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Les profanations selon Mgr Di Falco

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Dans sa chronique du dimanche 1er mars 2015, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri déclare :

« Une tête de port [sic] devant une mosquée. Un tabernacle fracturé et les hosties répandues par terre. Des tombes cassées dans un cimetière juif. Une mosquée souillée d’excréments. Des crucifix plantés à l’envers dans le sol. Une croix gammée gravée sur le mur d’une synagogue.

Est-ce que je dois continuer ? Je pourrais. Car cette liste est très longue. Trop longue. Et je ne parle là que de ce qui se passe en France. Ceux qui s’attaquent aux lieux de culte, aux symboles des religions montrent bien plus qu’une impensable haine, ils révèlent l’échec d’une société qui permet à certains de rester dans l’ignorance, l’obscurantisme, l’intolérance et le fanatisme.

Quelles valeurs transmettent la société, les médias, internet, les réseaux sociaux, l’école, les parents, quand des gamins de dix ans refusent de respecter une minute de silence en affirmant être du côté des terroristes ou quand des adolescents de quinze ans font des saluts nazis en criant « Heil Hitler » ?

Comment peut-on avoir l’idée, rien que l’idée, l’idée seulement, de saccager des tombes, de saccager la mémoire d’un peuple, d’une nation, de saccager le repos des ancêtres ? Dans ce monde tourmenté par les conflits incessants, même la mort ne semble plus apporter et promettre la paix.

Ne dit-on pas que l’on mesure le niveau d’humanité d’un peuple primitif au culte des morts ? Si tel est le cas nos sociétés sont en totale régression.

Il y a ceux qui sont les auteurs de ces actes mais il y a aussi ceux parmi nous, parmi nos proches qui justifient ou qui relativisent ces actes. N’avez-vous jamais entendu cette phrase ô combien destructrice : « Oui, cela est horrible mais avec ce que les victimes ont fait, il fallait qu’elles s’y attendent » ou encore « ils n’ont que la monnaie de leur pièce ». Alors sommes-nous un peuple tellement primitif que nous parvenons à justifier la violence et la barbarie ?

Il y a quelques jours, devant les responsables religieux du département, le préfet des Hautes-Alpes racontait le massacre sanglant d’un petit enfant par des extrémistes prétendant agir au nom de Dieu. Le préfet a alors demandé de lui montrer où dans la Bible, dans le Coran, dans la Torah, il était demandé d’assassiner un enfant ? Non, on ne peut pas tuer au nom de Dieu. Non, on ne s’en prend pas aux vivants et aux morts au nom de Dieu.

Le constat est là. Mais qu’en faisons-nous ? Que faisons-nous autour de nous, non pas pour démanteler les filières terroristes – cela n’est ni dans nos moyens ni de notre compétence –, mais pour faire comprendre la gravité des événements que nous vivons, pour apaiser la virulence de certains, pour transmettre des valeurs tout simplement humaines.

Bien entendu, cette éducation, cette sensibilisation commence à l’école. Nous, adultes, nous ne nous lassons jamais d’avoir la curiosité de l’autre, de sa culture, de ses opinions, de son histoire, de ses croyances. C’est le chemin pour bannir la peur de l’autre qui n’est pas comme moi.

Le 9 mars, au théâtre du Gymnase Marie-Bell à Paris, je serai avec Tareq Oubrou, recteur de la Grande Mosquée de Bordeaux, Arie Folger, Grand Rabbin de Munich, pour une soirée animé par l’ancien journaliste du Monde expert des religions, Henri Tincq, dans le cadre de la série « Les Témoins des Possibles ». Ce soir-là, nous essayerons, dans un dialogue interreligieux intitulé « T’ar ta gueule à la récré », pour reprendre le titre d’une chanson d’Alain Souchon, et parce que cela commence sur les cours de récréation, ce soir-là nous tenterons de montrer que les religions ne sont pas l’opium du peuple et que, aussi étonnant que cela puisse paraître, le dialogue et l’écoute mutuelle sont possibles. »

35 comments

  1. Otto

    Mais Mgr. sait que ce ne sont pas  » les  » rédigions qui posent problème, mais l’islam, et que c’est bien le coran, qui est a l’origine de ces problèmes. Des musulmans tuent au nom d’Allah, suivant le modèle de Mahomét. Donc c’est possible et une réalité. Mais Mgr. fait semblant de ne pas le savoir, et il est « gentil ». Sauf que ça facilite seulement la taquia et ne sauvera personne.

    L’éducation nationale, Le Monde etc. sèment la haine contre le catholicisme. Mais surtout pas le dire !

    Et il mélange tout, met des choses bien différentes sur le même plan.

    « Que faisons nous? » Peut-être commencer par être courageux et appeler les choses par leurs noms ? Identifier les responsables ? Car ce n’est pas toujours « nous tous » ! Un blabla gentil avec des yeux bien fermés ne sert à rien, à part d’une bonne presse pour Mgr. dans les médias de la république.

