Il est profondément légitime que les citoyens s’expriment

Déclaration de Mgr Bernard Podvin, porte parole des évêques de France suite à la « Manif pour tous » et du retrait du projet de loi sur la famille (ou contre la famille) :

« De quoi s’agit-il ? D’un report ou d’un retrait ? D’un report pour raison de calendrier électoral ou d’une prise de conscience que le sociétal ne doit jamais se traiter comme cela quand il touche la profondeur de ces questions ? »

« La procréation, la vie naissante, la vie finissante mettent en débat ce que l’Homme a de plus précieux et de plus fragile ». « Il est donc profondément légitime que les citoyens s’expriment et qu’on les écoute. Que l’on cesse de blesser par le qualificatif +ringards+ des citoyens à part entière ». « Il y a parmi eux de très nombreux jeunes adultes. On ne légifère pas sur la famille en opposant les Français aux Français ».

8 comments

  1. chouan 12

    Si les pasteurs (évêques) s’étaient déplacés en grand nombre à la tête de la manif, sans doute que Zayrault premier ne se serait pas permis de parler des forces rétrogrades encore ce matin, mais le peuple catholique se demande encore s’il a de vrais pasteurs, heureusement quelques-uns sauvent la mise mais les autres, c’est autre chose d’autant que certains tels Mgr Vingt-trois se permet de juger entre les bons et les mauvais, vous savez ce qui sont un peu tradis et qui n’acceptent pas que les femen fassent des sacrilèges dans les églises, c’est vrai que le mot sacrilège a disparu du vocabulaire de beaucoup de nos épiscopes!

    • gaudet

      Chouans 1

      Bien évidemment , si nous étions dans une Eglise normale, c’est l’ensemble des evêques qui auraient du être littéralement en tête de l’ensemble des cortéges, revêtus de leurs plus solennels habits écclésiastiques , et affichant une ferme opposition face aux menées criminelles de ce gouvernement pourri !

      Jean Marc Zayrault aurait du avoir l’opportunité de prononcer un discour d’une violence extraordinaire , contre non pas une foule qualifiée de réactionnaires, mais bien contre la caste des evêques de France , dont l’immense majorité était éffectivement en premiére ligne dans la rue , pour prendre la tete de la croisade de leurs fidéles , en lutte vigoureuse contre la dépravation gauchiste maçonnique !

      Si nous avions un épiscopat normal, l’ensemble des evêques de France , devrait dés maintenant etre trainés dans la boue , par les médias

    • toto

      à Philomène
      Il ne court pas après tous les catholiques
      Il craint surtout pour le prochaine « denier » du culte. Ils n’auront bientôt plus de reliques ni d’églises à vendre. Il leur restera à virer les salariés chrétiens-de-gauche qui polluent les évêchés, les organismes d’Eglise et les maisons diocésaines partout en France. Quelle économie et on pourra enfin respirer…

  2. senex

    Le mot » ringard » vient du flamand « ringuèle » qui veut dire « levier »… vivent les ringards qui soulèvent le monde.
    Ils agiraient mieux s’ils trouvaient de meilleurs point d’appui d

  3. gerard57

    Où sont-ils, nos évêques ? Trop rares à soutenir la foule qui se mobilise, à soutenir la vie, l’enfant, la famille ! On dirait des fonctionnaires peureux, comme si leur carrière était en jeu !

