« Entre 1792 et 1793 le virage a été rapide »

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Celui qui s’exprime ainsi, c’est le vicaire général du diocèse aux Armées, Mgr Poinard, dans un billet intitulé « éradication »… Cela donne l’ambiance :

poinard« Dans l’Antiquité, lorsqu’on voulait effacer de la mémoire collective le souvenir d’un adversaire ? on martelait sur les monuments publics toutes les inscriptions le concernant. C’est ainsi que l’on connaît foule de généraux et de souverains dont les noms ont été ainsi éradiqués des stèles, pyramides, arcs de triomphe, nécropoles et autres édifices religieux ou funéraires.

Un ciseau et un burin suffisaient à la besogne. Enfin… momentanément. Car cette pratique du martèlement a-t-elle empêché l’Histoire de se souvenir de ces hommes dont les ennemis avaient voulu effacer la moindre trace ? Nullement et même au contraire : il est dans la nature de l’homme de vouloir toujours connaître ce qu’on s’efforce de lui cacher !

De nos jours c’est le marteau-pilon médiatique qui fonctionne : quand un adversaire vous embête la méthode est simple. Il suffit, par tous les moyens – moraux et immoraux – de tenter de lui clouer le bec. Il en va ainsi actuellement de la religion chrétienne. Quand j’étais adolescent Guy Béart chantait « La vérité » dans laquelle le refrain dit : « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ». L’exécution publique de la foi chrétienne est en marche si j’en juge au matraquage médiatique actuel. Mais qu’est-ce qu’une démocratie sans opposition, sans possibilité pour la minorité de se faire entendre ? Pour avoir la paix il faudrait donc se taire, contre ses convictions, contre sa conscience. Les uns auraient tous les droits, y compris d’éradiquer toute forme de contestation, les autres n’auraient que celui de rentrer dans le rang. Etrange conception des « valeurs de la République »…

L’interdiction de débattre est donc à l’ordre du jour. Pour l’instant on en reste encore aux grandes invectives : le marteau-pilon frappe à droite et à gauche mais son efficacité actuelle n’est pas encore si dangereuse. Jusqu’à quand ? Je suis plongé dans un livre sur la Révolution et je m’étonne de la rapidité avec laquelle on est passé des attaques verbales aux atteintes juridiques. Entre 1792 et 1793 le virage a été rapide pour qualifier les opposants politiques en délinquants et pour décréter la contestation comme un délit puis comme un crime. On connaît la suite. »

4 comments

  1. Quand on ne se tient pas debout avec les hérétiques,ils ne se gênent pas de vous passer sur le corps. Depuis Vatican II,c’est l’Église elle-même qui invite les hérétiques de tout accabit,les fausses religions de toutes sortes à nous passer dessus. Pourquoi se gêneraient-ils ? Cécilien

  2. Pourquoi se gêneraient-ils puisque la très grande majorité des catholiques plébiscitent par leur vote la république anti-catholique, plutôt qu’Alliance royale qui ramènerait le Roi Très-Chrétien sur le Trône de France.

    Il faut être cohérent dans ses idées politiques et dans sa foi.

    Moi, je vote Alliance royale, je suis cohérente.

  3. Réponse à Santiago :

    A mon avis, Mgr Poinard lit « Le Livre noir de la Révolution française » ou « Du génocide au mémorice » de Reynald Secher, qui apporte toutes les preuves que la Révolution française a été un génocide doublé d’un mémoricide, et qui démonte le mensonge républicain selon lequel la Révolution n’aurait été qu’une guerre civile et non un crime contre l’humanité.

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