Tauran

La liberté religieuse reste un problème dans certains pays à majorité islamique

Download PDF

Le cardinal Jean-Louis Tauran, préfet du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a commenté la tragédie de Charlie Hebdo sans soutenir cet immonde journal :

« On ne peut pas rire de tout. Et il y a des sensibilités, y compris religieuses, que l’on devrait toujours respecter. Mais la liberté d’expression est un bien auquel on ne peut renoncer dans un régime démocratique. Et rien ne peut justifier ce qui s’est passé à Paris. »

Concernant les islamistes, il a ajouté :

« On doit mettre ces personnes dans les conditions de ne plus nuire. On doit aussi contrôler les liens éventuels avec les organisations criminelles et démanteler les réseaux terroristes. Mais (…) cet effort répressif, s’il est nécessaire, ne sert à rien si par ailleurs, on ne travaille pas au niveau éducatif. Cela vaut aussi pour notre monde occidental ».

Evoquant son rôle au sein du Vatican, il a précisé :

« Nous avons des rencontres régulières avec quelques instances. En novembre, par exemple, a eu lieu à Rome le troisième séminaire du forum catholico-musulman. Mais la liberté religieuse reste un problème dans certains pays à majorité islamique et le dialogue avec l’université al-Azhar, au Caire, est toujours interrompu ».

7 comments

  1. Jean-Pierre Delmau

    Pour autant qu’on lise les témoignages de gens qui vivent dans les pays à majorité islamique, je ne crois pas certain que la liberté religieuse soit un « problème ». Un problème est une difficulté qui a une solution potentielle. Ici ce n’est pas le cas.
    Le gouvernement d’un Etat islamique est régi par la charia, qui commande la soumission, la mort, ou l’expulsion des non-musulmans. Comme le propre des gouvernements est de disposer du pouvoir, il n’existe donc que de très inconfortables situations éphémères de compromis, mais pas de solution. Les témoignages des Chrétiens d’Orient, notamment Libanais (pourtant relativement favorisés par l’Histoire), est là pour le prouver.
    Il est permis de s’étonner que le Cardinal Tauran, Préfet du Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux, ne paraisse pas avoir intégré cette impasse.
    Edgar Faure disait « il n’est pas de problème que l’absence de solution ne permette de résoudre ». C’est simplement que, dans ce cas, il s’agit d’une contrainte, et non pas d’un problème.

    • Alexei

      Moi, je crois que la liberté religieuse est un problème.
      En effet, la doctrine de Christ n’est pas à l’origine de cette prétendue liberté religieuse: pour être sauvé, il n’ya qu’un Nom par Lequel ce soit possible.

      Mais peu importe de nos jours le salut, car les religions sont toutes naturalistes, excluant le Péché, donc elles servent à tout sauf à sauver.
      Elles ne sont donc que « sensibilités » religieuses, donc la religion est « une » avec des sensibilités variées, selon lui et vaticandeux.
      Ce gros hypocrite et menteur incorrigible de prélat se garde bien d’avertir que les fausses religions ne sauveront absolument jamais, jamais.

      Ces faux-témoins témoignent d’un dieu démocratique: c’est faux.
      Le Dieu de Jésus-Christ Lui-meme-Dieu est Dieu de l’Obéissance, Dieu-Vérité et de la Charité.
      Dieu est tout le contraire du monde, décidement: et plus ça va plus la caricature épouse le réel tellement les différences Dieu/Monde se soulignent toujours plus.

      A liberté, Dieu commande Vérité;
      A égalité, Dieu commande Obéissance;
      A fraternité, Dieu commande Filialité et Charité;

      La tragédie du dialogue-monologues inter-religieux représenté par cette éminence est donc là: Mensonge.

      • brandenburg

        Malgré certains excès,je suis d’accord avec vous sur un point un peu technique:le dialogue religieux est impossible,pas un mensonge,impossible!Il faut en revenir à ce que l’on appelait au Moyen Age-époque lumineuse-aux « disputatio » :de quoi s’agissait-il?Un représentant légitime des trois monothéismes exposaient tour-à-tour et en toute liberté sa doctrine sans etre interrompu en permanence comme dans nos dialogues ou débats modernes où tout le monde finit par s’écharper en mots et parfois en coups,en coulisses tout au moins,l’assistance écoutait sans mots dire ou sans applaudissements excités puis chacun repartait librement chez soi et murissait sa réflexion.Le hasard faisant bien les choses,le théologien chrétien l’emportait à tous les coups!Pas de joutes verbales pour l’emporter mais le calme de la méditation puis l’exposé ferme mais tranquille de ses conclusions!

