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« Affaire Barbarin », derrière le lynchage, un mauvais combat

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Dans un article « vu du droit », Régis de Castelnau, porte un regard critique sur ce qu’on appelle désormais « l’affaire Barbarin ».

Après avoir passé en revue les tenants et aboutissants de ce « lynchage médiatico-judiciaire en grand », il explique comment le primat des Gaules est pris en otage pour un mauvais combat.

Cherchant à faire tomber une voix forte et jusque-là populaire de l’Eglise catholique en France, il semble qu’on ait tout simplement oublié la protection de l’enfance « dans tout ça ».

Montrant les problèmes réels de la justice dans ce type d’affaire, Régis de Castlnau recentre le débat sur son cœur de cible, la protection des enfants.

 

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La ligne éditoriale de Riposte catholique cherche à sortir de la « langue de buis », peu propice à la recherche de la vérité.  C’est pourquoi nous publions volontiers des tribunes libres. Nous précisons cependant que ces tribunes publiées sur Riposte Catholique n’engagent que leurs auteurs. Nous les proposons à nos lecteurs en tant que contributions au débat et à la réflexion. La Rédaction

11 comments

  1. Chouan catho de Bretagne

    L’article de Régis de Castelnau est bien tourné ; dommage qu’il y ait ce doute sur la prière en fin d’article. Et puis un reproche: en écrivant il ne fait pas la distinction entre église (avec une minuscule) qui est le bâtiment et l’Eglise (avec une majuscule) qui est l’Institution. Erreur fréquente, hélas ! et qui gâte un texte.

  2. Dr. L.C.J.

    Psychiatre, psychothérapeute, j’ai connu, comme je suppose tout psychiatre, un certain nombre de situations de pédophilie. Je n’en ai jamais dénoncé aucune à « la justice » et n’ai jamais encouragé aucune personne à le faire.
    Non que je ne constate pas 10, 15 ou 25 ans après les faits qui me sont rapportés la persistance d’une très réelle souffrance, mais parce que, au-delà de la prescription j’ai considéré qu’un recours à la justice n’était pas a meilleure voie de libération de cette souffrance. Parce que j’ai considéré qu’un recours judiciaire enfermait la personne dans sa souffrance et son statut de victime, et que de toute façon, si les faits sont avérés, aucune « réparation » satisfaisante n’est possible. Que ma seule optique était le soutien constructif à la personne et de l’aider à construire sa vie avec son passé qui ne peut être changé.

    Je voudrais aussi apporter le témoignage de mon expérience, certes limitée et particulière. Je ne doute pas qu’il y ait eu des actes déplacés dits de « pédophilie » commis par des prêtres ; ils sont ce que nous sommes et hommes comme nous. Mais tous les cas que j’ai essayé d’aider n’ont jamais concerné des ecclésiastiques. Souvent intrafamiliaux et dans des milieux que je qualifierai de « laïque » pour ne pas enfoncer le clou où cela fait mal.
    La littérature et la presse nous montre suffisamment que la pédophilie avant d’être un problème « de curés » est un problème fréquent dans les milieux bobo et libertaires, que je me refuse cependant à poursuivre.
    La seule préoccupation pour moi a toujours été l’aide réelle et effective aux personnes, sans me prendre pour Robin des bois..

    • Philomène

      Votre témoignage est essentiel et très éclairant, je suis en accord avec vos idées sauf que, s’ils ne sont pas dénoncés, ils peuvent continuer à faire des victimes; on a aussi des responsabilités envers les autres, pas seulement envers soi-même ou son patient.

      • L.C.J.

        Chère Philomène,
        merci de votre compréhension.
        Un médecin, lorsqu’il pose un acte ou réalise un traitement, prend toujours des risques. Il fait prendre des risques à son patient, à sa famille, à la société. Risque aussi réduits que possible, certes, mais des risques. La médecine sans risque n’existe pas. C’est d’ailleurs ce qu’on attend d’un médecin qu’il prenne des risques et les assume.

