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Denier de l’Eglise en France : 600M€ par an

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Le Figaro se penche sur le denier du culte, qui, à l’exception de l’Alsace et de la Moselle, sous régime concordataire, permet au reste des diocèses de l’Église en France de vivre. Entre les honoraires de messe ou de baptêmes, de mariages et d’enterrements, les quêtes dominicales, les legs et le denier de l’Église, elle collecte environ 600 millions d’euros par an.

Cet argent permet d’assurer le traitement des prêtres (environ 12.000 prêtres, qui gagnent 900 euros par mois, selon les diocèses), leur retraite, mais aussi les salaires des laïcs qui travaillent dans les 95 diocèses ainsi que l’immobilier dont l’Église a la charge s’il est construit après 1905.

Comparée au standard international, et hors pays en voie de développement, l’Église de France est effectivement l’une des plus pauvres des Églises catholiques occidentales, car elle ne bénéficie d’aucune aide directe de l’État.

Le don moyen, qui était de 130 euros en 2004, est passé à 208 euros en 2014, avec toutefois de fortes disparités régionales.

14 comments

  1. Cassianus

    L’Eglise de France a d’autres revenus que le denier du culte. Sans parler des locations et autres produits réguliers des différents avoirs, il y a tous les honoraires de Messes et d’autres célébrations qui sont reversés par chaque prêtre en exercice aux « associations diocésaines ». Il y a aussi des legs et des donations. Sous des dehors très calculés de pauvreté et de désintéressement (comme ces ostentatoires 900 euros de salaire pour les prêtres), il y a souvent beaucoup de pingrerie et de mercantilisme sordide avec aussi, dans bien des cas, une maladresse financière si constante et obstinée qu’il est parfois difficile de l’imputer à la naïveté ou à la pauvreté en ressources intellectuelles des « enfants de ce siècle » (Cf. Luc 16,8)

  2. Cette critique de Cassianus me paraît à la fois trop générale (bien des diocèses sont en faillite et ont dû faire appel à la solidarité interdiocésaine pour le traitement de leurs prêtres) et peu charitable.
    Certes il y a eu et il y a peut-être encore des diocèses mal gérés, voire conduits sciemment à la catastrophe financière mais tous les chefs d’entreprise savent qu’il n’est pas facile de gérer la décroissance, Et celle du nombre des fidèles pratiquants n’est pas entièrement imputable, loin de là, aux seuls errements liturgiques d’après Vatican 2.

  3. allegrovivace

    Comme disait Chirac : « les emm…… ça vole en escadrille »

    les finances en chute libre sont un indicateur significatif de la décadence de la religion catholique en France aujourd’hui, malgré l’autosatisfaction affichée de l’équipe dirigeante de l’épiscopat français.
    Le coeur, la raison et le « ventre » : le coeur et la raison sont fermés. Le Bon Dieu commence à frapper au ventre pour faire entendre …

    La bureaucratie épiscopale ne sortira pas indemne du « chamboule tout » pastoral issu de Vatican II et de l’apostasie soutenue implicitement par les « Raliements » des hommes de Rome au mal nommé « siècle des lumières »,

    Depuis Vatican II; l’anthropocentrisme mondain de nos épiscopes,l’apostasie démultipliée, rencontrent le symptôme de l’argent de plus en plus rare pour la vie courante de l’Eglise.

    Les fidèles tradis (pléonasme) produisent le miracle de l’autonomie financière et du développement de leurs institutions -jusqu’à la construction de chapelles pour la FSSPX qui est interdite de séjour dans les églises ou les chapelles sous-fréquentées de nos villes et campagnes- quand les clercs se fixent une pastorale christocentrique sans compromis doctrinal.

    Par suite…. notre prière et notre merci à tous nos aïeux qui, au long des siècles et par leurs sacrifices, ont permis de constituer le capital de foi et les oeuvres associées : patrimoine immobilier, églises, arts, culture, etc…

    Pour de viles raisons alimentaires ou mondaines, sous couvert de « pastorale », il serait honteux pour notre génération d’envoyer à la fonderie les bijoux de famille des siècles de chrétienté.
    (et DIEU sait que de chrétienté ils ne veulent plus entendre parler…)

    allegrovivace

  4. René de Sévérac

    @ Cassianus
    « une maladresse financière si constante et obstinée qu’il est parfois difficile de l’imputer à la naïveté ou à la pauvreté en ressources intellectuelles » j’en vois pas la signfication !
    A moins que ce soit la mise en évidence des qualités financières (donc la richesse en qualités intellectuelles) des gestionnaires du Vatican.
    Le salaire de 900 € me semble correct dans la mesure où tous les « frais de fonction » ne sont pas à sa charge !
    Dire que l’Etat ne participe pas … dans mon cas il participe pour 50% de mon denier !

