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Congrès des ordinaires militaires et évêques aux armées

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Le Congrès des ordinaires militaires et évêques aux armées s’est tenu à Paris du 11 au 14 mai. Une quarantaine d’ordinaires et de vicaires généraux venus du monde entier ont été accueillis par le diocèse aux armées françaises et son évêque, Mgr Luc Ravel. Ce dernier déclare à La Vie :

« Nous sommes 35 ordinaires dans le monde mais nous nous voyons rarement. La dernière fois c’était en 2011 pour les 25 ans de la Constitution Spirituali militum curae, sans échanges entre nous. C’est cela qui m’a incité à organiser ces rencontres avec le cardinal Ouellet… Il faut que nous mettions en place une dynamique de rencontres entre nous qui puisse déboucher sur un partage théorique mais aussi des initiatives concrètes : des réunions, des rencontres… Et puis aussi mutualiser nos expériences sur des questions qui se posent avec de plus en plus d’acuité : que fait-on pour nos blessés ? C’est au programme du pèlerinage de cette année « Qu’as-tu fait de ton frère ? » avec une conférence sur la blessure invisible. Les Américains, qui ont énormément de blessés physiques et psychologiques, peuvent partager leur expérience. Que fait-on pour la formation de nos futurs aumôniers et de nos séminaristes ? Quels sont les pays qui ont des séminaires, quels sont ceux qui forment autrement leurs aumôniers prêtres ? Nous n’avons pas d’informations précises sur le sujet. Ainsi, nous aimerions être une assemblée régulière qui se réunisse tous les ans ou tous les deux ans. C’est très rare que nous nous retrouvions de la sorte et je crois que nous avons besoin de parler, pour faire connaissance, voir si nous avons une même perception de notre pastorale, et peut être travailler ensemble sur le plan pastoral comme nous travaillons déjà ensemble sur des théâtres d’opérations militaires. Nous avons aussi besoin de  prier ensemble comme les Allemands et les Français l’ont fait juste après la Seconde Guerre mondiale. La prière avait été un élément moteur pour la réconciliation franco-allemande de 1962, qui avait été précédée par ces pèlerinages franco-allemands. […] »

7 comments

  1. ertes mais mgr Revel est-il bien placé alors que le gouvernement vient de retirer son « agréement » à l4association des amis de l’Armée Française-ASAFF-car pas assez à gauche?erlande.wordpres.com

  2. ROMANOS

    La photographie montre une tente-chapelle de l’armée russe.

    Comme sur la porte des églises russes on voit une croix slave et de chaque coté des montants, les icônes du « Christ-Sauveur » et de la « Toute-Sainte-Mère-de-Dieu ».

    On y observe que le soldat à gauche se signe avant même de pénétrer dans la tente chapelle, comme le font les fidèles orthodoxes devant une église.
    Il fait son « signe de confession » (cf. = signe de croix des latins) en rassemblant trois doigts : le pouce avec l’index et le majeur pour confesser notre Dieu « Un et Trine » (cf. « Credo de Nicée-Constantinople »), tandis que l’annulaire et l’auriculaire atteste le deux natures divine et humaine dans l’unique personne du Christ … « unies dans une seule Personne : sans mélange, sans division, sans confusion, sans altération … » ( Chalcédoine).

    Ainsi, le « signe de confession » orthodoxe témoigne explicitement de l’enseignement doctrinal de trois des quatre premiers conciles œcuméniques de l’Eglise, alors « une et indivise » du premier millénaire.

  3. Evidemment, qu’il est bien placé, les mesquineries de l’actuel gouvernement n’ont strictement rien à voir avec la question évoquée ! Il s’agit de fonctionnement interne dans l’Eglise sans la moindre accointance politique …

  4. Bertrand

    J’avais également vu que la tente est orthodoxe.
    Les fidèles se signent deux fois, au pied des marches s’il y en a, avant d’entrer dans une église ou un monastère.

    • Luc

      Bertrand, rien ne permet de dire que cette tente soit « orthodoxe ». Elle pourrait très bien être orthodoxe au vrai sens du terme, c’est-à-dire catholique. A force d’employer le terme « orthodoxe » pour désigner des communautés qui sont justement hétérodoxes, aurions-nous par hasard oublié l’existence nos frères catholiques byzantins? C’est un peu fort de voir chez les Byzantins uniquement les schismatiques et d’en oublier l’existence des catholiques! Bref, cette tente est byzantine mais ne permet de dire sur cette photo si elle est d’une aumônerie catholique ou schismatique.

      • ROMANOS

        ROMANOS est membre de « l’Eglise russe catholique ». Il est donc bien placé pour rappeler que celle-ci à vu le jour en Russie, très tardivement, à la suite de la révolution de 1905; Rome ayant alors reçu dans sa communion des membres de l’Eglise russe (A vrai dire très peu nombreux, issus surtout de la noblesse et de la bourgeoisie occidentalisées), sans rien changer d’autre que la juridiction (Rome au lieu de celle de Moscou) avec par conséquent la mention du « Pape de Rome » à la place du « Patriarche de Moscou », lors de la « Divine Liturgie ».
        Ainsi, y chantons-nous le « Credo de Nicée-Constantinople » (cf. voir plus haut mon premier commentaire) dans sa rédaction originale, c’est çà dire : SANS l’ajout occidental unilatéral, de l’époque carolingienne, du « FILIOQUE » !
        A mon sens, sur le plan de l’articulation et des relations entre les Eglises de fondation apostolique, le problème majeur de nos frères « latins » est qu’ils assimilent et confondent un peu vite « catholique » et « romain », deux termes qui ne se recouvrent pas et qui en conséquence ne sauraient être tenus pour synonymes.
        Pour mémoire, depuis 1917, les catholiques russes n’ont aucune structure ecclésiale en Russie.
        La seule aumônerie chrétienne au sein de l’armée russe relève du patriarcat de Moscou. Elle est donc bien orthodoxe.
        Concernant l’utilisation du mot « orthodoxe », il est compréhensible qu’il puisse à priori déranger et froisser un « latin » qui en resterait aux neuf siècles d’incompréhensions, de fâcheries intermittentes, d’oppositions et d’agressions parfois violentes (cf. les croisades) et qui ignorerait tout ce que nous avons gardé en communs depuis le premier millénaire de l’Eglise alors indivise.
        Rappelons à cet égard, qu’il est tout à fait remarquable, que ce qui nous divise relève du schisme et non d’une hérésie constituée et condamnée en tant telle par un concile œcuménique. Restera bien sur à revoir ensemble des dogmes romains du X

  5. ROMANOS

    … Restera, bien sur, à revoir ensemble les dogmes romains du XIXème siècles, afin que leurs réceptions deviennent véritablement universelles.
    Seules les définitions d’un concile véritablement œcuménique (c’est à dire : pas seulement un concile général de l’Eglise de Rome), rassemblant toutes les composantes des Eglises de fondation apostolique, donc universel et catholique par nature pourrait y parvenir. Dans ce domaine, s’agissant de « l »infaillibilité » , celle-ci s’exerce de puis l’Eglise des origines : « in solidum » (cf. Livre des Actes des Apôtres)

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