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Analyse – Psychologie et vie spirituelle

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Dans un article paru le 23 mars 2016, sur le site de l’Homme nouveau  « un moine », pose la question de savoir si psychologie et vie spirituelle sont alliées ou ennemies.

Citant, les Pères du déserts, le Père Daniel-Ange ou encore saint Jean de la Croix, l’auteur tente de relever le défi en quelques lignes. Difficulté évidente de l’exercice, un tel article est là pour attirer l’attention plus que pour faire le tour de la question.

Aussi, un point nous semble important à porter à l’attention du lecteur, dans la suite de cette première pierre. Nous avons tendance aujourd’hui à faire de la psychologie, un domaine et donc une science à part entière et, de ce fait, prise isolément de l’ensemble des facultés de l’âme. C’est une erreur lourde de conséquences, dans la mesure où la psychologie est une des données de l’âme.

La spécialisation à outrance des sciences humaines a malheureusement contribué à parcelliser l’être humain, faisant ainsi voler en éclat l’unité de sa personne. La psychologie, avant d’être une clef thérapeutique est une clef anthropologique qui s’insère dans la globalité de la personne humaine. Les anciens ne font jamais de cette donnée une discipline à part entière. Au contraire, la psychologie est partie intégrante des passions de l’âme et des mécanismes qui régissent le binôme intelligence/volonté, avec une place forte de ce que nous appelons la mémoire et qu’eux nomment parfois l’imagination (entendons boite à images)

A ce titre, les éléments dits psychologiques sont donc anthropologiques et concernent par excellence la vie spirituelle. Que ce que nous appelons psychologie dans un raccourci appauvrissant soit un des lieux du combat spirituel et particulièrement des influences et illusions démoniaques est un donné de fait essentiel et non accidentel de la vie spirituel. Connaître son fonctionnement psychologique est même une étape incontournable du combat spirituel. Mais ni l’être humain, ni la vie spirituelle ne peuvent se réduire à ces aspects psychologiques qui ne sont qu’une infime partie de ce qu’est l’âme humaine.

On pourra relire avec profit l’Introduction à la vie dévote, de saint François de Sales, un monument en la matière.