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Le message de Pâques de Mgr Habert

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Message de Pâques de Monseigneur Jacques Habert, Evêque de Séez

« Avec les fêtes de Pâques qui approchent s’achève le temps du Carême, ces quarante jours de préparation à la grande fête chrétienne. Ils ont été cette année marqués par l’appel solennel du pape François à résister à la mondialisation de l’indifférence. Cette expression très suggestive ne peut pas nous laisser indifférents.

La mondialisation, phénomène inéluctable, suscite des impressions très contrastées. Elle permet en effet de bien belles choses mais est aussi source de souffrances et d’injustices. Ce qui demeure le plus choquant c’est que, malgré des relations croissantes entre tous, elle semble paradoxalement développer une grande indifférence entre les peuples et les personnes.

Ainsi, alors que tout pourrait nous réunir, nous nous recroquevillons sur nous-mêmes. Ou alors cette mondialisation peut hélas aussi nous rendre tellement attentifs aux « lointains », désormais très accessibles, que nous en oublions le « prochain » : celui qui n’est pas au bout du monde, mais au bout de ma rue, et que j’ai parfois du mal à rencontrer.

La fête de Pâques est pour les chrétiens la fête de la vie. Le jour de Pâques, les chrétiens sont dans la joie car ils reconnaissent en cet homme – Jésus – relevé de la mort, le fondement de leur vie nouvelle. Une vie nouvelle que les disciples du Christ veulent partager. Une vie où ils essayent justement de n’être indifférents à aucune souffrance, à aucune personne sans aucune distinction.
Telle est la joie que nous voulons vous partager ».

3 comments

  1. Cassianus

    N’être indifférent à aucune souffrance, que c’est admirable ! Que c’est exquis ! Cela ne veut rien dire du tout, mais justement, c’est ce qu’il faut pour un discours de commande. Après tout, qui cherche à lire quelque chose d’instructif dans une circulaire épiscopale ? La grande affaire, quand on veut plaire à son évêque, c’est de retenir deux ou trois expressions de sa dernière dissertation pastorale pour pouvoir les citer et s’en extasier devant des gens capables de le lui rapporter.

  2. Pauvre pécheur que je suis

    Dixit : Ainsi, alors que tout pourrait nous réunir, nous nous recroquevillons sur nous-mêmes. Ou alors cette mondialisation peut hélas aussi nous rendre tellement attentifs aux « lointains », désormais très accessibles, que nous en oublions le « prochain » : celui qui n’est pas au bout du monde, mais au bout de ma rue, et que j’ai parfois du mal à rencontrer.

    Une belle constatation +++

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