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Le cardinal Marx veut une Europe-laboratoire pour une société pluraliste

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Invité de Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg, le Cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich, président de la Commission des épiscopat de l’Union européenne, a plaidé, devant près de plus de 400 personnes en la cathédrale de Strasbourg, pour une Europe ouverte, garante de la paix, de la démocratie et de la liberté.

« Nous devons construire les nouvelles pages de l’Europe politique, économique et sociale dans la réalité du monde d’aujourd’hui avec la mémoire qui est la notre. L’Europe pragmatique, froide que nous connaissons actuellement ne séduit plus les européens. Nous devons faire renaître une Europe qui touche les coeurs, qui redonne de l’importance au dialogue des idées. Et l’Eglise catholique, avec les autres religions a un rôle important à jouer. Le Peuple de Dieu a à être témoin dans la société, non pas pour restaurer avec nostalgie le passé, mais pour inventer et participer à la renaissance d’une Europe ouverte. Soyons le sacrement de communion pour tous les Hommes, sacrement offert aux autres ».

Le Cardinal Marx mentionne 4 défis à relever pour l’Europe :

  • construire une Europe politique capable de porter les valeurs de la démocratie, des droits de l’Homme, sans arrogance car les droits de l’Homme ne sont pas notre propriété de l’Europe. Le Cardinal Marx cite Jean Monnet, un des pères de l’Europe : « l’Europe doit être une contribution pour un monde meilleur ».
  • renforcer les institutions européennes communes dans une volonté d’agir ensemble, de former une réelle communauté.
  • mettre en oeuvre enfin le traité de Lisbonne qui appelle à l’adoption d’une économie sociale de marché; Il faut repense au delà du capitalisme. Sur ce point, la doctrine sociale de l’Eglise peut apporter un éclairage précieux.
  • l’Europe doit être un laboratoire pour une société moderne ouverte et pluraliste, dans laquelle la diversité des opinions est invitée à dialoguer. Aujourd’hui l’Europe est centrée sur l’identité nationale et la sécurité, avec la tentation de faire de l’Europe une forteresse. C’est inconcevable, martèle le Cardinal Marx, qui invite les politiques européens à soutenir le développement de ses voisins plus pauvres.

Pour relever ces défis, le Cardinal Marx encourage l’Eglise à être inclusive et non exclusive, à être dans les combats pour la dignité de tout Homme, sans exception, à participer au dialogue avec les différents courants de pensée. « Une religion de l’ouverture, entre les Hommes, entre Dieu et les Hommes, une religion de l’espérance », conclut le Cardinal Marx.

8 comments

  1. jacq44

    Quand le cardinal aura compris qu’en face de nous ce sont des assassins et des bourreaux, qui tuent pillent violent assujettissent esclavagistes et sans miséricorde il réfléchira un peu plus <; Que l'on essaie de s'entendre est une chose, mais qu'en face toute parole de bonté ou d'entente sont considérées comme faiblesse …Il comprendra peut-être… Les moines de Tibérine sont là pour montrer ce qui arrive quand on baisse sa garde en face de fous criminels et mafieux… Quand une cathédrale sera attaquée en France j'ose espéré que cela fera plus de bruit que ces jours ci ou toutes les institutions chrétiennes sont attaquées de l'enseignement au culte en passant par les soins …..et pas seulement par des bandits mais aussi par des institutions respectables et étatiques ….

  2. Bernard A.

    Ce que l’article ne précise pas, c’est que le discours du cardinal sous-entendait une théorie hégélienne du développement de l’esprit du monde en mentionnant entre autre un avenir « plus humain », le rejet du passé et de tout « particularisme » national, « l’Europe politique » (après l’Europe économique maintenant acquise), une « armée européenne », une société « nouvelle » et l’aspiration au « nouvel ordre mondial » (plusieurs fois mentionnés d’ailleurs).

    En fin de compte, au lieu de parler du progrès de la sanctification de l’âme individuelle et de l’expansion du Royaume de Dieu sur la terre (la croissance du corps mystique du Christ, la Sainte Eglise), le cardinal nous a proposé un discours politique européiste/mondialiste/libéral à la Merkel encourageant un progrès purement sociétal des conditions de vie humaine.

    Comme le disait notre ami: « Si j’avais su, j’aurais pas venu ! »

  3. Gilberte

    Il en est encore au traité de Lisbonne, le traité transatlantique arrive, il espère une société pluraliste dans laquelle la diversité des opinions dialogue, avec les Nuits debout sans doute

  4. Mandet

    la seule reponse raisonnable est la non réponse, basée sur la lecture du camp des saints de raspail…pardonnez leur,Pere,car ils ne savent pas ce qu’ils font…

    • Je crois, au contraire, qu’ils le savent très bien, ce qu’ils font. C’est leur choix, et ils ont la volonté qui va avec.
      Il n’y a pas que la France qui est perdue; l’Eglise aussi.
      Pour renaître, il faut mourir. Réjouissons-nous, notre délivrance est proche !
      C’est juste un mauvais moment à passer. Courage !

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