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Le cardinal Tauran accueille les bouddhistes à Rome

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Le Pape François a salué mercredi matin les participants à la rencontre de dialogue entre les bouddhistes et les catholiques des Etats-Unis. Du 23 au 27 juin, se tient en effet à Rome un dialogue interreligieux entre bouddhistes et catholiques américains organisé par le comité des évêques pour les affaires œcuméniques et interreligieuses de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis et par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.  46 catholiques et bouddhistes participent à cette rencontre. Ils cherchent à renforcer la collaboration interreligieuse pour donner une réponse aux problèmes sociaux que rencontrent les membres de leurs communautés. Le thème de cette semaine d’échange est « Souffrance, Libération et Fraternité ».

Les travaux ont été ouverts par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

« Nous sommes tous des pèlerins et je vois ce dialogue entre bouddhistes et catholiques comme une partie de notre quête actuelle pour saisir le mystère de nos vies et la Vérité ultime ». « Si ce dialogue est un pèlerinage intérieur, que devrions-nous emporter avec nous pour ce voyage ? ». « Moins de bagages, surmontant les préjugés, les blessures, les peurs afin d’écouter son cœur et celui de son voisin religieux ».

Ce voyage qu’est le pèlerinage permet de

 « transformer l’ignorance en compréhension, un étranger en un ami, l’hostilité en hospitalité et la divergence en convergence », « je suis sûr que la coopération entre fois basées sur nos valeurs partagées peut résoudre des problèmes d’intérêt commun et paver le chemin vers une fraternité authentique ».

Source : Radio Vatican

24 comments

  1. Le bouddhisme est un nihilisme athée radical!Sur quoi « dialoguer » alors que l’on ne s’entend sur rien?Lire « aspects du bouddhisme » du Cardinal Henri de Lubac;la « compassion » bouddhiste n’a rien à voir avec la charité chrétienne mais de nos jours l’on confond tout!Lire sur erlande.wordpress.com;le site PRO-VIE tous azimuts: »la metaphysique »-la nôtre est celle de l’être en tant qu’être,celle du bouddhisme de l’être en tant qu’illusion ou manya qui n’est que souffrance et dont par des ascèses il faut se libérer pour éviter la ‘samsara »,la roue des réincarnations, et ainsi accéder au nirvana qui n’est autre que le non-être,le non-agir,le non-souffrir,le non-penser,etc!Le bouddhisme est pire que l’Islam,l’aboutissement du nihilisme de la philosophie occidentale,dirait Heidegger;ainsi le vieux goethe comme le vieux schopenhauer y adhèreront par désespoir comme hier un steve jobs et bien d’autres;les japonais ont trouvé la parade en mêlant bouddhisme et shintoïsme païen;quant aux hindous et Bouddha l’était,ils ont vite expulsé le bouddhisme et lui ont préféré leur traditionnelle religion,certes cruelle mais non nihiliste!Enfin les fidèles bouddhistes du peuple ont fait de Bouddha et des Boddhitsavas des Dieux malgré ses constantes dénégations, pour trouver qui aimer et adorer et sortir de ce nihilisme destructeur!

    • Cassianus

      Le Bouddhisme pire que l’Islam ? Il semblerait qu’une doctrine qui enseigne la compassion universelle soit moralement plus proche du christianisme que l’Islam, qui non seulement permet de tuer des hommes, mais y exhorte avec la plus véhémente fureur quand il s’agit de « mécréants » comme les Chrétiens.

    • Castille

      ……….Là, très honnêtement, je ne vois absolument aucun inconvénient………Denis F.

