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Tout enfant nouveau-né porte sur son visage l’interdit de tuer

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Message de Noël de Mgr de Germay, évêque d’Ajaccio :

Comme un rayon de lumière dans l’obscurité, Noël est une invitation à ne pas rester dans la torpeur provoquée par l’actualité de ces dernières semaines. Face au sentiment d’impuissance devant la montée du radicalisme islamique, la crise des migrants ou la dégradation de l’environnement, la naissance de l’Enfant-Dieu ouvre nos cœurs à l’espérance. N’hésitons pas à prendre du temps pour le contempler dans la pauvreté de la crèche. 

Tout enfant nouveau-né porte sur son visage l’interdit de tuer et un appel à la tendresse. Mais cet enfant-là porte en lui un mystère infiniment plus grand. C’est pourquoi les circonstances concrètes de son existence orientent nos regards vers le monde de Dieu et jettent sur nos propres vies une lumière divine.

Tout enfant nouveau-né porte sur son visage l’interdit de tuer et un appel à la tendresse

Obligé de naitre dans une étable parce qu’il n’y avait pas de place pour lui et ses parents dans la salle commune, il annonçait déjà ce qu’écrira saint Jean : « il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu » (Jn 1,11), nous invitant à nous interroger sur nos peurs de la différence et sur l’accueil que nous réservons aux étrangers. Objet du désir meurtrier d’Hérode, ce petit enfant sans défense et déposé dans une mangeoire – parfois représentée sous la forme d’un tombeau – annonce qu’il vient contester nos désirs de domination et guérir notre propension à la violence en se donnant en nourriture et en prenant sur lui le poids de nos péchés. Déjà à Noël la Miséricorde divine se laisse contempler.

Faisons donc de ce Noël un Noël de Miséricorde. Ne nous laissons pas prendre par la tentation de célébrer les divinités païennes de la consommation, de la superficialité ou de l’indifférence. Profitons de cette fête liturgique pour accueillir ce Dieu qui s’invite chez nous sans s’imposer ; faisons de notre cœur une crèche ; laissons-nous toucher par la proximité et la faiblesse désarmante de ce nouveau-né qui veut nous engendrer à une vie nouvelle.

Reconnaissons notre difficulté à poser un regard de miséricorde sur les autres, à les aimer tels qu’ils sont, à nous laisser déranger par eux, en particulier par les plus pauvres. Reconnaissons cette part de violence qui est en nous et notre difficulté à résister aux assauts du diviseur. Tant que nous sommes dans l’illusion que le mal n’est que chez les autres, tant que nous demeurons dans l’autojustification, nous ne pouvons pas accueillir Celui qui vient nous transformer. En revanche, la reconnaissance de notre pauvreté devient une crèche capable d’accueillir la Miséricorde. Ainsi remonte à la surface de nos vies ce désir si profond de nous aimer les uns les autres comme Dieu nous aime.

Noël approche ; l’heure est à la tendresse et à la Miséricorde

Noël approche ; mais en réalité ce n’est pas Noël qui approche, c’est Dieu lui-même. Il est donc temps de se demander ce que nous allons faire concrètement pour l’accueillir. Et si nous nous décidions à aller à la rencontre des pauvres et des exclus ? Et si nous nous décidions à nous pardonner et à nous réconcilier ? Noël approche ; l’heure est à la tendresse.

15 comments

  1. Girard

    Bravo pour ces paroles qui défend les enfants qui vont naître et critique la société de consommation !
    L’abbé Benoît n’a pas dit autre chose et son évêque l’a puni de façon lâche !

  2. Jean-Christophe

    Encore un évêque qui pense que c’est Dieu qui vient dans la crèche !

    Ce n’est pas plutôt le Fils de Dieu qui est incarné en la Vierge Marie, je me trompe ?

    J’ai l’impression que le Trinité bouleverse les cerveaux catholiques !

    Joyeux Noël Monseigneur.

    • Franz

      Petit rappel doctrinal de la Foi catholique :

      Il n’y a qu’un seul Dieu mais 3 personnes divines : le Père – le Fils – et le Saint-Esprit. C’est le mystère de la Sainte Trinité, que nous peinons à comprendre mais qui nous a été révélé par Notre Seigneur Jésus lors de sa venue parmi nous.

      Jésus-Christ, Fils de Dieu, incarné par l’éminent Service de la Vierge Marie est pleinement Homme et pleinement Dieu. Il supporte les 2 natures : Humaine et Divine.

