ordinations

Des chiffres significatifs

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Les chiffres sont révélateurs des grandes tendances ecclésiales françaises. Dans sa lettre (n°497) du 23 juin 2015, Paix liturgique a fait une enquête sur les formes du rite romain auxquels se destinent les prêtres français. L’étude conclut:

Ainsi, sur les six dernières années, 652 prêtres français à vocation diocésaine ont été ordonnés dont 545 principalement pour la forme ordinaire et 107 pour la forme extraordinaire. Soit un prêtre non religieux sur six ordonné dans et pour la forme extraordinaire du rite romain.
Voici le comparatif qui sert à étayer cette affirmation:
Depuis 2010, la proportion entre les deux catégories de prêtres français ordonnés s’établit ainsi à :
– 77% (68 prêtres) pour la forme ordinaire et 23% (22,7) pour la forme extraordinaire en 2015 (20 prêtres)
– 82 % (83) pour la forme ordinaire et 18 % pour la forme extraordinaire en 2014 (18)
– 88 % (92) pour la forme ordinaire et 12 % pour la forme extraordinaire en 2013 (12)
– 83 % (97) pour la forme ordinaire et 17 % pour la forme extraordinaire en 2012 (20)
– 86 % (109) pour la forme ordinaire et 14 % pour la forme extraordinaire en 2011 (18)
– 86 % (96) pour la forme ordinaire et 14 % pour la forme extraordinaire en 2010 (16)
Il n’est pas exclu, à l’avenir, que la proportion de prêtres ordonnés pour la forme extraordinaire continue à augmenter. Ce phénomène est dû à deux choses. D’une part, l’effondrement du nombre de prêtres ordonnés dans les diocèses. Il y a encore 20 ans, les ordinations tournaient autour de 100/120 prêtres. Le fait d’être en-dessous du chiffre 100 devient maintenant chronique. Autrement dit, la baisse des ordinations se poursuit. Il y avait peu d’ordinations: il y en a, maintenant, encore moins qu’avant. D’autre part, l’augmentation de cette proportion de prêtres pour la forme extraordinaire s’explique logiquement par l’augmentation du nombre d’ordinations dans les communautés traditionnelles. En ce sens, il ne s’agit pas d’une « victoire » relative, découlant du fait qu’il y aurait simplement diminution des ordinations pour la forme ordinaire. Au contraire, les ordinations pour la forme extraordinaire deviennent significatives et tendent à augmenter.
On peut penser ce que l’on veut de la situation de l’Église, de la crise qui marque encore certains esprits: il n’empêche que la mouvance traditionnelle sait faire preuve de dynamisme dans une société qui se déchristianise à grande vitesse. Il sera de plus en plus difficile d’ignorer ces chiffres.

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