    • Onclin

      « Peut-être, commencer par être courageux  » mais ce courage impose de dénoncer ce type de monseigneur et hélas, il n’est pas le seul. Or le catholique hésite manifestement avant de passer devant ce type de courage, car c’est la hiérarchie qui est en point de mire et ce n’est pas n’importe laquelle. Il en va de même avec les propos hérétiques de ce Pape François dans ses différents dialogues au « monde ». Là, moi, catholique je suis vraiment abasourdi par ce Pape.

  2. Philomène

    D’accord ,mais entre la chanson: « tu vas voir ta gueule à la récré », et les atrocités commises par les djihadistes contre hommes, femmes et enfants, il y a plus qu’une différence de degré. Tous les enfants se chamaillent et peuvent se battre, même entre frères et sœurs, mais les psychiatres expliquent bien que tous les adultes ne sont pas capables de « passer à l’acte » criminel. C’est encore du catholicisme bisounours; Mgr Di Falco passe sous silence qu’il y a des agresseurs: les islamistes et des victimes: les juifs, les chrétiens et d’autres encore…

  3. Maurice

    Ne dit-on pas que l’on mesure le niveau d’humanité d’un peuple primitif au culte des morts ?

    Cela fait un bon moment qu’il n’y a plus de respect !

    Une grande partie de ceux qui ont été jeunes dans les années 70 en sont les responsables en ayant voulu une soi-disant liberté, nous la payons un max cette liberté de tout dire et faire ; qu’y a-t-il de respecté ? Rien ! La revue Charlie en est un exemple que plus rien n’est respecté, même les juges et les politiques valides le non-respect, sauf lorsqu’ils sont concernés ! Là, ils montrent les dents, souvenez-vous de la Taub et de la banane.

    Pour une fois, je suis d’accord avec Mgr Di Falco.

  4. Marguerite

    D’accord sur certains points.
    Le Coran stipule bien de tuer les mécréants, pas les enfants.
    Tarek Obrouk ? C’est la Confrérie des Frères Musulmans, mouvement terroriste …. et grand ami de Juppé ! Il a la cote mais pour mieux s’approprier notre France, avec beaucoup d’autres ….
    Ces contacts inter religieux ne servent à rien …. car chacun reste sur ses positions et ne veut pas comprendre la religion de l’autres mais … c’est humain ?

  5. mimi

    Est-ce que Monseigneur a lu le coran, les haddiths ?
    Si oui, il ne dirait pas que dans le coran, on ne doit pas tuer un enfant. Il faut tuer tout ce qui n’est pas musulman, tout simplement. L’esclavage est une donnée évidente. L’amour du faible et du prochain n’existe pas, l’obole qui est un devoir , pas une charité, n’est qu’entre musulmans.
    Les djihadistes sont des musulmans qui respectent le coran à la lettre. Et à l’esprit.
    Il est dit aussi que c’est un devoir de mentir aux non musulmans. C’est ce langage faux appelé takiya que certains croient pour vrai, qui va être donné devant Monseigneur.
    Ceci dit, il y des musulmans inspirés aussi par le Christianisme qu’ils ont cotoyé, aidés sans qu’ils le sachent par le Dieu d’Amour. Il faut beaucoup prier pour eux mais ne pas écouter les prêcheurs musulmans. Tout ce qu’il y a de bon dans les sociétés ne procède pas de leur allah mais de Dieu trinité d’amour.

  6. toto

    « Il y a quelques jours, devant les responsables religieux du département, le préfet des Hautes-Alpes racontait le massacre sanglant d’un petit enfant par des extrémistes prétendant agir au nom de Dieu. »
    Le préfet des Hautes Alpes en tant que représentant d’un état qui génocide 220000 bébés par an dans le ventre de leur mère, ferait mieux de fermer sa gueule. Il est co-responsable des avortements qui ont lieu dans son département (23 avortements pour 1000 femmes de 15 à 49 ans, un des taux les plus élevés en France), avec l’aide de l’Etat et de tous les organismes de santé départementaux. Où sont les centres d’accueil pour les femmes en détresse promis par la loi Veil?

  7. Cassianus

    Où dans la Bible, est-il commandé d’assassiner un enfant ? – Mais dans l’histoire d’Abraham, d’abord. Il est indéniable que le mérite d’Abraham, dans cet épisode si fondamental de la religiosité hébraïque, est d’avoir eu la ferme volonté d’assassiner son propre enfant pour faire plaisir à Dieu. C’est à un ordre explicite de Dieu, du seul vrai Dieu, qu’il obéissait. Il ne suivait pas une impulsion religieuse erronée. Il obéissait, comme les Prophètes, à des paroles entendues directement de Dieu.

    Ce précédent, par son évidence, sa solennité, sa notoriété, son importance décisive pour l’élection d’Israël et donc la légitimité du titre de Christ donné à Jésus, ce seul précédent suffit amplement à établir que :

    – la vie humaine (indépendamment de l’âge et du sexe) peut être demandée en sacrifice par Dieu
    – et que, dans ce cas, l’amour de Dieu consiste à tuer un être humain.

    De fait, il y a plusieurs autres passages, dans la Bible, où Dieu commande l’homicide. Il y a telle guerre où Dieu commande d’exterminer les ennemis et punit son peuple d’avoir laissé à quelques uns la vie sauve. Il y a la Loi, tout simplement, avec sa peine de mort pour certains crimes abominables. La mise à mort du coupable de l’un ou l’autre de ces crimes était une obligation religieuse absolue, dont dépendait l’ultérieure protection de Dieu pour l’ensemble du Peuple.

    Il en résulte que le principe islamiste selon lequel certaines personnes doivent être tuées par les serviteurs de Dieu afin que Dieu obtienne des hommes une service auquel Il a droit et que, par le moyen de cette offrande, l’ensemble des hommes qui craignent Dieu jouissent de sa bénédiction dans cette vie et dans l’autre, ce principe, dans son essence, ne peut pas être récusé comme impie sans, du même coup, faire fi de l’inspiration divine des Saintes Ecritures. Ce n’est pas sur l’idée de l’homicide religieux que nous pouvons quereller, mais juste sur l’authentification de la parole de Dieu : sur les critères à observer pour déterminer qu’une parole dite venue de Dieu est bien une parole de Dieu, et non une invention des hommes ou des démons.

    Or il n’est pas possible d’inclure dans ces critères une prohibition absolue de l’homicide, car si Abraham avait eu un tel préjugé, il n’aurait pas obéi à Dieu.

    La marge de manœuvre théologique pour contrer l’islamisme violent (je dis bien : théologique, car du blabla apologétique ronflant, ça c’est autre chose) est donc extrêmement exigüe. Il faut faire avec. Si nous continuons de tricher avec la Bible, en faisant semblant de ne pas voir que Dieu y commande des guerres, lesquelles, par conséquent, sont des guerres saintes, et des meurtres, qui sont par conséquent des holocaustes, nous pourrons bien convaincre des humanistes occidentaux, mais jamais de vrais intellectuels musulmans. Ni, je dirais, aucun « fondamentaliste » juif ni chrétien, si par « fondamentaliste » il faut désigner celui qui lit les textes tels qu’ils sont écrits.

    • Casterman

      Cassianus, vous lisez la bible (Ancien Testament) exactement comme le font les musulmans, en mettant tout au même niveau, et en croyant que les moindres préceptes de l’Ancien Testament sont des préceptes formels de Dieu (tuer). Ce que vous ne comprenez pas, tout comme les muzz, est que : 1. L’Ancien Testament est ANCIEN, donc dépassé par le Nouveau. 2. L’histoire de l’Ancien Testament est de plus humano-divine : y sont mélangées la volonté éternelle de Dieu et les moeurs et mentalités des homme (= caractère inspiré et non dicté de la bible). Si vous ne savez pas cela, vous n’êtes pas chrétien, mais plutôt vous raisonnez comme un muzz.
      Enfin, remarquez tout de même que Dieu n’a pas permis à Abraham de sacrifier son fils, et qu’il a même proscrit tout sacrifice humain. Pour les guerre, c’étaient les moeurs barbares de l’époque — les même finalement que celles de la Révolution française !

      • Cassianus

        Permettez-moi de vous faire remarquer deux choses :
        – Que les Musulmans qui tuent au nom de Dieu ne sont pas des Chrétiens.
        – Que l’interprétation catholique de la Bible en ce qui regarde l’obligation de tuer se trouve amplement exposée dans de nombreux traités de morale dûment approuvés par l’autorité ecclésiastique, et que la peine de mort s’y trouve justifiée sans ambigüité.

        Plaquer sur la Bible, en plus d’une relecture chrétienne dont les principes ont constamment évolué (pensez à l’exégèse allégorique des premiers siècles) une mentalité catholique progressiste, en rupture avec la grande tradition de l’Eglise, me paraît être pour le moins maladroit lorsqu’il s’agit de convaincre des « fondamentalistes », c’est-à-dire (je me cite) des gens qui lisent les textes tels qu’ils sont écrits.

    • D’abord seule l’Église peut interpréter authentiquement la Bible. Donc, c’est à elle qu’il faut demander des explications.

