L’énigme de la “Madone de l’Humilité” offerte par le pape François

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françois et benoît icône

Nous avons vu, lors de la rencontre historique et émouvante entre le pape François et le pape émérite à Castel Gandolfo hier, le Souverain Pontife offrir une icône de la Vierge à son prédécesseur, et nous l’avons entendu dire : « Ils m’ont dit que c’était la Madone de l’Humilité. Et je vais vous dire une chose : quand ils m’ont dit cela, j’ai immédiatement pensé à vous, à tous les merveilleux exemples d’humilité et de gentillesse que vous nous avez donnés au cours de votre pontificat », le pape émérite répondant avec émotion « Grazie, grazie » en étreignant les mains du pape François… Mais au-delà de l’émotion du moment et de la délicate attention du pape François pour son prédécesseur, la question que l’on se pose, bien sûr, c’est : qui sont ces « ils » ? C’est Robert Moynihan qui perce cette énigme dans The Moynihan Letters d’hier. En effet, le fondateur et directeur du mensuel Inside the Vatican, signale avoir reçu quelques minutes avant d’écrire sa Lettre, un courriel inattendu du métropolite Hilarion – le “n° 2” du patriarcat orthodoxe de Moscou – lui précisant : « Le pape François a offert au pape émérite Benoît l’icône que le métropolite Hilarion a offert au pape François au nom du patriarche Cyrille [le chef de l’église orthodoxe russe] après l’audience privée [avec le nouveau pape] le 20 mars ». Moynihan a aussitôt envoyé un courriel au métropolite Hilarion : « Incroyable. En êtes-vous satisfait ou contrarié ? ». Réponse du métropolite : « Très heureux et très touché ».

6 comments

  1. rocheteau

    c ‘est bien ! c’est bien fait ! que tous ceux qui guettent les « faux pas » du Pape François en soient pour leurs frais…
    nous avons un pape dont la dévotion mariale est profonde et sincère que cela nous soit notre garantie. arrêtons de rechercher ce qui divise alors qu’il est là, notre saint Père, pour être notre unité

  2. louise mathieu

    très beau ces témoignages de partages entre vous, entre nous…mais tous ces dons de valeur inestimables l’église ne sait plus quoi en faire et comment les entreposées et les administrées…un règlement des constitutions de l’église devraient refuser d’une manière humble et diplomate tous ces dons d’oeuvres d’art et suggérer en remplaçement des offrandes à des oeuvres de charité bien visées, bien précises POUR LES PAUVRES..

    • C.B.

      Les œuvres d’art seraient donc, pour vous, réservées aux riches égoïstes qui n’ont aucun besoin (pensent-ils) de l’Église?
      Relisez l’évangile: « des pauvres, vous en aurez toujours »…
      Les riches égoïstes pourraient peut-être être un peu plus souvent sollicités: je suis certaine que vous sauriez quoi faire pour les pauvres avec quelques millions de dollars que vous confierait Bill Gates. Je suis certaine, que vous sauriez quoi faire avec les innombrables cadeaux diplomatiques qui ont été offerts au Président Obama, au roi du Maroc ou d’Arabie… dont le train de vie protocolaire est tellement plus fastueux que celui du Vatican (comparez les budgets).
      D’ailleurs, ces œuvres d’art confiées à l’Église, l’Église sait très bien quoi en faire: ils sont très souvent présentées à l’admiration des fidèles
      -soit gratuitement dans les églises
      -soit dans des musées dont les droits d’entrée apportent l’argent que Judas aurait bien aimé tirer d’un parfum de grand prix…
      Vous vous souvenez certainement aussi que le pape Paul VI a fait don de sa tiare pour une œuvre caritative: combien de chef d’état on fait don de leurs décorations, de bijoux et autres produits d’orfèvrerie?

  3. Sygiranus

    C’était effectivement la réflexion de Judas devant le gaspillage de parfum de la part de Marie-Madeleine sur les pieds du Christ.
    Vous connaissez la réponse de Celui-ci !

  4. rocheteau

    c’est exactement ça, Sygiranus, merci d’avoir suggéré la réponse de Jésus à Judas à propos du « gaspillage » de Marie Madeleine. et croyez vous qu’il soit vraiment possible d’aider les pauvres si personne n’a les moyens d’aider ? les « richesses » de l’Eglise qui servaient d’abord à rendre un culte digne de Notre Seigneur, à qui rien n’est trop beau, à la mesure de sa Majesté et de notre reconnaissance, peuvent toujours servir de garantie dans l’avance des fonds pour l’aumône, la « liturgie » de premiers chrétiens dont parle St Paul

  5. Laurence Dumoulin

    Rocheteau, excusez-moi mais j’ai du mal à comprendre: le fait que le nouveau pape offre un cadeau à l’ancien est une « preuve » bêlante et larmoyante de l’excellence et de la sainteté de celui-là? M’est avis que vous devriez réviser un peu votre conclusion: si quelqu’un en est pour ses frais, c’est bien celui qui débite de telles niaiseries.

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