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Catholiques et musulmans en chiens de faïence

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Où que nous regardions, vers le Nord ou le Midi, vers l’Orient ou l’Occident, les quatre points cardinaux du monde catholique sont aux prises avec l’islam. Pas de répit, pas de quartiers, pas de zones épargnées, la chrétienté, cette semaine, vit au rythme de l’islam. Bien entendu, ce sont les attentats sur les terres occidentales qui reviennent, lancinants. De façon incontournable, la guerre au Moyen-Orient occupe tous les esprits, pour des raisons diverses et à des degrés variés. A l’inquiétude sécuritaire s’ajoute la crispation civilisationnelle qui se tisse d’amalgames et de poncifs.

L’Eglise se trouve concernée à au moins quatre niveaux. Sur le sol ravagé par les guerres, c’est l’Eglise locale qui accompagne au jour le jour les fidèles. Organisations sanitaires, conférences nationales pour préparer l’unité et la paix, réouverture des églises, réappropriation des lieux de culte et des villages chrétiens ravagés par Daesh, aux côtés d’organisations internationales venues sur le terrain apporter le soutien et le réconfort d’une grande fraternité chrétienne.

Il faut, sur des fronts moins militaires, une attention croissante des évêques face aux attaques répétées et insidieuses des autorités musulmanes qui ne cessent d’accentuer la pression en vertu de cette dhimmitude que le Coran leur enjoint d’imposer aux non-musulmans. Vexations, interdiction du vin (gênant pour la messe), provocations blasphématoires ne sont pourtant pas limitées aux pays musulmans. Les réfugiés chrétiens en Allemagne sont violentés, persécutés par les musulmans, dans les camps. Un quotidien que l’Eglise est appelée à gérer dans le respect de la personne humaine et la fidélité à sa foi.

En appui de cette forte présence ecclésiale aux côtés des populations dont elles sont solidaires par le sang et la nation, le Saint-Siège multiplie ses interventions à l’ONU dénonçant la probable éradication des chrétiens au Moyen-Orient si rien n’est fait, appelant au respect de la dignité humaine, dénonçant les entraves à la liberté religieuse.

Enfin, c’est au Vatican, ou dans les instances nationales interreligieuses que se joue le quatrième aspect de cet engagement ecclésial. Le pape François a reçu au Vatican, à plusieurs reprises, des représentants de l’Islam dont la controversée université d’Al-Azhar.

En face, chez les musulmans, nous trouvons un prétendu Etat islamique ouvertement en guerre contre, non pas l’Occident, mais la chrétienté.

 

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