  4. Yves

    « Que l’on cesse de blesser par le qualificatif +ringards+ des citoyens à part entière ». C’est bien de reconnaître que les citoyens qui ont manifesté le 2 février, et obtenu ainsi par la persévérance de leur engagement le report de la loi famille, ne méritent pas le qualificatif de « ringards ». Il ne s’agit pas d’ailleurs seulement d’une « blessure » (on peut être blessé par une vérité, et même davantage quelquefois) mais de la blessure de la calomnie, qui plus est calomnie agrémentée d’injures par le pouvoir en place : « extrêmistes, fascistes, racistes » (voir le JDD le matin même de la manif). Mais ce qui manque, c’est la mise en cause de ceux des catholiques qui, à l’inverse de résister à ces lois sociétales conformément à leur devoir tel que prôné par la doctrine sociale de l’Église, agissent positivement, d’une manière ou d’une autre, en faveur de ces évolutions mortifères.
    Or des catholiques qui agissent ainsi, on en voit malheureusement souvent. La chronique de Bruno Frappat, ancien directeur de La Croix, en dernière page de La Croix du 8-9 février 2014, en offre une illustration sous la forme de tendre à déconsidérer la belle entreprise de la manifpourtous.
    Celui-ci se complaît à présenter les organisateurs de la manif comme occupés à « vociférer », « hurler », « vilipender » « de manière pénible », sans du tout évoquer les discours de très haute tenue qui ont été prononcés par nombre d’intervenants et applaudis par tous les manifestants. La chronique de Frappat tend à faire accroire qu’il y aurait un écart entre l’état d’esprit des organisateurs et celui des manifestants. Il essaie de les désolidariser les uns des autres alors que tous les discours ont été vivement applaudis car justement ils témoignaient d’une remarquable capacité à concilier la fermeté du propos de la défense de la famille et des faibles, et la tonalité pacifique, généreuse et raisonnable.
    Bruno Frappat reprend en outre à son compte les mensonges du pouvoir à propos de la théorie du genre en parlant de « fantasme national répandu par l’internet » ou de « bobards des réseaux sociaux manipulés ». Il tend de plus à nier l’utilité de la manif, allant jusqu’à donner à penser que les réformes auxquelles la manif entend résister, relevaient de la peur (« redoutaient ») voire de l’imagination (« imaginaient »).
    Et pour terminer Frappat invite les manifestants désormais à « souffler un peu, reprendre ses esprits, écouter de la musique » avec une insolence et un mépris qui traduisent une volonté de démobilisation de la magnifique résistance à l’entreprise de démolition de la famille. C’est tout simplement une honte, car l’appui ainsi donné au pouvoir contribue objectivement à favoriser ces sinistres entreprises.
    Ceci est l’occasion de souligner ce problème gravissime d’un manque pastoral dans cette affaire de lois sociétales déshumanisantes qui envahissent le pays à la remorque d’un mouvement mondial. Il se trouve en effet qu’un certain nombre de catholiques jouent un rôle décisif en faveur de ces ÉVOLUTIONS POURTANT RADICALEMENT CONTRAIRES A LA FOI ET A LA RAISON EN MÊME TEMPS QU’A LA JUSTICE la plus élémentaire qui est par exemple de donner un père et une mère à un orphelin ou de se garder de faire advenir au monde des orphelins de père par la PMA. Les catholiques sont nombreux et dans l’entourage immédiat du président de la République et au Parlement et dans la presse (comme le montre l’exemple ci-dessus) à faire le jeu, parfois même à des postes-clés, de ces lois mortifères. Mais connaissent-ils les points non-négociables ? Leur conscience a-t-elle été éclairée par les autorités ecclésiales, par leur évêque, par leur curé, par l’aumônier du Service pastoral des études politiques, sur le fait que prendre part à la promotion de telles lois constitue en Église une faute grave d’ailleurs dûment reconnue comme telle par la Congrégation de la doctrine de la foi ? Étant sans information sur ce point, on peut douter cependant que ces instances ecclésiales jouent leur rôle en la matière si l’on en croit la parfaite sérénité, en tout cas selon toute apparence, des catholiques qui se fourvoient ainsi.
    Cette question du rôle des autorités ecclésiales pour éclairer les consciences des catholiques eux-mêmes constitue le problème essentiel. Agir sur le terrain des médias et de la scène publique est certes une chose importante et d’ailleurs délicate, mais LE DOMAINE DE L’ACTION INTERNE devrait être plus simple et il est tout autant et même sans doute plus encore décisif. Or c’est une question orpheline. Dans l’article publié par le journal La Croix du 3 février 2014 sous le titre « Les évêques tirent les leçons d’une année de mobilisation », tous les points de vue exprimés par les uns et les autres tournent autour de la question de « la manière de se faire entendre publiquement », cette question étant reconnue comme complexe et les avis étant partagés. Mais pas une réflexion d’évêque n’apparaît dans l’article sur cette question dont nous soulignons ici l’importance, et qui est celle non pas de se faire entendre publiquement mais aussi et prioritairement de se faire entendre à l’intérieur de l’Église.
    Il faut absolument que nos autorités ecclésiales prennent conscience de leur responsabilité précise qui est la leur, sinon elles contribuent objectivement à la déchristianisation de notre pays, dès lors que les catholiques pèsent d’un poids très lourd dans les évolutions en cours.
    Ce qui manque fondamentalement, c’est l’affirmation à l’intérieur de l’Église du DEVOIR DE COHERENCE ENTRE SA FOI ET SA RAISON, ENTRE SA FOI ET SES ACTES, Y COMPRIS SES ACTES DE CITOYEN. C’est d’ailleurs le sens même de la doctrine sociale de l’Église que de reconnaître cette exigence de cohérence entre le champ de la foi et celui de la politique. Un critère majeur de la DSE est celui de la défense des plus faibles. Il est donc ABERRANT POUR UN CATHOLIQUE DE SE MONTRER FAVORABLE VOIRE D’ŒUVRER POSITIVEMENT POUR DES LOIS QUI VONT PRIVER DELIBÉRÉMENT DES ENFANTS D’UN PÈRE OU D’UNE MÈRE. CETTE ÈVIDENCE A LIEU D’ETRE RAPPELÉE PAR LES PASTEURS A LEURS OUAILLES qui seraient tentées de transgresser ce devoir de cohérence.

  5. Jean

    Mgr Podvin a raison de souligner la valeur de la démarche de la manifpourtous, qui n’a rien de ringard. Mais à ce propos justement, je veux faire part de mon étonnement et de ma perplexité à la lecture de la chronique de Mgr di Falco du 9 février 2014 (diocèse de Gap et d’Embrun). A lire cette dernière, il n’y aurait dans la jeunesse que désillusion. Mais que fait-il de la partie de ciel bleu que nous apporte la magnifique entreprise de LMPT, entièrement tournée vers la défense du bien commun, pacifique, droite, généreuse, remplie d’espérance ! et qui plus est courageuse : combien de jeunes raflés par la police, leur avenir entaché injustement par un casier judiciaire ! Ce désintéressement est magnifique, réconfortant. Il est curieux que Mgr di Falco n’en dise mot. Espérons que dans sa prochaine chronique, il corrigera cet oubli.

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