      Hélas, il y en a un. Le même, j’entends. Le bouddhisme est une « spiritualité » qui s’adresse au Cosmos, on y prie « L’Univers » (donc la Création). Il n’y a pas de révélation, pas de communion des Saints, pas de grâce, pas de prière, car lorsqu’un bouddhiste « médite » ou « pratique » il ne s’adresse pas a Dieu (même pas a un dieu) mais a lui-même, car Dieu est en morceaux dispersé en chacun de nous. Les modèles n’y sont ni le Christ ni les Saints mais papillon, abeille, cheval, serpent. Bref faune ou flore. Ils ont des formules qu’ils payent très cher -des milliers d’euros (37 000 euros et plus) qui leur servent a dominer leur auditoire. On se demande pourquoi vouloir dominer quelqu’un si vous oeuvrer pour le bien de son âme? On prie au Tibet sur des chapelets faits de crânes humains réduits. Lisez le texte et les commentaires -documentés-‘ils sont encore en ligne. http://www.la-question.net/archive/2007/09/20/les-ignobles-verites-du-bouddhisme-par-zacharias.html

      Et s’il faut parler de cela, le chef bouddhiste en 1938 écrivit a Hitler son enthousiaste soutien.

      Pour faire court, ça ne conduit pas au Paradis. Les gens « visibles » se piquent d’être boudhistes, du coup les chaumières suivent, mais ils s’égarent loin du Bon Pasteur.

      C’est a se demander si Rome croit en l’existence de Notre Seigneur Jesus-Christ et s’il craint sa justice.

      Avec mes civilités,

  2. DUFIT THIERRY

    « Nul ne va au Père que par moi »
    « Allez enseigner les nations , baptisez les au nom du Père et du fIls et du Saint Esprit celui qui croira et sear baptisé sera sauvé celui qui ne croira pas sera condamné »
    « Celui-ci est mon fils bien aimé en qui j’ai mis toute mon affection écoutez le »
    « Il n’y a pas d’autre nom pour nous sauver que Notre Seigneur Jésus Christ » (St Pierre)
    Quel abîme entre ces paroles de la Sainte Ecriture et l’oecuménisme délirant des autorités actuelles de l’Eglise.
    Ils mettent sur un pied d’égalité le SEUL VRAI DIEU et les faux dieux qui sont en réalité des idoles.
    Il n’est plus question du Salut des âmes alors qu’il n’y a pas de Salut en dehors de la Sainte Eglise.
    Malheur à ces hommes d’Eglise qui oublient ces vérités.

  3. Alex

    Le chemin du Salut, de la Sainteté ne s’appuie pas sur des valeurs soi-disants partagées.
    Mr Tauran et le pape connaissent très bien le Christ: « Celui qui ne croit pas (en Moi) sera condamné ».
    Ainsi, ne pas annoncer aux boudhistes et autres que le Christ-Seul est Chemin-Vérité-Vie signifie ne pas aimer son prochain, dissimuler, mentir.
    Les boudhistes sont déjà condamnés, et de cette manière le reste.
    Tout cela n’est qu’hypocrisie intolérable.

    • Achille

      – « Les boudhistes sont déjà condamnés, et de cette manière le reste. »
      Ne sont condamnés que ceux qui refusent sciemment le Christ. Quand on n’a pas eu la chance d’être évangélisé et de connaître le Christ on fait en fonction de ce qu’on a reçu, ou du peu qu’on a reçu, et on sera jugé là-dessus.
      Estimer les bouddhistes condamnés de façon aussi abrupte et péremptoire est un peu excessif, et pas vraiment charitable.
      J’ai un peu de mal à comprendre la raideur de certains vis-à-vis de cette rencontre. Pour évangéliser il faut bien aller vers l’autre et tendre la main. Se trouver des points communs permet d’entamer le dialogue. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Quelle hypocrisie y a-t-il à se montrer poli et agréable avec ses hôtes, c’est plutôt un bon moyen de semer une graine de réflexion et à terme, de possible conversion.

      • Castille

        ………….Pour évangéliser il faut bien aller vers l’autre et tendre la main………..

        Arrêtons.

        L’Evêque de Rome a plus d’une fois pro-clamé son absence totale d’intérêt a évangéliser quiconque. Son Qui suis-je pour juger? en est le plus retentissant. Suivirent plusieurs.

        Cette histoire de rencontre et tendre la main est une ruse de mondains voltairiens pour finir, qui veulent vivre en paix au détriment de la Vérité qui est -comme vous le savez la personne même de Notre Seigneur Jesus-Christ.

        • « La révolte contre la réalité ou la metaphysique du mal »-sur Bernanos.Voir sur tantampotestantamaude.erlande.com: »Autant tu peux,autant tu oses »-vieille devise catholique,mais n’ose pas l’impossible car tu tentes alors le diable!Egalemment sur erlande.wordpress.com;passim.