      Ceux qui ne croient pas en cela professent des hérésies monophysites (Jésus possède une seule nature, soit humaine, soit divine) mais cela ruine toute la Foi chrétienne principalement la Rédemption de l’humanité obtenue par le sacrifice du Christ sur la croix.

    • poyard

      Jean- Christophe, Vous devriez retourner au catéchisme, ou simplement dire plus souvent le « Je vous salue Marie…Sainte Marie, Mère de Dieu priez pour nous – priez pour Jean-Christophe – pauvre pécheur et pour moi aussi »…

    • Cassianus

      En tant que Fils de Dieu, Jésus-Christ est Dieu. C’est donc Dieu qui s’incarne et naît dans une crèche. C’est, de même, parce que Jésus est Dieu que Marie est dite Mère de Dieu. Et c’est encore pour la même raison que la fête du Saint-Sacrement s’appelait autrefois la Fête-Dieu. Quand le prêtre dépose sur vos lèvres la sainte Hostie, c’est Dieu qui entre dans votre bouche. Dieu est ainsi, tout à la fois, infini et limité, en tout lieu et en certains lieux, invincible et vulnérable, etc.

    • Jean-François

      Je crois plutôt que c’et votre cerveau qui est bouleversé : le Fils est Dieu, comme le Père est Dieu, comme le Saint Esprit est Dieu. C’est bien Dieu qui vient dans la crèche : « Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière ; vrai Dieu, né du vrai Dieu » comme l’affirme le Symbole de Nicée-Constantinople.

      N’hésitez pas à relire votre catéchisme à l’occasion avant de commenter imprudemment.

  3. Pauvre pécheur que je suis

    Faisons donc de ce Noël un Noël de Miséricorde. Ne nous laissons pas prendre par la tentation de célébrer les divinités païennes de la consommation, de la superficialité ou de l’indifférence. Profitons de cette fête liturgique pour accueillir ce Dieu qui s’invite chez nous sans s’imposer ; faisons de notre cœur une crèche

    Merci à vous, Mgr de Germay et à l’Esprit Saint, pour cette belle inspiration + + +

    • Cassianus

      Les « divinité païennes de la consommation, de la superficialité ou de l’indifférence », « Dieu qui s’invite chez nous sans s’imposer »,  » faisons de notre cœur une crèche » : vous trouvez que c’est de la belle inspiration ? A moi, je dirais que ces phrases sont typiques d’une prédication moderne bâclée. Aucun dieu païen ne s’est jamais appelé « consommation », « superficialité » ou « indifférence ». D’une manière générale, les vices ne peuvent pas être comparés à des divinités, même si le culte de telle ou telle divinité justifie et encourage un comportement vicieux. Ensuite, ni Dieu ni personne ne s’invite soi-même à quoi que ce soit. Quand on entre quelque part sans en demander la permission, on le fait sans y avoir été invité. « S’inviter » est une manière burlesque de dire que l’on agit sans y avoir été invité. Enfin, « faire de son cœur une crèche » est une mièvrerie d’une affligeante banalité.

      • Cassianus

        Corriger « A moi, je dirai » dans ma deuxième phrase, par « Moi, je dirais ». Dommage qu’il n’y ait pas de fonction pour éditer un texte déjà posté.

    • Effectivement, sa phrase maîtresse : « Tout enfant nouveau-né porte sur son visage l’interdit de tuer et un appel à la tendresse » est ambigüe.
      A-t-il signifié par là que ce nouveau-né devait naître et ne pas mériter la mort avant de venir au monde ?
      ou bien n’a-t-il pas osé dire qu’avant de naître il était déjà enfant et non pas seulement fœtus-enfant seulement à venir ?
      Il ne faut pas trop en demander. Chacun doit pouvoir entendre ce qu’il veut sans que personne ne soit froissé.
      On appelle cela « ratisser large ».

  4. Bafetim

    Cher jean-christophe: Il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu…ça ne vous dit rien ? Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo vero… C’est le Credo de toute l’Eglise catholique, non ?

  5. Gilberte

    L’évangile de Saint Jean nous dit: » « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu… Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » je ne vois pas ce qui choque si l’évêque dit:: ce n’est pas Noël qui approche, c’est Dieu lui-même

  6. gege

    Les paroles de cet évêque à l’occasion de la grande fête de Noël sont de belles paroles que les cathos doivent recevoir avec foi et charité.
    Il ne faut pas critiquer tout systématiquement et reconnaitre que l’enseignement de Mgr de Germay correspond bien au temps de Noël et à notre époque. C’est bien Dieu qui naît à Bethléem. Quant aux dieux de la consommation etc. ils sont déjà désignés dans l’AT et le NT comme faux-dieux.

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