Croatie : une sage-femme conteste son licenciement pour refus de participer à un avortement

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Jaga Stojak, 49 ans, exerce la belle profession de sage-femme depuis 27 ans. Ou plus exactement, exerçait. Le 14 juin, la direction de l’hôpital général Hrvatski Ponos de Knin, où elle travaillait depuis 14 ans, l’a renvoyée chez pour refus de participer à un avortement.

Cela faisait quelque temps que l’affaire couvait, a fait savoir la sage-femme dans une interview. Cette catholique pratiquante affirme que le harcèlement à l’égard de celles qui refusent de participer à des avortements ne date pas d’hier. Elles sont progressivement repérées et extirpées, « brisées de diverses manières », puisque le droit à l’objection de conscience reconnu aux médecins et aux infirmières croates ne leur est pas étendu dans son hôpital.

Ainsi, alors qu’elle n’a jamais fait l’objet d’une quelconque plainte de la part de ses patientes, elle a subi une persécution larvée à la suite de divers refus fermes d’asssister à des « IVG » : elle a ainsi été rétrogradée dans la hiérarchie et a subi une coupe de salaire. A quoi s’est ajouté le harcèlement : les moqueries, le ridicule dont elle s’est plainte auprès de son ordre professionnel et du syndicat de personnel médical n’ont provoqué aucune réaction.

Un responsable médical devait finir par lui dire que si elle ne voulait pas pratiquer des avortements elle aurait dû devenir « coiffeuse ou cuisinière » plutôt que sage-femme.

C’est alors que Jaga Stojak, raconte LifeSite, a décidé de rendre son cas public. « A partir de là, c’était l’enfer. Nombre de mes collègues et des infirmières cadres m’ignoraient, elles faisaient semblant de ne pas me voir. » Seuls quelques médecins ont continué de soutenir discrètement la sage-femme.

Le 14 juin, ce fut le traquenard. On ordonna à Jaga Stojak de préparer ses instruments pour participer à un avortement volontaire. En présence de la patiente, elle refusa. Le directeur de l’hôpital, Antonella Karačić la menaça aussitôt d’une procédure judiciaire et la renvoya chez elle.

Amaigrie, physiquement très atteinte, Mme Stojak a décidé de riposter ; elle a engagé un avocat pour l’aider à défendre non seulement ses droits, mais ceux de toutes les sages-femmes croates. « J’ai droit à la même objection de conscience que les médecins et les infirmières. J’irai à Strasbourg s’il le faut, mais je ne lâcherai rien. »

Voilà qui sera intéressant à suivre, puisque l’objection de conscience en matière d’avortement est reconnue au niveau européen mais limité par les cas d’urgence médicale. Un cas test ?

5 comments

  1. aubert

    Oui, nous soutenons de toutes nos forces, par la prière également et surtout car on ne peut, même sous de telles pressions, tuer une vie innocente: c’est d’ailleurs une faute grave qui, non avouée en confession ou regrettée, mène à l’enfer éternel en fin de vie…
    C’est toute l’humanité, en état d’autodestruction pour la deuxième mort:- la damnation luciférienne- qui se joue partout… pour des questions religieuses surtout. Et cela fait partie du commandement: »Tu ne tueras pas ».
    Merci de ton courage Jaga… nous t’aimons et rien ne peut entamer notre amour contenu dans le coeur de Jésus… … … amour qui va aussi à de tels bourreaux aux coeurs d’acier: pauvres malheureux ignorants à sauver… que c’est terrrrrrible ! Mais la paix que nous gardons au coeur
    est un bonheur qui dépasse de loin cela ! UDP

  2. Loco

    Cette courageuse sage-femme  » ne lâchera rien  » connait la formule magique . C’est un juste retour des choses que la France mère – porteuse de toutes Révolutions broyeuses de vie et de culture devienne un exemple porteur pour le soutien de la vie et de la culture .

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