La chrétienté comme projet de société

Sur son blog, l’ancien ministre Jean-Jacques Aillagon écrit :

La chrétienté est un système idéologique et politique qui, prenant la foi chrétienne pour argument, a tenté d’imposer, à des territoires et à des consciences, un ordre global et contraignant qui en prétendant d’ailleurs soumettre le temporel au spirituel a, en fait, assujetti ce ferment de liberté qu’est la foi chrétienne à la tyrannie du pouvoir, de la contrainte, de l’autorité, de la coercition et des préjugés, et a substitué à la souplesse de la vie la rigidité d’un ordre qu’on voulait immuable et définitif.

Pour lui et pour nos lecteurs qui cherchent à comprendre ce qu’est vraiment la Chrétienté, nous reproduisons infra un extrait du livret du pèlerin (de Chartres) :

qu’est-ce que la chrétienté ?

(…) c’est une société qui vit, ou plus exactement, essaie de vivre, selon l’Evangile. (…) bien vivre selon l’évangile, c’est appliquer les principes qui s’y trouvent. Notre-Seigneur Jésus-Christ est venu « accomplir » au sens de rendre définitive, la loi qui nous vient de l’Ancien testament. Et Il l’a complétée par un commandement nouveau, celui de l’Amour. Donc, vivre selon l’Evangile, c’est vivre en appliquant les commandements de Dieu (les 10 commandements) à la lumière du commandement nouveau, la charité.

D’accord, mais alors ce n’est bon que pour les Chrétiens ?

Pas du tout. Dieu a mis dans l’âme de tout homme une loi qu’on appelle la loi naturelle. C’est la loi qui, naturellement, quelle que soit notre religion, nous fait, par exemple, protéger les faibles, aimer la beauté, vouloir la Paix, etc. Et Dieu, créateur de toute chose, ne pouvant vouloir une chose et son contraire, a donné à Moïse des commandements qui ne sont que la traduction de cette loi naturelle. C’est pourquoi vivre selon la loi naturelle ou selon les commandements de Dieu, c’est équivalent.

Ni confusion du temporel et du spirituel comme dans les sociétés islamiques, ni séparation comme dans nos sociétés laïcistes, nous souhaitons la distinction des deux (le spirituel doit irriguer le temporel). Et la soumission de l’ensemble à Dieu.

Thibaud COUPRY

2 comments

  1. Pharamond

    « Ni confusion du temporel et du spirituel comme dans les sociétés islamiques, ni séparation comme dans nos sociétés laïcistes, nous souhaitons la distinction des deux (le spirituel doit irriguer le temporel). Et la soumission de l’ensemble à Dieu. »

    Bravo, c’est une excellente synthèse qui console de cette vieille rengaine anti-cléricale qui suinte des propos d’Aillagon.

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