  5. pierre lartigue

    Cher Cassianus, vous avez raison d’un coté ,mais d’un autre coté, avez vous pensé aux prêtres qui répugnent a la seule idée qu’on puisse seulement penser à payer des messes comme si c’était des autos ou des séances de cinéma ? A ceux qui ne trouvent plus personne pour trouver normal de donner une offrande a l’occasion des actes du culte ? Et qui répugnent à réclamer pour ne pas donner l’image de duplicité et de rapacité qu’il semble que vous ayez vous même de l’Eglise, probablement en toute bonne foi?A ceux qui sont à l’hôpital et qui ne peuvent célébrer durant leur hospitalisation? A tous ceux qui sont dans les maisons de retraite de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir célébrer de messes? A ne pas pouvoir payer leur pension? Aux prêtres valides qui n’ont pas la réserve, ni garantie pour emprunter, pour réparer leur auto accidentée par un malotru?
    Cela existe aussi sous votre nez, à coté de chez vous,même si vous-même êtes prêtre Bien à vous Partigue

  6. Rouge

    Ce n’est pas tout à fait exact, Cassanius :
    – effectivement, il y a les legs et les donations mais qui sont en forte baisse dans de nombreux diocèses, notamment à cause de la perdre d’identité chrétienne de la France : les français ne sont plus catholiques pratiquants, ils ne se sentent pas concernés au moment de régler leur succession par le soutien à l’Eglise.
    – ensuite, les honoraires de messe et le casual ne sont pas reversés de manière systématique aux diocèses. Cela dépend de chacun. Bref, chaque diocèse a son fonctionnement.
    – Ce qui est réel, c’est qu’il y a une solidarité interdiocésaine et interparoissiale : Le Denier, les legs et les donations permettent aux diocèses les plus receveurs de reverser une partie des sommes aux diocèses les plus pauvres. Idem pour les paroisses les plus riches vers les paroisses les plus pauvres.
    – Enfin, les investissements immobiliers par exemple permettent de prévoir les années plus difficiles qui s’annoncent avec la chute de pratiquants. et donc des dons. Quand ils sont bien faits et bien accompagnés, il faut peut être y voir un souci de mieux anticiper l’avenir de nos prêtres pour leur assurer un soutien matériel dans le futur.

  7. Parisi

    A Monaco, L’EVEQUE Barsi touche 12 000 euros par mois et un simple ecclesiastique 2500….mais c’est la Principaute qui donne l’argent.
    RELIGION D’ETAT.

  8. Il est tout à fait normal que les Églises ne reçoivent aucune aide de l’État. C’est la liberté religieuse. L’humanité est divisée de croyances, donc aucun État qui reçoit l’argent de tous ne peut financer une croyance particulière.

    Les Églises de France furent spoliées par la Révolution plus ou remises dans leurs droits lors du concordat napoléonien 1804 puis de nouveau spoliées en 1905. Non seulement elles ne reçoivent aucune aide de l’État, mais encore elles furent spoliées.

    J’ai, si mes souvenirs sont bons, fait sur ce blog déjà l’historique précis des spoliations révolutionnaires reprises par la « loi » de 1905.

    Or nous avons le droit que les biens donnés à l’Église par nos ancêtres soient restitués aux Églises par l’État voleur.

  9. karr

    Bienheureuse baisse des vocations,comment ferions nous pour verser un salaire convenable à plus de prêtres?
    Je ne comprends pas pourquoi les prêtres séculiers ne sont pas tenus à une sorte d’engagement à la pauvreté,dans les Actes des Apôtres il est dit clairement que tous mettaient leur biens en commun.
    Le clergé français se recrute beaucoup dans les milieux favorisés,les prêtres bénéficient de leur part d’héritage qu’ils font fructifier,si les prêtres perçoivent 900 euros par mois il faut également souligner qu’il n’ont pas de loyer à payer,leurs déplacements en voiture sont pris en charge par le diocèse,souvent ils bénéficient encore des largesses des fidèles ou de membres de leur famille.
    Le pauvre prêtre du »Journal d’un curé de campagne » se fait TRES rare!
    Progressistes ou tradis les prêtres se retrouvent tous sur la question de l’argent,il n’y a pas qu’au Vatican que ce sujet reste tabou.
    Le nombre de prêtres diminue la pratique également,on augmente le montant des « offrandes » de messe,17 euros,malheur à celui qui ne donnera pas ce montant car on le lui fera bien remarquer,cela vaut également pour la Fraternité St Pie X et les communautés religieuses amies alors que la Fraternité n’a pas les mêmes charges qu’un diocèse.

  10. apobrod

    Les curés me semblent payés suffisamment, sachant qu’ils ne payent ni de loyer, ni eau, ni électricité….Leurs déplacements pris en charge, le « pressing soutane » pris en charge par la paroisse (eh oui..), et le plus souvent, le ménage et les repas offerts par les paroissiens (qui eux, font tout bénévolement!!)…Alors, ça peut susciter des vocations!!!!
    Chez nous, même les meubles sont donnés au curé, quant aux frais d’apéro pour le détendre, on ne compte pas!!!
    C’est de bénévole que nous allons manquer avec ce deux poids deux mesures!!!

  11. Myriam

    C’est injuste
    De dire que les prêtres séculiers sont tenus à la pauvreté.
    Qu’ils se recrutent chez les riches et vivent de leur héritage.
    17 euros c’est tout à fait justifié.
    Pour rappel :
    Leur retraite est sauf erreur calculée
    Sur une base de 440 euros !!!!

    C’est ça la richesse ????

    Oubliez vous qu’ils n’ont plus de personnel pour le ménage
    Qu’ils font des centaines de kms pour
    Assumer de 14 à 30 clochers.
    Largesses c’est aussi en rêve cette remarque!

    Lamentable
    Probablement que les
    Précédentes proviennent d’un critique
    Habitant dans un beau quartier d’une grande ville!

    Nos prêtres dans la Manche sont dévoués courageux et pas riches !

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