        • Alexei

          @Brandenburg, je comprends que les disputatio vous séduisent en tant que démocrate mais là on est dans le débat d’idées, d’opinions, or Dieu-Salut-Royaume n’est pas une marchandise:

          1°) la mission de l’Eglise Divine c’est pas ça, ce fut de proclamer la Bonne nouvelle, la rémission des péchés et le Royaume des Cieux
          2°) soit on est contre le Christ, le Messie-Dieu-Fils, soit on est avec, ya pas de milieu confortable(dommage pour bcp de faux-croyant(e)s): c’est là que le monologue-interreligieux ment gravement, ça n’est que du commerce bavard et vain, mais vain…

          Enfin que les portes de l’enfer ne prévalent pas sur l’Eglise Divine, certe, car l’Eglise Triomphante est au Ciel pour toujours. Par contre, sans aller en enfer, l’église militante ici-bas peut disparaitre, se dissoudre, et c’est le cas hélas.
          Le concile V2 est un anti concile de Trente, concile victorieusement et furieusement luthérien&ultra-mondain, ainsi qu’un contre syllabus de Pie IX comme l’avoua Benoit 16 encore jeune éveque.

          Ce qu’on peut reprocher au dialogue inter-religieux, c’est de mentir aux ennemis de Dieu à aimer, donc sauver aussi, tel que sans Christ et sans baptème-adoptif ils n’iront pas au paradis.
          et de rappeler qu’au paradis, on fait pas tout ce qu’on veut, on ne parle pas de tout à tort et à travers.
          En somme, le dialogue inter-religieux signifie que les soi-disant disciples du Christ se foutent du sort du genre humain car ne proclament plus la Vérité, ni le chemin du Salut.
          Donc tout le monde se complait en ses voies et profits terrestres, sans aller plus loin que l’auto-satisfaction m^me spirituelle-mentale.

          Auparavant le blasphème était puni de peine de mort: peu pédagogique, c’est socialement efficace et salutaire afin que la Peste Luciférienne et du Péché ne se répandent pas plus loin que ses auteurs identifiés: c’est une attitude responsable de couper court à la gangrène, on voit bien les proportions qu’elle a pris de nos jours.

          Ne vaut-il pas mieux entrer dans le Royaume2Cieux la tete coupée que tout entier en Enfer ? c l’Evangile.

          Le dialogue inter-religieux est blasphème aussi en tant que déni de la toute-puissance divine de Christ=Dieu:
          càd que depuis l’incarnation-sacrifice&glorification de Jésus, le seul Dieu d’Abraham, Isaac et Jacob c’est Jésus-Christ Lui-même, et personne d’autre qui puisse conduire à Papa, donc conduire à la Très Sainte Trinité.
          Ca veut dire aussi que aucun pape, ni prélat, ni curé ne peut conduire à la Très Sainte Unitrinité.
          Par conséquent, le dialogue inter-religieux qui est l’actif de la liberté religieuse passive est un mensonge car ne conduit pas à Dieu mais à l’homme et ses idées libertaires.

  2. brandenburg

    L’Egise a toujours controlé la liberté d’expression avec ses « nihil obstat » et »imprimatur » ou son index et elle a eu raison!L’Eglise ne s’est jamais prononcée a prioiri pour un régime politique ou un autre:elle a fait des concordats avec toute sorte de régime de l’Italie fasciste à l’Allemagne nationale socialiste,elle a entretenu des relations diplomatiques banals avec des empires ,des république-la politique du ralliement de Léon XIII avec la république anticléricale française,des dictatures,des républiques oligarchiques-Venise,Gènes,etc ce qui ne l’a nullement empèché de condamner sur pièces ceci ou cela.La tentation de lier son sort aux démocraties est une folie:Saint Jean Paul II,Benoit XVI,le Pape François n’ont pas hésité déja à de nombreuses reprises de parler des démocraties totalitaires-l’expression vient d’eux et elle est très lucide-d’aujourd’hui sans aller jusqu’à condamner en soi ce type de régime mais ses dérives évidentes et elle sera de plus en plus obligée de le faire,ces démocraties devenant toutes des adeptes de la culture de mort ce qu’elle ne peut admettre.De là à condamner non pas a priori mais sur pièces comme l’ont fait de très nombreux prédécesseurs de ces Papes la démocratie,je pense qu’elle sera contrainte de le faire un jour tant leurs dérives deviennent de plus en plus effroyables,une véritable course à la mort et l’Eglise ne pourra le tolérer indéfiniment sous peine de se trahir!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *