La Curie confirmée par le pape François, “donec aliter provideatur”

Download PDF

Il faudrait qu’on s’en avise, car j’ai lu des commentaires ici et là qui sont fautifs. Du jour de son élection régulière dans le conclave le pape François a été revêtu de toute la plénitude de son office pontifical. La Messe dite “d’intronisation” du 19 mars ne marquera donc pas le commencement de son pontificat : il a déjà commencé. Il peut donc prendre les décisions qu’il estime appropriées au bien de l’Église. C’est, par exemple, ce qu’il a fait en confirmant hier tous ceux qui sont en fonction à la Curie romaine – préfets de dicastères, secrétaires, etc. – ce qu’ont fait également tous les pontifes précédents. En se sens, cette décision est tout à fait traditionnelle. Cette confirmation a été faite donec aliter provideatur, ce qu’on pourrait traduire par « jusqu’à ce qu’il en soit disposé autrement » ou « jusqu’à ce que d’autres mesures soient prises ». Ce qui est tout à fait normal : le Souverain Pontife entend que la Curie se (re)mette au travail – puisque toutes les fonctions curiales avaient été suspendues pendant la vacance du Siège – sans se lier les mains pour l’avenir. On peut toutefois être assuré que le pape François prendra des mesures tant sur la “voilure” que sur les fonctions de la Curie et sur ceux qui les occupent. La “réforme” de la Curie était à l’ordre du jour des différentes congrégations générales cardinalices. Le troublant c’est que des commentateurs ont fait remarquer que la candidature du cardinal Bergoglio aurait été poussée par l’alliance surprenante des cardinaux Angelo Sodano et Tarcisio Bertone, les deux derniers secrétaires d’État qui pourtant n’ont pas su, pu ou voulu réformer cette Curie quand ils en avaient le pouvoir…

1 comment

  1. Loco

    Si les Cardinaux Sodano et Bertone ont souhaité que le plus capable d’entre eux fasse ce qu’ils n’ont pas su faire, c’est un signe de leur humilité. Un bon signe.
    Les médias ont tendance à ange lisier les démons et à diaboliser les anges. Méthode sophistique d’une pensée rémunérée. ( cf. Platon )

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *