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Les propos du pape et ses malentendus

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Vendredi, le Pape François a célébré les deux ans de son élection au trône de Pierre. Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, déclare à Radio Vatican :

« Ce qui est très étonnant, si vous voulez, c’est que ça me fait penser à un passage de la seconde épitre aux Thessaloniciens qui est citée dans le Concile Vatican II, précisément dans la constitution sur la parole Dei Verbum où au dernier paragraphe, ils disent : « il faut que la parole poursuive sa course pour glorifier Dieu ». Et je trouve que chez lui, ça se sent. La caractéristique de cette parole, c’est que c’est elle qui a crée le monde. Dieu nous l’a donnée comme une parole pour guider notre vie à travers ce qu’on appelle les commandements qui sont vraiment des paroles de vie. Puis, il l’a poursuivie avec les prophètes : ça a marché, ça n’a pas marché, etc. Alors, il s’est complètement engagé dans cette parole et cette parole est venue dans notre chair et elle a poursuivi sa course à travers les exemples de Jésus, les paraboles de Jésus.

Tout le monde comprenait les paraboles qu’il prenait. Il prenait les moyens détournés. De temps en temps, on voyait qu’il avait envie de parler de manière beaucoup plus claire et dire : « je ne peux pas parce que leurs yeux sont aveuglés, leurs oreilles sont bouchées ». Et Saint Paul dit : « il faut que la parole poursuive sa course » et dans le Pape François, on le voit. C’est-à-dire qu’il est vraiment cette parole pour aujourd’hui. Donc, elle touche tout le monde. Vous dites qu’elle a un grand succès, vous avez raison. Mais ce n’est pas tellement ça qui m’intéresse. Ce qui m’intéresse, c’est que cette parole, c’est sa prière, sa chair et son sang. C’est une parole qui rentrait à l’intérieur de lui, dans son intelligence, dans son cœur, dans son expérience de prêtre, de jésuite, d’argentin et aujourd’hui de Pape. Alors, il vous la donne comme elle est vivante en lui. C’est pour ça qu’elle est si concrète, parce qu’elle passe par les exemples concrets et les mots de tous les jours, de l’expérience qu’il a de l’Église, etc.

Donc, on sent à quel point elle est vivante, à quel point elle est sa chair et son sang. Il y a un passage d’Isaïe qui dit : « chaque matin, la parole éveille mon oreille ». Donc, on a l’impression qu’elle arrive dans l’oreille, que je suis à moitié endormi et puis qu’elle fait son chemin. Elle va aller dans mon cœur, dans mon intelligence et l’après-midi, elle va sortir sur mes lèvres comme une parole de réconfort pour tous ceux qui en ont besoin. Le matin, quand on assiste à la messe de 7 heures, comme cela m’est arrivé lundi avec tout un groupe, on a l’impression qu’il nous donne cette parole comme elle est arrivée le matin même dans sa prière.

Dieu fait avec les choses simples. Il agit d’une manière simple. Il nous parle d’une manière très simple. Les choses qu’il nous donne sont les plus simples possibles et accessibles. Donc, enlever tout ce qu’il peut y avoir de démonstratif, de mondain, de ceci et de cela et entrer sur ces voies de la simplicité. Ça ne nous étonne pas. Ça correspond tout à fait à la grâce du Pape François. Il est vraiment comme cela. Ça touche tout le monde. Quand je vous parle du prophète Isaïe, huit siècles avant Jésus ou du Pape François au 21°siècle, en fait, je vous parle de Jésus. Donc, on nous dit à propos de Jésus : le matin, bien avant le jour, il allait dans un endroit désert et là, il priait. C’est-à-dire qu’il écoutait cette parole. Et quand Pierre et les autres le trouvent en disant : « Et alors, tout le monde te cherche. Il faut y aller », Jésus se laisse faire. Et il dit « Oui, allons-y ! Allons dans les bourgades voisines. Allons-y, prêcher l’Evangile. C’est pour ça que je suis sorti ». 

