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Attention aux pétitions intempestives

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La démolition de la flèche de l’église de l’Immaculée-Conception, annoncée en octobre prochain, à l’entrée du faubourg du Moustier, soulève les passions. Les fortes rafales de vent de la tempête du 31 août 2015 ont endommagé le clocher en pierre. Dès que les premiers signes de chute de morceaux ont pointé du ciel, un périmètre de sécurité a été dressé au pied de l’édifice. Favorable à la décision de la municipalité de Montauban, Mgr Bernard Ginoux a souhaité réagir à une pétition des opposants :

«Le 31 août 2015, une violente tempête s’abat sur une partie du Tarn-et-Garonne et cause de nombreux dégâts. La flèche de cette église est ébranlée. Des pierres lourdes tombent dans le jardin de l’évêché et l’une d’elles traverse la toiture. La mairie, propriétaire du bâtiment, interdit la poursuite d’offices dans ce lieu et l’entoure de barrières.

De là viendront plusieurs experts pour étudier les risques et aboutir vers le mois de juin à des propositions. Evidemment, pour ma part, je souhaite une réouverture rapide de l’église. Or cette réouverture ne peut être envisagée que lorsque la flèche aura été déposée. Il s’agit de la démonter pierre par pierre et de stocker ces pierres répertoriées en attente de décision. Cette opération est chiffrée à 700.000 euros que la mairie prendra en charge. La suite se précisera peu à peu mais la remise en place de la flèche ne pourrait se faire qu’à un prix très élevé (plus d’un million d’euro) et dans un temps très long. Or je suis soucieux de vite ouvrir l’église parce que je veux y établir un sanctuaire de la Miséricorde Divine (projet annoncé officiellement à l’ouverture de l’année de la Miséricorde). C’est pourquoi j’accepte que la flèche ne soit pas réinstallée si ce n’est pas possible. En revanche il est entendu qu’une solution sera alors trouvée pour coiffer harmonieusement le clocher.

Flèche ou pas flèche, il s’agit de faire vivre nos églises, de les habiter en les ouvrant et en permettant à chacun d’y rencontrer le Seigneur. C’est ma mission d’évêque.»

Brigitte Barèges, le maire, souligne que

«la solution de réhabilitation du clocher après la tempête a été prise en parfait accord avec le diocèse au regard des diverses solutions techniques proposées. Pour autant, je recevrai prochainement le représentant des signataires de la pétition pour leur confirmer ces éléments de vive voix. Pour l’heure, l’urgence commandait de tout mettre en œuvre pour permettre la réouverture de l’église, ce qui sera fait avant la fin de l’année.»

Ajoutons que, d’après nos informations, cette église de la fin du XIXème siècle (1856-1863), non classée, subit cette flèche très haute qui appuie sur le clocher qui lui-même produit des écartements dans la nef.