26 comments

  1. … il a effectivement du boulot, si il accepte clairement de s’opposer « au sens de l’Histoire sous-tendu par le Concile Vatican II ».

    Mais, bien sûr, Vatican II reste un tabou qui ne lui permettra pas de contester l’affirmation du Père Congar O.P. qui identifiait l’ouverture du Concile à 1789 en France… ou il lui faudrait affronter l’omerta de la CEF donc de ceux qui l’ont coopté et fait avaliser par Rome.
    Les Foyers de Charité, dont il est issu, montrent une bienveillance à 360° sauf pour les catholiques dts « intégristes  » ou « schismatiques » pour plus les ignorer et les rendre plus infréquentables que les pires ennemis de l’Eglise.
    Evidemment, et par amalgame du même genre moderniste et progressiste, les « Summurum Pontificum » sont à peu près rangés sur la même ligne « intégriste » !

    Le nouvel évêque a déjà accepté de se faire photographier dans un choeur d’Eglise transformé en piste de cirque. Tout est vu et entendu pour la suite.

    Le naufrage du diocèse d’Angoulême va sans doute être ralenti,par une pastorale corrigée aux marges… Pour l’essentiel, comme à la CEF, HELAS : pas de renouveau de l’Eglise en vue au diocèse d’Angoulême !

  2. Joel

    Il a du boulot, certes… mais attendons de voir.
    Certes il est très probable qu’ Angoulême ne soit pas un diocèse à l’image de ceux , dynamiques, de Bayonne ou Toulon, mais pour avoir écouter Mgr Gosselin dans certaines vidéos sur le net, on peut sentir déjà un homme qui a une piété certaine, qui est tourné vers la prière, alors que son prédécesseur affichait toujours un langage de syndicaliste très éloigné des groupes d’oraisons.

    Je ne connais pas les Foyers de Charité, mais si ce ne sont pas des bastions de la Tradition, ce ne sont pas non plus des bastions du progressisme comme peuvent l’être certaines communautés aujourd’hui!

    Comme l’a dit dans un commentaire un autre liseur de Riposte Catholique, Angoulême n’a rien à perdre avec Mgr Gosselin, même si la tache s’annonce rude avec un clergé vieillissant et progressiste.

  3. Hervé Soulié

    Remonter la pente après le désastre Dagens sera difficile.
    D’autant que ledit Dagens a bien dû infiltrer son poison à quelques prêtres du diocèse et que ces derniers doivent attendre son successeur de pied ferme.
    Mais rassurons-nous sur Dagens.
    N’était-il pas présent à l’académie française pour l’élection d’Alain Finkielraut ?
    Tout mondain, à l’aise, heureux quoi…
    Après lui, à Angoulême, le déluge….

  4. karr

    Ca débute mal !
    Bien entendu avec un françois aux commandes comment espérer autre chose ?
    Devrons-nous attendre encore longtemps que ce genre de types nous soient donnés par le guignol que nous devons tout de même considérer comme le pape?
    Il serait grand temps que nous puissions dire à notre tour que nous sommes l’Eglise de Notre-Seigneur Jésus-Christ !
    Ces fous qui ne connaissent rien à la réalité de vie des catholiques décident n’importe quoi,après françois ce sera qui?
    Nous ne devons pas céder à la tentation de devenir sédévacantistes ou de ne plus pratiquer notre sainte religion fondée sur notre foi en Dieu et non sur une fidélité aveugle à des hommes qui ne le méritent pas,Hollande sait à quoi s’en tenir alors agissons de même avec Bergoglio et ses copains.
    N’hésitons plus à envoyer des pétitions aux évêques et au nonce apostolique!

  5. Observateur

    @allegrovivace

    la paix soit avec vous,

    pourquoi ramenez-vous tout à Vatican II ? Ce concile dit qu’il faut célébrer la messe en latin, et que le grégorien doit avoir en tout la première place. Par ailleurs, les directives romaines sur l’emploi des lieux sacrés sont très claires. Quand il y a des abus manifestes, ce sont des abus aussi bien pour les normes anciennes que pour les nouvelles. Donc le lien avec Vatican II n’est pas évident, sauf à voir, comme une certaine école de pensée, Vatican II comme un être malfaisant, sorte de corrupteur tout-puissant.

    Or Vatican II n’est pas un être vivant, cela a été un évènement (un concile) et aujourd’hui un texte. Vous croyez vraiment qu’il n’y avait pas d’abus liturgique avant Vatican II ? Au risque de vous surprendre : Eve a croqué le fruit avant Vatican II (ça alors !). Que des méchants se soient servis de ce texte pour justifier leur malice : c’est leur métier. Le problème c’est leur méchanceté, pas le texte (objet mort).

    « Tout est vu et entendu pour la suite » : Dieu soit béni si vous avez le don de prophétie ! Cela dit, en vérité, vous n’en savez rien. Sans doute si vous étiez évêque d’Angoulême, vous auriez fulminé, excommunié, rétabli la Vérité et le Droit et la Justice par la Force… Mais ce n’est pas vous l’évêque d’Angoulême. Donc laissez le faire. C’est sa responsabilité, pas la vôtre. On ne redresse pas une situation désastreuse en un claquement de doigt.

    L’attitude pour les Summorum Pontificum : si vous avez des informations plus précises, n’hésitez pas à les partager.

    Sur les foyers de Charité ouverts à tous sauf aux intégristes : je ne connais pas les situations précises dont vous parlez. En revanche, qu’après avoir insulté l’Eglise, la hiérarchie en place, et critiquer sans discernement tout ce qui se fait de manière hautaine et cassante, de pieux justiciers aillent benoitement demander hospitalité aux mêmes qu’ils insultent quotidiennement, et soient surpris d’être accueillis fraîchement voire pas du tout… ça vous surprend ?

    Autre problème est celui du refus persistant et illégal d’appliquer les motu proprio en vigueur sur l’utilisation de l’ancien rituel. Ce point est anormal, souvent scandaleux c’est vrai. Ce n’est pas en insultant les gens ou s’en s’instaurant juge suprême et universel que les tensions s’apaiseront.

    Pax hominibus bonae voluntatis

    • Tite

      @ Observateur :

      Vous rappelez des vérités mais, comment expliquez-vous qu’un désordre mental ait frappé beaucoup de prêtres au point de leur faire mettre les autels à l’envers donc, de dire la messe à l’envers (démoniaque ?), d’être pris pour certains de folie qui leur faisait mettre au rancart et même sur les trottoirs, les meubles, statues, objets liturgiques et sacrés (sans doute pas assez « modernes »), sans que qui que ce soit, le Pape, les évêques, y trouvent à redire, en dehors de leurs paroissiens ?

      Comment expliquez-vous que dans la plupart des églises on ait évacué le Sacré, la dimension métaphysique de la religion catholique, que la messe soit devenue une réunion collégiale et festive à la manière des protestants ?

      Comment expliquez-vous que l’on ait imposé dans le Notre Père cette affreuse formule : « Ne nous SOUMETS PAS à la tentation » en lieu et place de « NE NOUS LAISSEZ PAS SUCCOMBER à la tentation », sans compter cette familiarité qui consiste à tutoyer Dieu (Dieu, c’est le pote de régiment…) ?

      Comment expliquez-vous que des personnes non consacrées s’occupent d’enterrer nos morts, de porter la communion, la « communion dans la main, bien sûr…, de baptiser les enfants et autres dérives que vous n’avez pu que constater ? J’en passe et des pires. Vous ferez la liste vous-même…

      Il fallut attendre 50 ans… 50 ANS !!!!! Pour que vienne un Pape qui dénonce et tente de remettre les choses en ordre ! Et pendant ce temps, combien d’âmes parties, égarées, désespérées ? Beaucoup trop.

      La crise dans l’Église est bien la conséquence de Vatican II.

      Que Dieu bénisse Benoît XVI jusqu’à la fin des temps.
      Grâce à lui, « Leurs yeux se sont ouverts » (Luc 24, 31) .

      • Cher Toto, les actes de Benoît XVI ne sont pas si admirables que cela.

        Dans son motu proprio du 7 juillet 2007, il a constaté que l’usage du missel de saint Pie V était protégé par la liberté religieuse. Il s’est donc évertué à trouver un titre à l’interdiction générale de ce missel. Il n’en autorisé l’usage qu’à titre exceptionnel. Son prétendu titre à l’interdiction n’existe pas.

        Tout le monde est tombé dans le panneau de ce pape rusé ? Cela n’en fait pas pour autant un modèle de franchise, ni de justice. Il n’y a pas, et ne peut y avoir, de titre à l’interdiction d’un missel édité par un pape.