J’insiste sur le verbe « sortir » parce qu’il est caractéristique du Pape François. Il l’utilise tout le temps, comme vous le savez. Et quand on voit cela au début de l’Évangile de Saint Marc, quand Saint Marc nous présente Jésus, on voit bien le verbe « sortir » qui est très intéressant quand il a Jésus comme sujet. Donc, Jésus, quand il sort, qu’est-ce qu’il fait ? Il sort à la face de Dieu. Je n’en sais rien mais on dit que le Pape se lève à 4 heures et demi du matin et il fait d’abord une heure d’oraison. Donc, il est sorti avant d’aller sur la place Saint-Pierre, le mercredi, avant d’avoir reçu des quantités de gens. Il est sorti à la face de Dieu. Et puis, tout ce qu’il a ingurgité, emmagasiné, écouté, reçu à travers son oreille que la parole a éveillé se trouve dans son cœur et dès la messe de sept heures, il le donne. Dans l’audience, il le donne. Et à tout le monde et tout au long de la journée, il va le donner. C’est ainsi que cette parole touche beaucoup.

J’ajouterai une autre note, c’est qu’il est jésuite. Donc, il a été formé à l’école ignacienne. Il a évidemment des études de théologie très sérieuses, etc. Mais ce n’est pas cela qui est caractéristique. Il n’est pas d’abord un intellectuel ou un professeur. Il est d’abord une parole. Et le propre de cet exercice spirituel de Saint Ignace, c’est qu’il vous force, d’une certaine manière, il vous met sur un chemin sur lequel cette parole doit produire son effet en vous. Et au fond, nous, c’est la première fois que nous avons un Pape jésuite. Et nous ne sommes pas étonnés qu’il nous fasse faire cet exercice spirituel avec la prière de chaque matin.

Vous avez brièvement évoqué le parcours du Pape François, ce Pape qui vient d’Argentine, qui a été prêtre, qui est jésuite, etc. Est-ce que justement son expérience pastorale en Argentine nourrit aussi selon vous sa parole et est-ce que ça peut expliquer aussi la manière dont il s’exprime ?

Oui, je vois aussi fortement la dimension de combat parce qu’il a connu les régimes terribles qu’il y a eu en Argentine et les tensions très fortes qui ont existé dans l’Église et dans la Compagnie de Jésus quand lui-même en était le provincial. Et puis, ensuite, il a aimé ce peuple auquel il a été donné à Buenos Aires pour être un pasteur pauvre au milieu des pauvres, vivre en plein milieu des gens et aller dans tous ces quartiers et y venir et y revenir le plus souvent possible. Donc, ça marque bien sûr sa manière d’être. J’ajouterai à ce que vous dites, par exemple, c’est une insistance majeure pour les pauvres, une Église pauvre pour les pauvres. Je suis sûr que ça touche tout le monde. Maintenant, quand j’entends des évêques partager entre eux, quand j’entends des prêtres partager entre eux, tout le monde revient là-dessus.

Donc, c’est un cadeau qu’il nous a fait. «  Et toi, qu’est-ce que tu fais pour les pauvres ? ». C’était certainement présent avant mais on l’entendait moins tandis que maintenant, on voit que c’est devenu un accent premier. Cependant, à cela, j’ajouterai une chose aussi, c’est qu’on voit la dimension du combat spirituel, c’est-à-dire la présence du démon. Dès le premier sermon qu’il a fait, le 14 mars au matin, il y a deux ans, dans la chapelle Sixtine, quand on a célébré la messe avec lui, le combat spirituel était nommé clairement comme le démon qui est un menteur et qui veut donc notre mort, nous faire tomber et comment la force du Christ nous garde entre ses mains pour nous permettre d’avancer. Et c’est un thème sur lequel il revient souvent. D’abord, c’est présent tout d’abord dans l’Écriture et dans les exercices spirituels de Saint Ignace. Mais je crois que ça correspond aussi à son expérience, des heures rudes et violentes qu’il a traversées quand il était provincial des jésuites en Argentine.