        Pensez-vous qu’un séjour en prison soit curatif pour qui que ce soit, ou que ce soit une garantie de non récidive ? Ou pensez-vous que ce puisse être l’occasion d’enkystement ou de renforcement de la pathologie mentale d’un délinquant ?
        Pensez-vous vraiment que l’incarcération temporaire soit une réelle mesure de protection pour les tiers ? Car il y a toujours libération après un temps toujours (trop) court. La seule garantie pour « la société » à 100 % de non récidive d’un délinquant ou d’un criminel n’est-elle pas le bagne à vie ou la peine capitale ?
        Lorsqu’il y a prescription judiciaire, croyez-vous qu’il y ait intérêt à se lancer dans des procédures qui n’aboutirons à rien et risquent de frustrer plus qu’elles ne soulagent ?
        Quelle est la finalité d’un jugement ? Comment l’obtenir ?

    • Lou - Lyon

      Avez vous seulement conscience d’être en dehors de la loi ? pensez vous que votre opinion et vos convictions n’aient pas à respecter la LOI ? prônez vous l’impunité au nom de la protection de l’enfance ? On croit rêver !

      « Quiconque ayant eu connaissance de privations, de mauvais traitements ou d’atteintes sexuelles infligés à un mineur de moins de 15 ans ou à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger (âge, maladie, infirmité, déficience physique ou psychique, grossesse) est dans l’obligation d’informer les autorités judiciaires ou administratives ». (article 434-3 du code pénal)

      « Les professionnels qui s’affranchiraient du secret professionnel pour ces raisons ne pourront pas être punis pour la révélation de ce secret. En revanche ceux qui omettraient de faire un signalement en opposant leur secret professionnel pourraient faire l’objet de poursuites judiciaires (principalement concernant les mineurs victimes) en vertu des deux articles que nous venons d’aborder ».

      • L.C.J.

        Ce n’est pas l’inspecteur Javert qui a fait de Jean Valjean un homme bon faisant du bien aux hommes et à la société mais Mgr. Myriel, évêque de Digne, qui a refusé de dénoncer à la gendarmerie un homme cherchant son chemin. A-t-il eu raison de le faire ??
        Antigone a refusé de suivre la loi édictée par son oncle le roi Créon, pour suivre sa conscience. Elle a estimé que la loi des dieux était supérieure à toute loi des hommes et a assumé délibérément et en toute connaissance de cause les conséquences de ses actes.. A-t-elle eu raison ??
        Lorsqu’on est socialiste ne faut-il pas se poser la question quel est plus grand bien pour la société ? Lorsqu’on est humaniste ne faut-il pas se poser la question quel est le plus grand bien pour l’homme ? Et lorsque l’on est chrétien quelle question faut-il se poser ? La France éternelle est-elle socialiste, humaniste ou chrétienne ??

        Lou – Lyon puisque vous me faites l’honneur de me répondre, peut-être pourrons nous encore faire un bout de chemin ensemble.  Permettez-moi de vous répondre un peu plus longuement.
        Oui je connais la LOI, rassurez-vous. Quelle est sa portée ? son objet ? sa visée ? Quel est son esprit et quelles sont ses intentions ?
        Oui, je crois que la conscience d’un médecin, comme celle de tout homme d’ailleurs, est supérieure à toute loi écrite. Il est des principes non négociables.
        Un médecin qui estime ne pas pouvoir faire un avortement ou une euthanasie DOIT le refuser, quels que soient les prescrits les plus formels et catégoriques de la LOI et quelles que soient les conséquences juridiques et financières qu’il ait à assumer.
        « La société » (c’est-à-dire vous et moi) est toujours prompte à accorder les circonstances atténuantes voire l’indulgence plénière à une mère qui tue ses enfants, voir à un médecin qui tue ses patients, mais pas à un père qui viole ses enfants. Quelle gradation faites-vous dans les horreurs criminelles??