        Il a eu le mérite de montrer par son motu proprio du 7/7/7 que les « indults » de saint Jean-Paul II et les discours incendiaires du bienheureux Paul VI violaient le droit naturel.

        http://lacriseintegriste.typepad.fr/weblog/1976/05/discours-de-paul-vi-au-consistoire-extrait.html

        Modérons-donc notre admiration pour ce pape qui a par ailleurs (comme le bienheureux Paul VI d’alleurs) écrit des choses géniales sur d’autres sujets.

        Cette aventure du missel de saint Pie V doit nous faire porter des fruits de réflexion sur l’obéissance que nous devons au Saint-Père. Et sur le respect sans superstition que nous devons aux opinions des saints et bienheureux.

      • Observateur

        Bonjour TIte,

        Dieu soit béni, quelqu’un qui essaie de comprendre ! Mon frère, ce sont d’excellentes questions que vous posez là. Un peu plus bas, j’ai répondu à allegrovivace, d’un post qui ferait une bonne introduction à ce qui va suivre.

        En résumé : je partage entièrement vos questions. Que CHRONOLOGIQUEMENT, ces déviances soient apparues après Vatican II, c’est incontestable. Que doctrinalement, les agents du mal se soient appuyés sur un Concile que personne n’avait lu pour justifier ces abus, c’est hélas un constat.

        J’entends la justesse de votre questionnement (@allegrovivace : vous voyez que le dialogue sans insultes peut nous faire progresser). Admettons que le Concile ait été bon, et déformé par les méchants dons son application. Comment expliquer alors que les abus ne soient pas fermemement dénoncés et combattus ?

        Dieu soit béni . Seigneur, gloire à ton Nom dans tout l’Univers ! Enfin, nous allons toucher au coeur du problème.

        Oui, nos prêtres semblent anesthésiés, ou attiédis, désorientés, dé-virilisés. Vatican II a été le premier choc frontal, qui ne serait jamais passé tel quel si le ver n’avait déjà été dans le fruit.

        A ce moment, permettez-moi de chercher avec vous les causes, parceque je n’ai pas la prétention de connaître l’universalité de ce qui se passe sur la terre. Or j’essaie d’appuyer mon raisonnement sur des faits objectifs (depuis le péché originel, mieux vaut ne pas trop se fier à ses propres ressentis). Donc si vous avez des faits à verser au dossier, n’hésitez pas !

        Contribution humble pour amorcer le débat : je crois que Dieu nous a fait pour le louer. Celui qui loue DIeu et vit constamment en sa présence, et accomplit Sa volonté, celui là peut-être appelé « saint », car on voit Dieu (le seul saint) à travers lui. Celui qui est unit à l’Esprit de Dieu vit d’amour (voir l’hymne à la Charité, Corinthiens 13 je crois) et diffuse les fruits de la présence de Dieu (énumérés dans Saint-Paul).
        Quand on est rempli de Dieu, il n’y a de place ni pour le péché, ni pour l’erreur.

        Je crois que c’est fondamentalement une erreur que de vouloir « combattre Vatican II ». Nous ne sommes pas sur terre pour cela. Nous sommes sur terre pour chercher le Royaume de Dieu, et tout le reste sera donné par surcroit. Si le militantisme fait perdre l’amour et la présence de Dieu, alors il est mauvais.

        En revanche, si on s’efforce d’être saint, alors le mal tombera (même Vatican II, si vous y tenez, mais un texte ne vaut jamais que par les vivants qui l’appliquent ou pas).

        Expérience vécue : les héraults modernistes (il y en à encore) se révulsent dès qu’on leur parle adoration eucharistique, chapelet, pénitence, louange…. Il y a peut-être là un point à creuser, A vous a parole.

        En attendant de vous lire, Dieu vous garde,

    • fg

      Les catholiques qui demandent poliment à leurs curés le droit d’assister à la messe tridentine (rit non aboli de l’Eglise) ne sont pas des fidèles de la FSSPX (forcément !) mais ils se font envoyer sur les roses dans 99% des cas.
      Ils sont condamnés à accepter une liturgie creuse et invertébrée, ce qui fait broncher certains, et franchement qui pourrait le leur reprocher ?
      Mais la question de la liturgie n’est qu’un révélateur: quand on entend un prêtre dire que « Dieu adore l’homme » ou qu’un psaume très en vogue affirme que  » l’homme est juste moins grand que Dieu » en toute impunité, que les églises se vident, que les missionnaires se font rares et que les catholiques ignorent leur religion, j’espère qu’on a encore le droit de penser que quelque chose ne tourne pas rond depuis 50 ans dans les paroisses de France.