Il a rencontré les séminaristes romains il y a quelques semaines de cela. Il leur a parlé de l’homélie. En gros, comment écrire et dire une bonne homélie. Selon vous, quelles sont les clefs qui peuvent peut-être aider les prêtres, les évêques, tous les jours, dans leur homélie ?

Chez lui, cette parole est très vivante, très concrète et elle vient vraiment, si vous voulez, à la fois de son expérience pastorale, de sa prière et de la façon dont il regarde aujourd’hui l’Église. Souvent, il donne trois verbes, trois mots qui sont, en fait, des pistes d’action et de conversion. Je trouve que nous sommes assez touchés. Chacun a son style. Et il dit : « Moi, faire une lettre particulière aux prêtres, puis une lettre aux séminaristes, aux familles, aux femmes, aux jeunes, aux diacres ». D’autres Papes l’ont fait et très bien, il ne s’interdira pas de le faire mais il dit : « je ne suis pas très doué pour cela ». « Ce que j’aime faire, ce que je sais faire, c’est, en fait être une parole ».D’ailleurs, ce n’est pas tellement donner une homélie, c’est en fait être une parole.

Le Pape a une parole assez libre, on le voit notamment dans les conférences de presse qu’il donne dans les avions quand il revient d’un voyage apostolique à l’étranger. Est-ce qu’il n’y a pas le risque que cette parole, peut-être qui apparait aux yeux de certains comme libre ne provoque des malentendus ?

Oui, c’est arrivé. Quand il a parlé de la paternité responsable qui est un sujet très sérieux dont le Pape Paul VI avait tout à fait parlé et dont il est tout à fait convaincu, il a lâché ce mot malheureux « des lapins » qui a quand même blessé beaucoup de monde. Alors, il y en a qui l’ont pris un peu sur le mode de l’humour car d’ailleurs, c’était de l’humour. Et puis lui-même s’est excusé et il a rectifié. Sa pensée était claire. Il est comme ça. Et donc, dans les mots qu’il utilise, il y a des choses qui sont peut-être un peu étonnantes comme pour sortir de la bouche d’un Pape. Il y a même des adjectifs qui sont drôles, par exemple : dans l’exhortation apostolique, je ne sais pas si c’est une affaire de traduction mais il dit « j’aimerais une présence plus incisive des femmes dans l’Église ».

Ce n’est d’abord peut-être pas ce qu’il souhaite parce qu’une femme, ce n’est pas une incisive. Elle n’est pas là pour mordre. On voit quand même ce que cela veut dire : plus efficace, plus responsable, plus pleine, plus en collaboration concrète avec ce qui se cherche et ce qui se construit à l’intérieur de l’Église. Sur ce sujet, on est tout à fait d’accord. Il s’est d’ailleurs beaucoup expliqué. Donc, l’équivoque qui pourrait naitre du choix d’un adjectif, du choix d’un mot ou du choix d’une comparaison parce que la parole sort de manière tellement spontanée comme un fleuve qui coule qu’il peut y avoir là dedans un impair mais la pensée, elle était claire, bonne et forte. »

27 comments

  1. Castille

    Le Pape Francois pour les Nuls? Nous n’avons pas été habitués a nous munir d’un lexique pour comprendre un successeur de Pierre. Avec l’évêque de Rome, nous devrons prendre a la fois notre parti, et un parapluie.

    Que Saint Joseph veille sur la chrétienté.

  2. ajc

    ’il est vraiment cette parole pour aujourd’hui.
    Cette parole, c’est sa prière, sa chair et son sang.
    … une parole qui rentrait à l’intérieur de lui, …il vous la donne comme elle est vivante en lui… elle est arrivée le matin même dans sa prière… le Pape se lève à 4 heures et demi du matin… Il est sorti à la face de Dieu…Dieu fait avec les choses simples… Jésus, quand il sort, qu’est-ce qu’il fait ? Je n’en sais rien …
    …la grâce du Pape François… Il agit d’une manière simple. Il nous parle d’une manière très simple. Les choses qu’il nous donne sont les plus simples possibles et accessibles…’il est jésuite… la parole sort de manière tellement spontanée comme un fleuve qui coule qu’il peut y avoir là dedans un impair…
    Il n’est pas d’abord un intellectuel ou un professeur…Quand je vous parle du prophète Isaïe, huit siècles avant Jésus ou du Pape François au 21°siècle, en fait, je vous parle de Jésus… je vois aussi fortement la dimension de combat
    Il est d’abord une parole…. il donne trois verbes, trois mots…Il a évidemment des études de théologie très sérieuses… …« Moi, faire une lettre particulière aux prêtres, puis une lettre aux séminaristes, aux familles, aux femmes, aux jeunes, aux diacres »… « je ne suis pas très doué pour cela ». « Ce que j’aime faire, ce que je sais faire, c’est, en fait être une parole »…
    …il a lâché ce mot malheureux « des lapins »… Sa pensée était claire… Il est vraiment comme cela
    Oui, je vois aussi fortement la dimension de combat parce qu’il a connu les régimes terribles… dans la chapelle Sixtine,…

    exercice spirituel… c’était de l’humour

  3. brandenburg

    Cet entretien est assez convaincant malgré son ton un peu relâché:ça,c’est,c’est que,c’est qui,toujours ce ça un peu vague!Si l’on résume,l’on pourrait tirer la conclusion que pour nous,les rares occidentaux qui savons encore ce que mot veut dire,il nous faudrait « traduire » ce qu’au premier regard ,on pourrait considérer comme un bavardage de plus dont nous sommes assommés edansle langage clair et ferme auquel nous sommes attachés.Pourquoi pas?Mais l’on peut comprendre aussi que ce travail permanent ne soit pas facile et surtout que l’on craigne que ne s’en délectent tous les opposants au catholicisme,les indifférents,les tièdes et les mous-ce que nous sommes aussi-et comprennent ce fleuve de paroles dans un sens radicalement contraire aux intentions du Pape,chose qui est déja plus qu’évidente!Je pense et j’espère que quand le Pape devra bien prendre la plume pour tirer les conclusions de ce synode-trop long et décidé un peu à-la-va-vite comme le dernier Concile d’où confusion accrue et écharpages en tout genre-nous y verrons plus clair!En attendant à nous d’être patients et de ne pas prendre trop vite la mouche sans pour autant renoncer à soutenir de toutes nos forces les « fermes » comme les Cardinaux Burke,Pelt,Sarrah,Muller et bien d’autres et en ne lâchant rein aux hypocrites style marx,kasper et alii dont les buts destructeurs sont évidents et qui nous viennent d’Eglises locales déja à moitié mortes!

  4. Super explication et hommage de Mgr Barbarin, qui trouve, comme d’hab. les mots justes pour expliquer et clarifier les propos du Saint Père (trop controversé par certains tradi, qui le trouve trop « moderne », parce qu’on compare les papes entre eux, les gens entre eux, moi-même j’ai tjs été comparée à d’autres, et dans le mauvais sens évidemment, la comparaison n’apporte rien de bon). Mgr Barbarin explique sa simplicité du coeur, mais Mgr Barbarin, qui a connu l’expérience d’une grave maladie et qui est passé par des épreuves, parle tjs de façon simple et claire. Et justement Dieu nous a donné ce pape, le 1er à prendre le nom de François, et qui veut qu’on l’appelle « pape François », il nous l’a donné pour son coeur humble et simple, son amour très concret des pauvres. Et il connaît à l’image de son saint Patron St François d’Assise, qui a été terriblement controversé avec son amour de la pauvreté, l’épreuve de la contradiction permanente, je cite, chez les tradi, il est trop moderne et serait pour la révolution y compris au niveau du dogme et l’interprétation de ses propos laisse largement à désirer, comme il semble avoir un peu de succès auprès des média, un peu mais différemment de St Jean-Paul II, ça le rend suspect aux yeux des gens proches de la Tradition, dont je fais partie d’ailleurs et ces propos sont interprétés. Et pour les gens de « gauche », alors comme il était prêtre en Argentine, il était forcément du côté de la dictature du général Vidéla (j’ai une amie chilienne communiste et pour elle forcément tout ce qui est d’église est de « droite » et soutenant les dictatures de droite, faisant un très très grave raccourci, car on serait bien surpris de voir le nombre de croyants laïcs, clergé etc dans ces geôles, mais comme il y a eu des disparitions, comme les gens ne se sont pas vantés d’avoir aidé des résistants, on le saura jamais. Ces gens-là faisant fi et même niant les camps de concentration communistes qui existent aussi de par le monde, faisant entre prisonnière toute personne croyante en quoi que ce soit. Donc au finish, comme la plupart des derniers papes, de tous, je pense il plaît ni d’un côté, ni de l’autre, et c’est pas sa mission de plaire, pas plus que ma mission d’infirmière est de plaire (et pourtant ma hierarchie a tjs insisté pour que je plaise !!! à tout le monde, je leur ai dit non ma mission est de soigner les gens au mieux, pas de plaire aux malades et aux collègues, c’est mission impossible que de plaire à tout le monde). Donc comme d’hab. l’âme humaine ne retient que ce qui ne lui plaît pas. Mais enfin quand est ce qu’on va se réveiller. L’Eglise c’est une famille, et c’est comme une famille humaine, vous pouvez avoir 10 à 15 enfants, mais ils seront tous différents. Arrêtons de vouloir des clônes, des photocopies, des gens qui nous plaisent etc. Moi-même j’ai dû travailler sur moi pour arrêter de vouloir plaire à mes collègues, mes malades (c’est encore ceux à qui je plais le mieux), à des amis (qui bcp s’empressent de me lâcher au bout de tant d’années ou pour je ne cherche plus à comprendre), à ma famille. Non notre mission sur la terre est de vivre notre vie de baptisé, de nous efforcer d’être saint, d’aimer Dieu et notre prochain. Notre Pape a cette capacité de s’adapter aux gens, de simplicité. Oh Le Pape Benoit XVI l’avait aussi, mais comme c’était un professeur de théologie on lui avait aussi collé une étiquette, mais dans la vrai vie, c’était quelqu’un rien de plus simple, St Jean-Paul II, lui il a été forgé dans la simplicité aussi. Mais zut arrêtez, chacun est différents. Dieu crée, et créer cela implique des âmes différentes et ce qui nous unit c’est d’essayer de ressembler chaque jour un peu plus à Jésus et à Marie, de tendre vers la sainteté, de prier les uns pour les autres, et de vivre la communion des saints. Mais franchements si on était des clônes, on s’ennuierait dans la vraie vie et dans la vie éternelle. Non pour Dieu on est tous unique. C’est le propre de Dieu, Dieu ne connaît pas le moule.

  5. Hervé Soulié

    Trop d’encensement.
    Même si le pape a beaucoup de qualités, ce que personne ne conteste, il n’est pas utile d’en rajouter, dans le style « brosse à reluire ».

  6. YR

    Oui enfin pour les femmes dans l’Eglise… elles sont déjà bien présentes. Que voudrait le Pape de plus pour la femme ? Il n’y a qu’à visiter les paroisses pour voir que la femme y est bien présente, trop présente même pour distribuer la communion par exemple. La femme n’est pas prêtre, elle devrait rester présente mais avec une certaine réserve comme agissait la Sainte Vierge pendant l’apostolat de Son Fils.

