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Carême et Miséricorde

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« Le Carême est le temps privilégié pour se disposer à accueillir la miséricorde de Dieu » écrit Mgr Thierry Brac de la Perrière, évêque de Nevers, dans son édito en lien avec le Jubilé de la Miséricorde :

Cette année, le temps de Noël et le temps du Carême se suivent de près. Nous allons entrer au cœur de l’année de la miséricorde, car le Carême est le temps privilégié pour se disposer à accueillir la miséricorde de Dieu. Ce sont de multiples appels qui nous sont lancés, pour que notre cœur change, que notre vie change. Ce sont des appels à la conversion, c’est-à-dire au retournement du cœur.

Ce retournement, on peut entendre de diverses façons : en « retournant vers le Seigneur », si on lui a « tourné le dos ». Il faut alors « retourner »  ou « se retourner » vers lui. Mais une autre façon d’entendre ce retournement du cœur, se trouve dans l’expression « avoir le cœur retourné », c’est-à-dire bouleversé. Et je pense que l’on ne peut pas « retourner » véritablement vers le Seigneur, si nous n’avons pas le cœur « retourné ». Retourné par quoi ? Par le Seigneur lui-même qui nous fait prendre conscience, au plus profond de nous, de notre misère, notre pauvreté, devant l’immensité de l’amour qui nous attend.

Cette réalité est celle que veut exprimer la parabole du fils retrouvé (Luc 15,11-32). Lorsque ce garçon quitte son père, il commence à s’enfoncer, à faire l’expérience de la mort. Et c’est au fond du trou, comme on dit, c’est du fond de sa misère que se produit le changement en lui. Il y a comme une urgence vitale à « retourner » chez son père. Ce n’est pas une question de morale, c’est une question de vie ou de mort. Voilà comment son cœur est « retourné », bouleversé. Et lorsqu’il retourne chez son père, il se trouve en face de quelqu’un encore plus bouleversé que lui. Son père est littéralement « pris aux tripes » par son fils qui revient. Autrement dit, nous avons là une véritable expérience de « conversion », de « retournement », en même temps qu’une véritable expérience de « miséricorde ». Et le Père miséricordieux est là, du début à la fin de ce chemin de l’amour. Car l’amour, la miséricorde a laissé la liberté, mais cette miséricorde restait comme une porte ouverte. La miséricorde a accueilli le fils à son retour, mais elle a aussi suscité le désir de revenir.

Que ce temps du Carême soit aussi pour nous l’expérience de cette rencontre vitale avec le Père miséricordieux et son Fils, visage de la miséricorde. Divers moyens nous sont proposés : toute la liturgie, qui est le premier lieu de rencontre de notre Dieu, mais aussi les conférences de carême, le livret de carême (à diffuser largement), les démarches proposées en paroisse ; et la prière personnelle, le sacrement de la réconciliation, la méditation de la Parole de Dieu : que tout cela ouvre notre cœur à une vraie et décisive rencontre de la Miséricorde.

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