        • Achille

          @Castille
          – « Arrêtons »
          Non, je préfère continuer.

          – « L’Evêque de Rome a plus d’une fois pro-clamé son absence totale d’intérêt a évangéliser quiconque. »
          Ah bon. Petit smiley effaré (il ne veut pas rentrer dans la case commentaire, trop effaré sans doute).

          – « Son Qui suis-je pour juger? en est le plus retentissant. »
          Dans la série aucun rapport… Allez, je me prête au jeu : quand ma tata Raymonde cire ses chaussures, ça veut dire que les mouches pètent.

          – « Suivirent plusieurs. »
          Lesquels ?

          – « Cette histoire de rencontre et tendre la main est une ruse de mondains voltairiens »
          Juste par curiosité, vous vous y prenez comment, vous, pour évangéliser ? À coups de Bible dans la figure ? Vous savez, le principe de l’évangélisation c’est d’envoyer les gens vers le Christ, pas vers les soins intensifs.

  4. Féru

    Il y a tout juste quelques années, des conférences à Notre Dame de Paris données par des ecclésiastiques mettaient en garde contre la doctrine bouddhiste. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut pas se connaître, ne serait-ce que pour éviter les martyrs chrétiens en Inde en ce moment, attaqués par les bouddhistes. De là à ces flagorneries dignes du maire de Champignac …

  5. Thierry

    Je suis catholique pratiquant, plutôt traditionnel, attaché au rite tridentin. Depuis mon jeune âge, j’éprouve un intérêt insatiable pour les écrits théologiques, spirituels et mystiques. Je me suis également intéressé à d’autres religions et singulièrement au bouddhisme.
    Je ne peux pas écrire dans le cadre d’un petit commentaire tout ce que je crois avoir compris de cet tradition très richeéminemment digne de respect.
    Je tiens simplement à dire clairement et sans ambiguïté que je suis totalement ATTERRÉ par les idées erronées que je trouve énoncées non seulement dans les commentaires ci-dessus, mais que j’entends parmi les chrétiens en général concernant l’enseignement du Bouddha. Personnellement, je me réjouis d’une collaboration religieuse entre nos deux traditions, car elle encouragera les chrétiens à redécouvrir les richesses de leur propre tradition qu’ils ont totalement et scandaleusement abandonnées.

    En effet, les premiers et plus dangereux ennemis de la tradition chrétienne ne sont pas du tout les bouddhistes, bien au contraire, mais bien les chrétiens eux-mêmes, qu’on se le dise ! Les bouddhistes ont développé des moyens et « techniques » très élaborés dans le domaine de la méditation comme chacun sait. La tradition chrétienne, occidentale et orientale est tout aussi riche et rejoint même sur certains points la traditions bouddhique, aussi scandaleux que cela puisse paraître à certains esprits bornés. Les chrétiens ont sottement et scandaleusement abandonné ces enseignements qui mènent pourtant à l’essentiel, à savoir la présence divine au plus intime de nous-mêmes, « deus intimior intimo meo » etc. Sans cette expérience, la vie spirituelle non seulement s’étiole et s’égare, mais pis encore elle n’existe même pas… La vie n’a aucun sens et l’on a vécu pour RIEN ! C’est bien ça le véritable nihilisme, et non la voie du Bouddha.

    L’Éveillé a toujours mis fermement en garde contre le nihilisme qu’il appelait l’erreur « annihilationniste » (rien n’existe en soi) opposée à l' »éternalisme » (tout existe par soi éternellement) et a enseigne la « voie du Milieu », éloignée de tout extrême, je n’entrerais pas dans les détails. Il est donc totalement faux de répéter que le bouddhisme est un « nihilisme » et qu’il mène au désespoir ou qu’il est le fruit de celui-ci, il est exactement le contraire, sauf pour les esprits débiles qui ne peuvent faire l’effort pour en comprendre la profondeur ! « Nolite mittere margaritas ante porcos, ne jetez pas les perles aux pourceaux », disait déjà fort justement le Christ et c’est au niveau des pourceaux que se mettent bien des chrétiens lorsqu’ils refusent par paresse et sottise de comprendre leur propre tradition ou qu’ils la ravalent à des niaiseries….
    Enfin pour terminer, le bouddhisme n’est pas un « athéisme », c’est une voie non théiste, c’est-à-dire qui ne place pas la question de Dieu au centre de ses préoccupations, plus par humilité que par esprit de négation évidemment, ce qui est tout à fait autre chose que ce que l’on entend habituellement par athéisme.
    Voilà ce que je tenais à dire. Ne m’agressez pas, vous vous mettriez en contradiction avec vous-mêmes.

    • Thierry,

      Historiquement, les mouvements tels que le bouddhisme et le taoïsme sont apparus suite à la déchéance du culte du vrai Dieu en Chine, qu’on appelait Shang Ti et qui était vénéré par le peuple et par l’Empereur, ce dernier lui offrant des sacrifices.

      Deux choses sont à l’origine de la déchéance du culte du vrai Dieu en Chine :
      -De fausses divinités ont été ajoutées au culte de Shang Ti par l’empereur Ch’in Shih Huang-ti
      -L’empereur a été jugé seul digne de prier Shang Ti, et par la suite on a vénéré l’empereur à la place de Dieu

      J’ai traduit un livre qui évoque ces questions, mais pour de malheureuses questions de droit d’auteur je n’ai pas pu le publier pour le moment (sinon ce serait fait depuis longtemps).

      Que vous le voulez ou non, le bouddhisme est bien une secte athée, elle nie l’existence d’un Dieu suprême, ou du moins ne l’affirme pas, ce qui revient au même quoi que vous puissiez affirmer. Le bouddhisme n’a rien à nous apporter et il n’y a pas de salut en dehors de l’Église catholique. Vous vous dites attaché à la Messe tridentine, mais si c’est pour des raisons purement ritualistes ça n’a aucun sens…

    • Suite de mon premier commentaire :

      Vous parlez de « présence divine au plus intime de nous-mêmes », mais cet enseignement, lorsqu’il est mal entendu, conduit à ce que l’on appelle l’hérésie immanentiste, qui est l’une des caractéristiques principales du modernisme (et du bouddhisme, justement) : une forme de panthéisme qui consiste soit à reléguer Dieu à la nature, soit à mélanger le Créateur et la Création.

      Les missionnaires n’ignoraient pas la doctrine bouddhiste, et ils en ont bien vu la malice et le caractère démoniaque. J’ai un livre sur les missions au Tibet chez moi…

      Votre message est syncrétique et très dangereux (pour ne pas dire hérétique) car vous allez jusqu’à dire que la fausse mystique bouddhiste est de même niveau que la mystique chrétienne…

      • Thierry

        « Historiquement, les mouvements tels que le bouddhisme et le taoïsme sont apparus suite à la déchéance du culte du vrai Dieu « .
        Le culte de l’Empereur du Ciel a effectivement reculé pour ne plus devenir qu’une figure lointaine et floue (on la trouve dans le Yi Jing). Je ne sais pas s’il s’agissait du « culte du vrai Dieu » ; remarquez qu’en affirmant cela, vous risquez d’être syncrétiste vous-même, comme vous me le reprochez… Par ailleurs, je ne suis pas sûr que le taoïsme soit postérieur au cule de Shang Di, « l’empereur Suprême ». Les racines du taoïsme se perdent dans la nuit des temps et remontent aux vieilles civilisations mères : ce n’est pas Lao Zi qui l’a « inventé », comme vous savez.

        Le bouddhisme s’est ramifié en de très nombreuses écoles à travers les siècles, comme vous le savez aussi (Petit et Grand Véhicules, bouddhisme tantrique etc.). Je veux bien croire que les premiers missionnaires occidentaux qui sont arrivés au Tibet aient été effrayés par les aspects les plus superficiels de cette tradition du bouddhisme, par ailleurs fortement influencé par le chamanisme Bön, la religion originelle des Tibétains. J’imagine un peu ce qu’ils ont pu en relater de fantasmagorique dans les livres que vous dites posséder… Ne ramenons pas le bouddhisme à une seule école pour le juger, le bouddhisme Tibétain étant lui-même fort complexe.

        En Chine, la tradition la plus vivante a longtemps été le Tchan (ou Chan), qui a donné naissance au zen au Japon. D’abord favorisé, puis interdit par les empereurs, c’est une des plus belles écoles du bouddhisme, très proche du bouddhisme originel, dépouillé de tout ce qu’on a pu rajouter comme dans la tradition tibétaine. Les seuls chrétiens connus des bouddhistes d’avant Mattéo Ricci (XVIe s.) étaient les Nestoriens, présents en Chine de très longue date (VIie s.) mais dans certains endroits seulement, notamment à Chang An, la capitale des Tang (VIIe – Xe s.). Si je me souviens bien, une église nestorienne s’y trouvait, ainsi qu’une mosquée.

        Je me réfère dans mon commentaire, surtout au bouddhisme du Bouddha, celui de l’école des Anciens (Petit Véhicule ou Théravada). Je ne peux pas passer en revue tout ce qui a été développé par la suite. Il s’agit surtout de pratiques ascétiques qui ont pour seul et unique but la libération de la souffrance ( cf. »les Quatres Vérités »). Ces pratiques sont tout ce qu’il y a de plus respectable et les tenants de cette voie n’ont pas jugé « utile » de perdre leur temps à des discussions de type métaphysique, la vie étant extrêmement courte… Ceci me paraît une position extrêmement sage, car ils se seraient fourvoyés d’autant plus qu’ils n’avaient pas eu la « chance » d’être mis en contact avec la foi chrétienne.

        « Condamnation », « anathème », « hérésie immanentiste », « démoniaque » etc. : je savais évidemment que ce commentaire m’apporterait bien des critiques et pourtant je maintiens ce que j’ai écrit et le répète :
         » La tradition chrétienne a aussi reconnu la sagesse et le mérite de certains sages du paganisme. Le bouddhisme n’a pas touché des pays chrétiens et ne s’est pas développé dans des pays qui ont connu le christianisme. [Seul le nestorianisme était connu par endroits .] Par conséquent, je trouve qu’ils se sont très bien débrouillés sans connaître la révélation chrétienne et en s’appuyant sur la seule sagesse naturelle. »
        Oui, la tradition chrétienne reconnaît bien la valeur de cette « sagesse naturelle » présente dans la création dès les origines, et comment pourrait-il en être autrement, puisque la Sagesse, selon les théologiens les plus orthodoxes, a bien a assisté Dieu lors de son oeuvre de création ? Reconnaître que d’autres traditions religieuse et sapientielles, comme le bouddhisme, aient fait l’expérience de la transcendance (ce que vous appelez « hérésie immanentiste ») n’a rien à voir avec une quelconque « hérésie ». Les bouddhistes ne se sont jamais immiscés dans les débats théologiques du christianisme pour imposer leurs interprétations, par conséquent le terme « hérésie », qui signifie « choix » (car les dits « hérétiques » choisissent une vérité chrétienne pour la privilégier et la déformer au détriment de la totalité de la foi) n’a aucun sens et ne peut être employé pour les bouddhistes.

        « Vous vous dites attaché à la Messe tridentine, mais si c’est pour des raisons purement ritualistes ça n’a aucun sens… »
        Que vient donc faire cette remarque ici ? Uniquement pour m’attaquer ?
        En ce qui concerne ma propre pratique religieuse catholique, s’il vous plaît, ayez au moins la politesse élémentaire de ne pas me juger, même si vous êtes en désaccord avec moi : vous ne savez rien de moi. Je sais bien qu’il y a beaucoup de « ritualistes » parmi les tenants du rite tridentin. Ce n’est pas pour ces raisons que j’y ai fait allusion, je n’en dirais pas d’avantage. C’est chez ces ritualistes, évidemment, qu’est employé – parfois non sans le plaisir qu’éprouve celui qui se croit « supérieur » – tout ce registre lexical relatif à l »hérésie », « l’anathème », les « condamnations », le « démoniaque » et on pourrait ajouter « l’excommunication » et que sais-je encore… Je ne fais manifestement pas partie de ces gens-là. Qui habet aures audiendi audiat, a dit le Maître… Ils les connaissait bien, les Pharisiens !

        • Un conseil de lecture e pour les hésitants: »aspects du bouddhisme » de Henri de Lubac,jésuite,une présentation loyale ce ce qui n’est pas du tout une religion-il est radicalement athée- mais une metaphysique contrairement aux dires ci-dessous,certes assez simples mais pour le moins contradictoires:1 le monde extérieur est une illusion;2 le monde extérieur n’est que souffrance;3 il faut s’en délivrer pour ,par l’éveil,atteindre le nirvana.
          Or comment ce qui n’est qu’illusion ,donc n’existant pas,du néant, peut-il faire souffrir réellement au point qu’il faille se dissoudre dans un nirvana proche du néant pour y échapper?Comprenne qui pourra mais je suis dépassé !PS Par ailleurs,le bouddhisme comprend aussi logiquement une volonté de non-agr-et non,la non-violence hindouiste d’un Gandhi:les pauvres peuvent crever,inutiles de s’en soucier?

    • Castille

      ………Voilà ce que je tenais à dire. Ne m’agressez pas, vous vous mettriez en contradiction avec vous-mêmes…….. Thierry

      Au cinema souvent, quand le tueur en série se trouve retrouve avec un pistolet sur la tempe, il dit très lâchement : « Vous n’allez pas vous abaisser a me ressembler ». Si l’autre se laisse convaincre, il se fait refroidir…Car lui le criminel, il reste le même.

      Cher Thierry,

      C’est vous qui ne ressemblez plus du tout a un Chrétien, malgré votre pratique traditionaliste. J’espère que vous êtes jeune et pourrez revenir de ces mélanges, avec la grâce de Dieu. Car le Christ a horreur de la promiscuité, si je puis dire. Où se trouve la charmante et rassurante image de la Mère de Dieu dans le bouddhisme. Apres la Communion, lisez-vous Saint Bonaventure ou Thomas d’Aquin dans votre « missel bouddhiste ». Même si vous avez 70 ans je vais prier pour que vous choisissiez la Sainte Vierge et son divin Fils. Car tout ce que vous êtes vous le devez a Dieu, et c’est de l’irrévérence prétendre le « compléter »l e bouddhisme, car c’est bien la ce que vous faites, au cas ou vous l’ignoriez.

      Encore ne faites pas trop bon usage de la miséricorde de Dieu. Certes rien ne l’égale. Mais defions-nous de cette tendance a ne compter que sur elle. Miséricorde ou pas, Dieu est juste, c’est un patron réglo. Evitons de vivre pour notre plaisir en ne comptant que sur lui. C’est un piège de la facilité, donc de l’ennemi des âmes. Si vous avez travailler pour votre ciel, vous l’aurez. Il fera ce qu’il a dit, il accordera ce qu’il a promis.

      Civilités,

  6. Daniel PIGNARD

    Il oublie ou se garde bien de mettre en avant les paroles de l’apôtre Paul : « Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. » (2 Cor 11 :3-4)
    « Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! » (Gal 1 :8)
    Les bouddhistes apportant un autre évangile sont donc anathèmes.

  7. Thierry

    « Condamnés »… anathématisés »… des propos plus qu’excessifs que l’on croit sortis du plus exécrable film de propagande antichrétienne, éructés par quelque inquisiteur médiéval délirant, comme on en voit, hélas! quelquefois sur nos écrans !
    Le Bouddha n’a pas pu prêcher un prétendu « second Evangile », puisqu’il a vécu au Ve siècle avant J.-C…
    La tradition chrétienne a aussi reconnu la sagesse et le mérite de certains sages du paganisme. Le bouddhisme n’a pas touché des pays chrétiens et ne s’est pas développé dans des pays qui ont connu le christianisme. Par conséquent, je trouve qu’ils se sont très bien débrouillés sans connaître la révélation chrétienne et en s’appuyant sur la seule sagesse naturelle. Ils ont emprunté une voie diamétralement opposée à celle de l’islam par exemple, et ne sont pas tombé dans ces grotesques erreurs qui conduisent au crime : je trouve cela tout à fait remarquable et très méritoire.

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