  6. @observateur

    je comprends et je respecte votre ligne défense irénique.

    Il reste que les scandales « dont vous signalez qu’ils sont contraires à la lettre de Vatican II » mutilent (tant et plus) la foi des catholiques et enlaidissent l’Eglise. Et, globalement, la hiérarchie ne trouve rien à y redire, au contraire.

    Le mal est de tous les temps, mais aujourd’hui, le pire est qu’il n’est plus combattu pour ce qu’il est, et pire puisque le plus souvent il est ignoré.

    Ce ne sont pas les générations d’ignorants issues de « la pastorale conciliaire » qui auront le coeur et la volonté de relever le défi de l’apostasie qui les gangrène.

    La foi ne se décrète pas et la force ne peut empêcher le mal. Mais, un évêque pour dire le VRAI, doit savoir dire OUI et NON. C’est dans sa fonction du service de la VERITE.
    Ainsi, la charité d’un évêque devrait lui commander de dire NON quand on veut l’entraîner à figurer dans le choeur d’une église transformé en piste de cirque…

    le nouvel évêque d’Angoulême était le voisin à 5 mns du premier Prieuré de France de la FSSPX inauguré par S. Exc. Mgr Lefebvre en 1976 sur la même commune de 22100 LANVALLAY que le Foyer de Charité qu’il dirigeant à Tressaint (commune associée).
    Il aurait été bien inspiré d’entretenir des relations sinon de bon voisinage avec ses frères prêtres, au moins de prendre contact pour faire connaissance. Mais y-a-t-il seulement songé ?

    Je ne suis pas dans le secret, mais j’en doute absolument.

    Les faits, hélas, me font penser que la sainteté des « hommes d’Eglise » manque terriblement à notre époque.

    Qu’à DIEU ne plaise !

    • Observateur

      Bonjour allegrovivace (triste et amer vous conviendrait mieux, mais prenons votre pseudo comme un objectif spirituel que vous vous fixez : il est bon).

      j’ai du me rafraichir la mémoire sur le sens précis de « irénique ». Voici ce que j’ai trouvé : Qui recherche l’œcuménisme, l’entente entre personnes dont les opinions religieuses divergent; Qui recherche à tout prix, même au prix d’erreurs graves, la paix, l’entente entre personnes de camps adverses ou d’opinions divergentes.

      Bien. Merci du compliment. on va essayer de faire simple pour ne pas vous saturer. Essayez de compter jusqu’à 2.

      1 : nous sommes d’accord sur tout ce qu’il y a à déplorer dans l’Eglise. (Relisez : D’ACCORD). Que Vatican II ait été un moment charnière, oui, c’est certain. Si vous voulez résoudre la crise, il faut bien analyser son origine. Non, Vatican II n’est pas l’origine du mal. C’est un symptôme. Oui il est affreux, épouvantable, bla bla bla… c’est une CONSEQUENCE ! Sinon, expliquez-moi comment des évêques bons (puisque avant V2) ont pou rédiger un concile qui vous déplaît ? Donc la cause est AILLEURS. En vous focalisant sur V2, outre que vous entretenez votre propre endoctrinement, vous faites le jeu du diable en évitant de voir les vraies causes. C’est tellement plus facile de s’ériger en juge et de condamner tous les autres.

      2 : ce n’est pas parcequ’on déplore le mal qu’on est forcément soi-même dans le bien. Relisez l’Evangile et Saint Paul. Vous vous croyez drapé dans la justice ? Mais, mon cher frère, voyez la difficulté que vous avez à comprendre la position des autres. Voyez la facilité avec laquelle vous insultez les gens. Voyez le monticule d’orgueil d’où vous jugez sans prudence, ni discernement, ni mandat. Littéralement, vous tirez sur tout ce qui bouge, avant de savoir exactement de quoi il s’agit. Vous trouverez surement une belle réponse cinglante à me faire. En attendant, en vous lisant, je ne trouve ni la vérité, ni la paix, ni la douceur, ni la force, ni la charité. Faites-en ce que vous voulez, spirituellement ce ne sont pas de bons fruits.

      Dieu vous garde,

    • Observateur

      PS : merci pour les générations d’ignorants, j’en suis, et d’autant plus que j’ai été élevé par la FSSPX. Redoutable carcan mental.

      Terme révélateur : nous ne serons pas jugés sur le savoir, mais sur l’amour. Ce n’est pas le manque de savoir qui est en cause (Mgr Rouet est bien plus instruit que vous, et pourtant je ne crois pas que vous partageriez ses conclusions). C’est le manque d’amour, et le manque d’amour pour Dieu en premier. Un saint a dit que la chute de Lucifer vient de ce qu’il a déploré ce qu’il n’avait pas (la divinité) plutôt que bénir Dieu pour ce qu’il avait.

      L’évêque aurait dû se hérisser tout de suite ? Peut-être. Ou pas. D’une part c’est sa responsabilité, et pas la vôtre. D’autre part, avez-vous déjà essayé de stopper un troupeau (ou de remonter un escalier) ? Dans le cas du troupeau, il vaut mieux y aller progressivement, sinon vous aller encore accélerer sa charge par vos cris. D’accord, cela peut peut inquiéter quant à la sincérité de la détermination de cet évêque choisi par Dieu. Mon frère, si vous voulez, prions pour qu’il ne chancelle pas.

      Le nouvel évêque n’est pas allé voir la FSSPX ? Et eux, se sont-ils manifestés ? L’ont-ils félicité pour cette élection et ont-ils pris rendez-vous pour mieux se connaître ? Non, évidemment pas. on peut critiquer l’évêque – mais s’il doit faire le tour de tous ceux qui ne reconnaissent pas son autorité, il n’aura plus beaucoup de temps libre le pauvre. Vous allez me dire qu’il faut aussi comprendre les pauvres FSSPX, qui ne peuvent pas à la fois gérer leur paroisse et aller voir l’évêque ? Pourquoi pas, mais leur paresse me semble avoir moins d’excuses que celle de l’évêque.

      Et puis une nouvelle fois : étonnez-vous qu’après avoir expliqué à longueur de temps à vos voisins qu’ils sont nuls, ploucs, hérétiques, bêtes, que s’ils vous avez écouté on en serait pas là… ils n’aient pas beaucoup envie de vous voir (incroyable !). Donc l’évêque ne s’est pas précipité pour voir la FSSPX ? Soyons indulgents : il attend surement la fin des efforts faits par le pape François pour régulariser la FSSPX.

      Gaudemus : ces efforts sont près de leur terme, et bientôt la FSSPX sera pleinement rétablie dans l’Eglise. Dieu soir loué.

    • Tite

      Bonjour Allegro vivace,

      Vôtre évêque d’Angoulême a probablement considéré que l’on ne doit pas « mélanger les torchons et les serviettes » !… comme beaucoup, hélas.
      Reste à savoir qui sont les torchons et qui sont les serviettes…

      Ainsi en va-t-il de l’Église comme de la politique. Il y en a certains qui se croient plus propres que d’autres et comme le renard de la fable de La Fontaine :
      « Ils sont trop verts (les raisins) dit-il, et bons pour les goujats ». C’est ainsi que, d’une part, les vins de la vigne du Seigneur sont perdus et que, d’autre part, c’est le peuple qui « trinque » et qui bientôt crèvera de faim… comme le renard.
      Cdt

  7. @observateur

    Encore une fois, je prends au sérieux votre point de vue irénique, très répandu, mais me semble-t-il, votre position ne résiste pas à l’expérience.

    précisions pour resituer les faits :

    1) le nouvel évêque d’Angoulême ne peut bien sûr pas tout le premier jour. Mais il peut refuser, de figurer dans le choeur d’une église transformée en vitrine pour marque de moto, s’interdire une attitude et une parole anthropocentrique, encore moins « motocentrique », quand sa fonction l’oblige à être christocentrique !

    2) je ne prête pas à la FSSPX autant de qualités que vous l’imaginez ; en bonne logique, c’est le supérieur qui doit être délicat et attentif, avoir soin, de l’inférieur surtout lorsqu’il y a mésentente ou différent.
    Ainsi, c’est le Père du Foyer de Charité de Tressaint aurait dû prendre l’initiative d’une visite aux « copains » « résistants lefebvristes » à sa porte.
    Cela étant, je pense que la FSSPX n’a pas, non plus, fait d’effort pour rencontrer ses voisins : pour preuve, lorsque les reliques de Sainte Thérèse de Lisieux sont venues au Foyer de Charité de Tressaint, cette occasion idéale pour la FSSPX d’aller faire un tour au Foyer de Charité n’a pas été saisie (à ma connaissance).

    2) même si la FSSPX n’est pas monolithique, sa ligne officielle a toujours écarté l’idée de réduire l’unique religion du seul vrai Dieu, N.S. Jésus-Christ, au périmètre de la FSSPX.
    Parralèlement, la tentation sédévacantiste a toujours été repoussée.

    3) Vatican II ne focalise pas tous les problèmes de l’Eglise, loin de là, c’est à mon sens plus un symptôme qu’une cause : – c’est l’aboutissement logique de tous les « ralliements » des hommes d’Eglise depuis le concordat napoléonien qui, de facto, entérine dans l’Histoire que la souveraineté de la nation est substituée à la loi naturelle, au décalogue, à l’Evangile, à la souveraineté de DIEU. D’ailleurs, tel ou tel prélat conciliaire a parlé du Concile comme de « 1789 ou de la révolution d’Octobre dans l’Eglise ». Cest tout dire !

    .. c’est tout dire aussi que les affirmations de l’Enseignement du Bienheureux Pie IX (Syllabus) ou de Saint Pie X -par exemples- sont diamétralement opposés à « V2 » et c’est bien étrange !
    Et , non moins étrangement, Mgr Lefebvre, à ma connaissance, n’a guère insisté sur la dérive « naturaliste » des hommes de Rome depuis notre défaite de la guerre civile sanglante de 1789…

    Je suis un chrétien « de base », et donc plutôt un suiveur comme c’est mon rôle, mais j’essaie de faire coopérer la Foi avec la raison et la logique pour être cohérent, car DIEU est permanence et sans contradiction.

    Pour le reste, rien de ce qui arrive n’a été permis par Notre Seigneur, et,

    Qu’à Dieu ne plaise !

  8. Observateur

    Bonjour Allegrovivace/plus de

    au vu de votre réponse, le sens que vous attribuez à « irénique » m’échappe, mais passons.

    Entièrement d’accord avec votre point 3, V2 est plus un symptome qu’une cause.

    Point 2 : D’accord à 90%.
    Les 10% pour mémoire (pas la peine d’en débattre, ce n’est pas le point important) : tant mieux si cela a été la ligne officielle de la FSSPX. Pour autant, pour reprendre vos termes, votre affirmation, belle en sa finalité, est contredite par ma petite expérience. Au sein de la FSSPX, la ligne « hors de nous, il est impossible, non seulement d’être catholique, mais même de faire le bien », est bien présente. Je pense à un congrès où étaient invités toutes les composantes « résistantes » politiques, sociales, et religieuses. La FSSPX avait été invitée, justement pour faire tomber les préjugés. Ironiquement, c’est son représentant qui a refusé, en expliquant qu’à partir du moment où tous les participants n’étaient pas strictement tradis, ce congrès était un mal objectif. De l’art de renvoyer dans la figure une main tendue. Passons sur l’hommerie.

    Point 1 : D’accord à 90%. Le refus aurait été l’attitude la plus réconfortante, et comme vous je crois, je rêve du jour où une parole forte et claire viendra de nos pasteurs. Pour autant, et d’après le seul texte de l’article, nous ne pouvons pas connaître le contexte. Par ailleurs, le lecteur moyen ou inférieur (moi), ne connait pas le diocèse d’Angoulême. L’évêque a décidé ce qu’il devait faire. Il en répondra devant Dieu, pour le pire et pour le meilleur. Pour nous, dans le doute, autant éviter de verser du vinaigre sur la plaie. Nous ne savons pas tout.

    Sur l’opposition V2 / Syllabus : vaste sujet. Là on parlait de l’évêque d’Angoulême.

    Sur votre phrase : « Je suis un chrétien « de base », et donc plutôt un suiveur comme c’est mon rôle, mais j’essaie de faire coopérer la Foi avec la raison et la logique pour être cohérent, car DIEU est permanence et sans contradiction. » . Amen mon frère, j’adhère totalement et sans réserve. Si je perçois une contradiction, je demande une explication au magistère légitime.

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