    • GUIDA

      Si la gente masculine était plus nombreuse dans les paroisses, la question aurait moins d’acuité. Où sont les hommes pourrait-on chanter en ce domaine aussi. Il est heureux que les femmes soient présentes car sans cela beaucoup de nos paroisses n’existeraient plus. Au lieu de vous lamenter sur le fait que le Pape souhaiterait leur attribuer un rôle ou une mission dans l’Eglise, il serait plus judicieux que vous proposiez une solution pour ramener les hommes jeunes ou vieux dans les églises. La critique est aisée…..

      • YR

        A Guida
        Comment ramener les hommes dans l’Eglise ? Il faudrait d’abord comprendre pourquoi ils en sont sortis.
        Il y a de nombreuses solutions mais elles ne sont pas « spirituellement correcte » pour les hommes d’église actuels, que de grâces perdues à cause de certaines mauvaises volontés !!!
        Le remède serait pourtant simple :
        – enseigner le catéchisme CATHOLIQUE, accepter de rendre la Messe Tridentine partout lorsqu’elle est souhaitée, rétablir l’adoration du Saint Sacrement, solenniser les fêtes du Bon Dieu, du Sacré Cœur, de Marie, rétablir les recollections pour jeunes, pour adultes, proposer des retraites, encourager le vrai scoutisme, préparer sérieusement les fiancés au Mariage, expliquer les sacrements, expliquer la messe, rendre son caractère essentiel (avant de communier) au sacrement de pénitence, proposer des pèlerinages (pas seulement du tourisme), réciter le rosaire dans les paroisses, amener les fidèles à faire des actes de consécration de leur foyer au Sacré Cœur, etc…etc…MAIS se serait rétrograde pour beaucoup.
        Pourtant si les prêtres de bonne volonté et AIMANT vraiment le Christ s’activaient à cela, les laïcs suivraient et pas seulement les femmes.

        Vous m’encouragez à cesser la critique, je vous encourage à visiter les familles traditionnelles dans l’exercice de leur vie quotidienne, vous verrez la différence. On jugera l’arbre à ses fruits !

  7. Luc

    Les « malentendus » de François Ier? Pour qui nous prend le cardinal Barbarin? Ce pape est un jésuite retors (il l’a dit lui-même: « sono un poco furbo »), qui lâche des propos ambigus pour carresser les media – l’esprit du monde – dans le sens du poil. Si par hasard le pape avait été réellement naïf une fois, il n’aurait pas reprduit l’expérience. Or ses interviews et « petites phrases » scabreuses ne cessent de se multiplier.
    La conclusion s’impose d’elle-même: ces ambiguïtés sont voulues par le pape.
    Le cardinal Barbarin ferait mieux de ne pas prendre le peuple catholique pour des naïfs. Et il est heurtant de voir Riposte catholique reproduire ces propos lénifiants de l’archevêque de Lyon sans commentaire critique, comme s’il fallait avaler tout rond ces énormités.

      • Laurence

        Guida, je pense que Luc est tout simplement clairvoyant. Cessons de prendre des vessies de porcs pour des lanternes! Si vous voulez vous aveugler, soyez modeste: gardez ça pour vous.

  8. rocheteau

    de toutes façons il est si facile de critiquer le pape : on prend de lui quelques paroles sorties de leur contexte et on en tire les conclusions les plus désobligeantes possible, en fonction de nos idées qui ne lui correspondent pas …

    mais pourtant c’est lui le pape ! c’est lui qui a été élu normalement et grâce à l’intervention du Saint Esprit qui a promis son assistance à l’Eglise. Même s’il ne plaît pas à tout le monde, il est à la place de Pierre et le suivre s’est être sûr d’être dans la voie la meilleure, sur le plan spirituel au moins ! Moi qui ne suis ni théologien ni philosophe, ni scribe ni savant, mais « chrétien de base » comme on dirait aujourd’hui, mon intérêt c’est de l’écouter et si possible de faire ce qu’il dit et demande. l’unité dans l’Eglise ne peut se faire qu’autour de lui.

