Paul II de 1984. Jusqu’au motu proprio, la messe traditionnelle était tolérée mais enfermée dans un « ghetto » ou une  » réserve » pour les derniers des Mohicans. Le motu proprio qui permet un usage plus large du missel de 1962 permet de sortir de ce ghetto. Si mgr d’Ornellas laissait ses curés appliquer le motu proprio et célébrer la forme extraordinaire dans le cadre paroissial, cela éviterait le « communautarisme » liturgique. Il est possible que c’est ce qu’il souhaite, si le chanoine du Christ-Roi est remplacé par un prêtre diocésain. Encore faudrait-il que celui-ci fût formé à célébrer suivant l’ancien missel, mais le clergé diocésain semble n’avoir déjà pas été formé à célébrer la « messe de Vatican II ».

        • LM

          Comment pouvez-vous dire qu’aucun prêtre diocésain ne soit formé à célébrer la messe selon la forme extraordinaire, cela est faux il y en a même plusieurs. Cela montre que vous connaissez mal le diocèse.
          Pour ce qui est des critiques des prêtre qui célèbrent la messe en forme ordinaire d’une mauvaise manière, c’est votre propre jugement. Et vous ne savez pas ce que leur dit Monseigneur sur ce point. Comment pouvez vous alors encore juger l’évêque sur ce que vous ne connaissez pas? Parfois il faut mieux rester silencieux que de s’agiter mal à propos.

          • professeur Tournesol

            Je n’affirme rien quant à la formation ou non des prêtres diocésains à utiliser les missel de 1962, je veux juste dire que le premier venu ne peut pas le faire.
            Concernant la manière de célébrer la messe non traditionnelle, il ne s’agit pas d’un jugement personnel, il suffit de comparer le missel de Paul VI et la façon dont est célébrée la messe un peu partout pour voir la différence. Puisque vous prônez l’obéissance, celle-ci est valable pour tous les célébrants, pour les équipes liturgiques et les animateurs, dont la moitié ignore le missel et les rappels à l’ordre des papes, et remet en cause les dogmes, comme la présence réelle. Je ne sais pas ce que leur dit mgr l’archevêque, c’est vrai, mais s’il agissait de manière aussi autoritaire qu’avec le chanoine du Christ-Roi et la chapelle St-François, il pourrait fermer la moitié des églises et virer la moitié des curés.

  7. @LM
    pour écrire :
    « C’est facile avoir du nombre et beaucoup de vocations, mais ce n’est vraiment pas cela qui fait qu’une communauté soit catholique », il faut vraiment ne pas vouloir voir, être donc pire qu’aveugle.

    S’il était si facile d’avoir du nombre et beaucoup de vocations (proportionnellement) toutes les églises du diocèse de Rennes devraient convenablement être remplies chaque dimanche et au moins une messe y serait célébrée ; chaque église aurait un presbytère habité d’un ou plusieurs prêtres… comme il y a encore une centaine d’années et jusqu’aux années 60.
    Vous déraisonnez tellement sur le « nombre et les vocations » que décrédibilisez tout votre exposé.

    Cela étant, personne ne dit que le paradis sur terre ecclésial est à la paroisse Saint-François et qu’il y existe le meilleur des mondes : appliquez plutôt le bon mot de Talleyrand qui disait en substance : « si je me regarde je ne suis pas fier, mais si je me compare tout va bien ».

    Pour le reste, chacun son chemin mais qu’on foute la paix aux traditionnalistes qui ont encore le souci de la hiérarchie de l’Eglise, le « Sensum Ecclesiae », le sens de l’Eglise, qui entretiennent le lien de charité qui fait l’unité de l’Eglise.

    • professeur Tournesol

      Une « vraie communauté catholique », ça doit consister en 2 pelés et trois tondus dont la moyenne d’âge est de 75 ans, et qui n’a pas donné la moindre vocation en un demi-siècle, pour mieux laisser la place aux laïcs !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *