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Le cardinal Tauran reçoit le prix Ducci pour la paix

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Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux, est l’un des trois vainqueurs du « Prix pour la paix 2015 » promu par la fondation italienne Ducci, engagée dans la promotion du dialogue des cultures.

Les deux autres personnalités récompensées sont Ekmeleddin Ihsanoğlu, secrétaire général émérite de l’Organisation pour la coopération islamique et Yael Dayan, femme politique et écrivaine israélienne.

Ce prix est remis chaque année à trois représentants des religions monothéistes, pour leur engagement dans le dialogue interreligieux.

En 2014 c’est le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, qui était l’un des vainqueurs de ce prix.

Source : Radio Vatican

10 comments

  1. Cassianus

    Félicitons ce grand défenseur de l’évangélisation invisible que réalisent les « missions » catholiques dans les pays musulmans. Zéro prosélytisme, zéro baptême de Musulman converti : les évêques, dans ces pays, réalisent le tour de force d’être les successeurs des Apôtres sans avoir d’ennuis avec des gouvernements qui interdisent à leurs citoyens de devenir chrétiens. Pour ceux qui ne connaissent pas le secret de cette courageuse et puissante action apostolique, je vais la résumer ici brièvement : c’est un christianisme sans connaissance du Christ, sans baptême, sans communion eucharistique et sans interdiction de persécuter les Chrétiens si cela est demandé par l’autorité civile.

  2. France

    Belle médaille, certes. Mais peut-on croire au dialogue avec des personnes auxquelles est prescrit le mensonge à l’égard des infidèles? J’en doute.

  3. Françoise

    En terre d’islam, le prosélytisme est interdit et poursuivi devant les tribunaux avec de lourdes sanctions à l’encontre les chrétiens.
    Pourtant chaque année, des milliers de musulmans se convertissent au christianisme. Serait-ce le fruit de la persécution des chrétiens ? et ils sont persécutés à leur tour si la conversion est découverte.

    • Courivaud

      en tout cas, si ces musulmans se convertissent – Loué soit Jésus-Christ, Roi des Cieux ! -, ils ne le devront sûrement pas à Mgr Tauran ; le Christ au jour fixé – sauf s’il se convertit en vérité – ne lui remettra pas de médaille.

  4. A Z

    Bonjour,

    Je me garderai bien de faire entendre ou de laisser entendre que je trouve qu’il y a « quelque chose qui me gêne toujours et depuis longtemps chez cet homme », ou que je trouve qu’il est « sulfureux, le bonhomme », notamment parce que je ne le connais pas personnellement, mais aussi parce que, dans ces cas là, on en dit trop ou pas assez, d’une manière qui se prête assez bien à la propagation ultérieure de sous-entendus, potentiellement malveillants ou soupçonneux.

    Ma connaissance et ma compréhension documentées, le plus possible, de la grande part d’ambivalence et de pusillanimité qui caractérise la théologie partisane et promotrice du pluralisme religieux, ainsi que la pastorale partisane et promotrice du dialogue interreligieux, me permettent d’écrire en revanche que le Cardinal Jean-Louis TAURAN est relativement représentatif de tout un courant de pensée et d’action qui ne veut pas que l’Eglise catholique soit à la fois confessante et dissensuelle, donc, qui ne veut pas que l’Eglise exhorte les croyants non chrétiens

    – avant tout à la conversion, sous la conduite et en direction de Jésus-Christ, Fils unique du seul vrai Dieu, Père, Fils, Esprit

    – donc aussi, par voie de conséquence, à l’abandon de telle ou telle religion ou tradition qui fait obstacle à cette conversion.

    Dans ce domaine, ce que l’on prend bien soin de ne presque jamais dire et de presque toujours taire est au moins aussi révélateur d’un certain esprit que ce que l’on prend soin de toujours exprimer, de toujours formuler : le dialogue interreligieux est devenu un objet totem, entouré d’au moins deux sujets tabous.

    Nous sommes en présence d’une configuration qui n’est pas sans rappeler ceci : pour beaucoup, certains le constatant, d’autres le déplorant, d’autres s’en réjouissant, le Concile Vatican II est lui-même un objet totem, entouré de deux sujets tabous : l’avant-Concile, sous Pie XII, et l’après-Concile, sous Paul VI.

    Eh bien, en ce qui concerne le dialogue interreligieux, nous sommes en présence d’une configuration qui est à peu près de même nature : un objet totem, et deux sujets tabous : l’annonce de la vérité en matière religieuse, laquelle réside à l’intérieur de la religion chrétienne, et l’exhortation de tous à adhérer à l

  5. A Z

    (suite et fin du message précédent, interrompu par accident)

    En ce qui concerne le dialogue interreligieux, nous sommes en présence d’une configuration qui est à peu près de même nature :

    – un objet totem : la conception dominante du dialogue interreligieux, conception qui tend à faire passer les catholiques d’une Eglise confessante à une Eglise dialoguante,

    – deux sujets tabous :

    a) l’annonce ad extra de la vérité en matière religieuse, laquelle réside, en plénitude, à l’intérieur de la religion chrétienne, et non au sein de chaque religion ou tradition sapientielle ou spirituelle,

    et

    b) l’exhortation ex cathedra à adhérer à la vérité, en matière religieuse, et à se détourner de ce qui s’en éloigne ou s’y oppose, même quand ce qui s’en éloigne ou s’y oppose est situé au coeur d’une religion.

    Je vous renvoie par ailleurs à ceci :

    http://press.vatican.va/content/salastampa/fr/bollettino/pubblico/2014/08/12/0567/01287.html

     » La situation dramatique des chrétiens, des yézidis et d’autres communautés religieuses et ethniques numériquement minoritaires en Irak exige une prise de position claire et courageuse de la part des responsables religieux, surtout musulmans, des personnes engagées dans le dialogue interreligieux et de toutes les personnes de bonne volonté. Tous doivent être unanimes dans la condamnation sans aucune ambiguïté de ces crimes et dénoncer l’invocation de la religion pour les justifier. Autrement quelle crédibilité auront les religions, leurs adeptes et leurs chefs ? Quelle crédibilité pourrait avoir encore le dialogue interreligieux patiemment poursuivi ces dernières années?

    Les responsables religieux sont aussi appelés à exercer leur influence auprès des gouvernants pour la cessation de ces crimes, la punition de ceux qui les commettent et le rétablissement d’un état de droit sur tout le territoire, tout en assurant le retour des expulsés chez eux. En rappelant la nécessité d’une éthique dans la gestion des sociétés humaines, ces mêmes chefs religieux ne manqueront pas de souligner que le soutien, le financement et l’armement du terrorisme est moralement condamnable.  »

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/03/dialogue-islamo-chrétien-un-marché-de-dupes.html

    Sur ces questions comme sur d’autres, je peux comprendre l’importance et la nécessité de la diplomatie, du discernement, de la patience et de la prudence, mais il ne faut pas que, dans les faits, la prudence soit synonyme de lâcheté.

    Bonnes fêtes de Pâques.

    A Z

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