    • Laurence

      Rocheteau, je comprends que vous soyez catholique de base et pas théologien mais gardez bien a l’esprit qu’il existe un gros problème appelé « papolatrie ». Tout d’abord, le pape engage très rarement son infaillibilité. En d’autres termes, dans la plupart des cas il peut se tromper. Ensuite, cessons de croire que le pape aurait tout pouvoir sur l’Eglise. Ce n’est pas lui qui fait la vérité mais il doit être humblement au service de la vérité. L’Eglise est malade d’une conception « inflationniste » du pouvoir papal.

      • rocheteau

        bon ça va ! je me suis déjà fait traiter de fondamentaliste me voilà maintenant classé papolâtre…. on peut vénérer le pape sans pour autant l’adorer il me semble ! on m’a appris à respecter les 3 blancheurs à l’école de Saint Jean Bosco, qui sont pour moi l’essentiel vital et la richesse de notre Eglise Catholique….

    • YR

      Bien sûr que c’est le pape, élu comme il se doit, c’est incontestable mais cela n’empêche pas que son attitude tranche vraiment avec les papes précédents. Il n’a jamais expliqué à la chrétienté pourquoi il ne veut pas être Pape selon la Tradition de l’Eglise (n’être qu’évêque de Rome, se loger hors des appartements prévus, son obsession pour une église pauvre, la théologie de la Libération ré-étudiée, etc). Ce pape a un discours curieux, ses homélies sont des successions de phrases négatives ciblant on ne sait qui. Les chrétiens ont besoin de définitions VRAIES sur les sujets traités et non des critiques continuelles sur ce qu’il n’aime pas (en particulier ce qui touche à la Tradition, comme par hasard).
      Il pourrait aussi réformer en construisant pas en bouleversant brutalement tout ce que la papauté (l’Eglise) a édifié depuis des millénaires de catholicité et ne pas dégrader son Autorité morale (ce qu’il représente pour les milieux non chrétiens).
      Pourquoi les médias (anti catholiques) encensent ils autant ce pape ?
      Il y a quelque chose de grave qui se prépare si le synode persiste dans sa pastorale nouvelle vague qui ignorerait les dogmes. Ce sera la mise en place d’une autre religion. Les discours des cardinaux Burke, Sarah sont très significatifs sur le malaise actuel de ce pontificat.
      (Voir sur site  » Benoit et moi »).

  9. Frankie

    Un jésuite « fourbe » qui prend le monde à témoin pour faire passer ses réformes ! C’est le pape de ceux qui ne sont pas catholiques ! Certainement pas le pape des catholiques ! C’est le pape d’une religion liquide est facile ! Bref un bon protestant !

    • rocheteau

      bravo vous êtes de ceux qui se croient plus catholiques que le pape ! n’est-ce pas plutôt prétentieux ? et qu’est ce que la foi sinon faire confiance, s’appuyer sur l’Esprit qui anime et soutient son Eglise…. si on est surpris et même choqués par certains des propos du pape, on lui doit respect et obéissance pour tout ce qui est spirituel…. bienheureux ceux qui peuvent aujourd’hui faire la différence entre le spirituel et le temporel ! pour être sûr de ne pas se tromper sur l’essentiel, qui fait la motivation de nos choix , de nos vies et de notre éternité, n’est-il pas plus simple d’accueillir toute parole du pape avec un esprit volontairement bienveillant et non critique à tous crins ? c’est forcément simpliste mais heureux les pauvres en esprit le Royaume leur appartient !

      • Frankie

        Très Cher ! La papauté n’est pas le pape régnant ! Si je respecte et vénère l’institution, rien ne m’oblige à apprécier un pape qui selon beaucoup est une calamité pour l’église ! C’est un pape divise qui dilue qui efface le péché en invoquant la miséricorde à tout bout de champ ! Un pape qui n’aime pas les catholiques ni ce qui est catholique ! Un bon qui dit bonsoir ou bonjour à chacune de ses apparitions publiques ! Bref ! Une église pauvre ne signifie pas une église misérable ! La preuve de tout ceci vous l’avez en lisant les prises de positions sur riposte !

      • Frankie

        Il se définit lui même comme tel ! Relisez ses nombreuses interviews ! Tous ses actes visant à déstabiliser les familles (des lapins) les fidèles tradis (des fanatiques) les prêtres qui défendent le magistère les dogmes et la doctrines (des pharisiens) la curie (des bandits de grands chemins) etc.
        Et tout ça au grand jour !!!! En faisant les choux gras de la presse anti-catholique ! Ne dit-on pas que la louange est publique mais la réprimande privée ! Il doit être bien malheureux de se retrouver entouré de personnes si peu recommandables !!! Il parle trop c’est un fait indéniable ! Il parle à tort et à travers ! Mais c’est vrai ! Qui suis-je pour juger !!!

  10. Cassianus

    Il aurait été maladroit, de la part d’un subalterne, de ne pas porter aux nues son supérieur hiérarchique. Mais rien n’empêche de prendre ses paroles au second degré.

    Quand le Pape dit qu’il aimerait une présence des femmes plus incisive, est-ce ce n’est pas aussi un peu une galéjade ? Il le pourrait pas être cynique au point d’oser une telle flagornerie. Les femmes, elles sont partout dans l’Eglise ! Ce sont elles qui font et défont dans les paroisses. Une présence plus incisive ? Mais si les pauvres curés ne sont pas seulement mordus, mais avalés tout crus par les harpies qui leur imposent leur collaboration !

  11. Buffalo

    Plus de femmes dans l’Eglise? Parce qu’elles n’y étaient pas jusqu’à maintenant? Les femmes sont très présentes dans l’Eglise, malheureusement pas toujours à la place qui leur revient. Ce qui est inquiétant, c’est que les hommes n’y sont plus, parce que un certain clergé a dévirilisé la religion, en en faisant une affaire de femmes et d’enfants, voire d’infantilisme. Il suffit de se promener dans la plupart des paroisses pour voir comment la liturgie est crétinisée et dominée par des dames-patronnesses envahissantes et de pauvres enfants à qui ont apprend à profaner les églises et à communier n’importe comment. Comment des hommes sensés pourraient encore considérer la religion comme quelque chose de sérieux? Le problème, c’est que les hommes sont virés de partout: ils sont priés de ne plus être les chefs de la famille, au profit de la fumeuse autorité parentale. le modèle du mâle est remplacé par l’idéal de l’asexué, éternel adolescent et consommateur docile.
    De grâce, que les hommes retrouvent toute leur place dans l’Eglise!

    • brandenburg

      Très bien mais n’oubliez pas quand même les Docteurs de l’Egise femme:Sainte Hildegarde Von Bigen,Sainte Catherine de Sienne,Sainte Thérèse d’Avila,Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de
      la Sainte Face-il m’en manque deux-et peut-être demain Sainte Bénédicte de la Croix,de son vraie non Edith Steine,juive convertie avec sa soeur,carmélite,philosophe,conférencière,poétesse essayste et brûlée à Auschwitz où avant de mourir elle dit: »je meurs pour mon peuple »Enfin si les hommes se laissent émasculer ,ils n’ont qu’à s’en prendre à eux d’être des lopettesi comme 50% des maris américains qui préfèrent leur smartphone à leur femme!!PS Sur Edith Stein ,téléchargez et imprimer sur internet: »Edith Stein et la femme:perspectives anthropologiques et spirituelles » par Sophie Bingelli,nouvelle revue
      de théologie,n° 123,2001.Messieurs au lieu de faire du surf,lisez Saint Thomas d’Aquin!

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