        Accordez-moi, je vous prie Lou – Lyon, que la loi humaine n’est pas au-dessus de la conscience de chacun.
        Lorsque vous avez un grand blessé ou une parturiente dans votre voiture, allez-vous respecter les feux de signalisation ? Pensez-vous que toutes les lois édictées sous le gouvernement de Vichy devaient être respectées ?  Bien sûr il ne faut pas tout mélanger. Mais dans la vraie vie les choses ne sont jamais blanches ou noires, ni même avec 36 nuances de gris, mais en couleurs riches et variées.

      • C.B.

        Votre position « Lou-Lyon’ est très théorique.
        Où lisez-vous que « Dr. L.C.J. » prône l’impunité?
        Si je lis bien (« au-delà de la prescription j’ai considéré qu’un recours à la justice n’était pas a meilleure voie de libération de cette souffrance ») les faits évoqués sont PRESCRITS.
        Ce qui semble d’ailleurs aussi le cas pour les faits évoqués médiatiquement actuellement (et par ailleurs, des faits commis par un homme sur un garçon de 16 et 19 comme cela est rapporté dans « l’affaire Barbarin » ne sont pas des faits de « pédophilie », puisque la majorité sexuelle est à 15 ans, mais des faits d’homosexualité, ce que les médias se gardent curieusement de mentionner).

        • L.C.J.

          @ C.B.
          suite à votre commentaire, je préciserai que pour mon usage personnel, dans mes dossiers, je distingue pédophilie et pédosexualité, éphébophilie et éphébosexualité. Les attirances, pour pathologiques qu’elles puissent être, ne sont pas des pratiques. Les comportements peuvent changer, les attirances évoluent et parfois disparaissent mais beaucoup plus lentement.
          Un enfant n’est pas un adolescent. Pour ma pratique clinique la différence c’est la puberté réelle (qui est une période) et non pas une « majorité sexuelle légale ». Les filles pubères qui ont leur première expérience à 13 ou 14 ans (ou même avant) sont de moins en moins rares.
          Il est vrai que tous les troubles de la sexualité sont liés. Mais notre société « civilisée » promeut l’homosexualité et condamne l’éphébosexualité et la pédosexualité.
          L.C.J.

  3. Avedikian joseph

    Par delà un déballage nauséabond, on oublie que notre référencé à nous fils de Dieu , est le Christ ,et comme le prêtre est un autre Christ lorsque’ il s’ ouvre pleinement à son Esprit- Saint , alors il connaît comme son Maître la persécution : » vous serez haï a cause de mon nom ,on m’ a persécuté ,vous serez persécuté , on a méprisé ma Parole on méprisera la vôtre »
    L’ Eglise contient son trésor dans des vases d’ argiles , il y a les deux derniers Dimanche ou l’ Évangile nous parlait du fils prodigue et celui de la femme qu’ on voulait lapider et que l’ on mène à Jésus. ; le monde ignore la Miséricorde et celui qui mène le monde porte une haine éternelle à Celui qui aime ,qui pardonne en disant : » va et désormais ne pèche plus ».

  4. Gauthier

    Courage,les tièdes :

    La collusion avec le pouvoir en place (la république maçonnique ) c’est fini ,
    que l’ensemble du clergé catholique Français retourne à celui-ci ,
    ses médailles, légions d’honneurs et autres colifichets en soutien à Mgr Barbarin !

  5. C.B.

    Dans l’article en lien on peut lire
    « L’horreur ressentie de la pédophilie est un des universaux anthropologiques. »
    « Depuis la fin des années 80, la pédophilie est sortie du domaine du silence redevenant le crime des crimes »
    Ce qui souligne bien que la pédophilie est, selon les époques, considérée comme totalement inacceptable ou pas.
    Selon les positions sociales aussi, semble-t-il: il n’y a eu que de faibles remous (j’entends par là relativement peu relayés médiatiquement, et de manière peu durable) quand les pédophiles s’appelaient Daniel Cohn-Bendit, Jack Lang ou Frédéric Mitterrand. Que je sache, à l’époque -et ça ne remonte pas au Moyen-Âge-, aucune « pétition » (ni papier ni en ligne) n’avait été montée…

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