      Ensuite, à mon avis, le récit au sujet du sacrifice d’Abraham démontre surtout que Dieu ne veut pas de sacrifices humains. Il démontre aussi que Dieu est maître de la vie et de la mort. Le récit des guerres de conquête imposée par Dieu à son peuple démontre à un autre point de vue que seul Dieu est le seul maître de la vie et de la mort. Induire de ces récits que l’on est représentant de la volonté divine en 2015 en tuant son prochain sous prétexte de foi religieuse et/ou d’inspiration divine, démontre que l’on est victime de son imagination échauffée conduisant au crime. Pas plus. Celui qui tuerait au nom de la Bible ne démontrerait rien contre la Bible qui au contraire donne comme règle générale de ne pas tuer. Même si la Bible nous rappelle que seul Dieu en définitive peut retirer la vie quand Il veut et comme Il veut. De fait il le fera à chacun d’entre nous un jour ou l’autre.

      http://bible.catholique.org/livre-du-deuteronome/3624-chapitre-5

      Les arguments éculés des antisémites, que l’on retrouve parfois sur un blog catholique, n’ont donc, selon moi, aucune valeur.

      • Cassianus

        Dites aux Musulmans qui égorgent les Chrétiens de demander à l’Eglise des explications sur le sacrifice d’Abraham et les autres violences de la Bible 🙂

        Le seul point fort de votre réponse, si je peux me permettre de m’exprimer aussi librement, c’est de poser le problème de la volonté divine en 2015. J’avais fait allusion à cette possible stratégie dialectique en parlant de l’authentification de la parole divine.

        Moi, ce que je cherche à démontrer ici, c’est que la sève biblique qui a donné naissance au Coran et dont nous tirons argument pour notre dialogue avec l’Islam est porteuse aussi bien du plus sanguinaire fanatisme que des valeurs humanistes qu’à l’heure actuelle nous voudrions opposer à la férocité de DAECH et autres monstruosités islamistes.

        Affirmer, comme cela se fait aujourd’hui dans l’Eglise, que la foi en Dieu est essentiellement opposée à l’homicide, est faux non seulement du point de vue de l’histoire des religions monothéistes, MAIS AUSSI DU POINT DE VUE BIBLIQUE.

        • À vrai dire, ce n’est pas la foi qui nous dit que tuer au nom de la foi en Dieu est une faute. C’est la raison universelle de l’homme. Car la raison universelle de l’homme enseigne comme vérité universelle l’égalité de tous les êtres humains dans leurs droits fondamentaux.

          La question des récits, des récits bibliques, des récits historiques et de leurs interprétations reste soumise à la raison qui ne contredit pas la foi. Or la raison nous dit que, historiquement, Dieu, maître de la vie et de la mort, a pu parler et entrer en relation avec des hommes en leur parlant ouvertement. Elle ne nous oblige pas à le croire. La foi nous enseigne que dans l’histoire Dieu a parlé à des hommes et leur a enjoint d’exterminer des peuples. La raison nous dit alors que Dieu est maître de la vie et de la mort et qu’Il a pu ordonner la mort par le fer dans un guerre de conquête de peuples entiers comme Il nous a voués tous à la mort. La foi nous enseigne qu’Il l’a ordonné historiquement pour des motifs qu’il n’a pas cru devoir nous révéler. On ne peut rien inférer de ce récit historique contre la raison universelle de l’homme. Ce récit ne contredit pas qu’aucun homme sensé puisse se croire missionné par Dieu pour tuer son prochain, car cela contredit la raison universelle de l’homme, ne serait-ce que parce qu’il n’a aucun titre de créance (que détenait Josué, successeur de Moïse, par exemple). Moïse n’était pas un aliboron, est-il besoin de le rappeler ? Il était « le plus ancien des historiens, le plus sublime des philosophes, le plus sage des législateurs ».

          D’ailleurs, à un autre point de vue, à un autre point de vue, je vous rappelle que tout événement passé, si regrettable ou horrible qu’il puisse nous paraître, même s’il résulte d’une faute morale personnelle (ce qui n’est pas le cas de Josué et de ceux qui lui ont obéi) doit être considéré comme volonté irréformable de Dieu. Chacun à notre place, nous naviguons sur l' »océan de l’histoire » (Benoît XVI) et les événements se succédant entrent définitivement dans un passé irréformable qui s’impose à nous. C’est pourquoi nous devons laisser le passé en les mains de Dieu et regarder le présent et vers l’avenir.

          Il n’y a aucune « stratégie dialectique » dans ce que j’écris, il y a la recherche de la vérité.

          • Pour mieux répondre à votre commentaire, je dirais que si nous croyons nous croyons que la foi catholique est pour tous pour tous les hommes sans exception. Donc nous disons aux musulmans: vous voulez une interprétation authentique de la Bible ? Demandez-la à Rome, comme tout homme doit le faire. Vous aussi êtes des hommes !

            De même certain spécialiste de l’islam reproche à François une interprétation erronée de l’islam. J’ai écrit à ce spécialiste: mais seul le pape peut donner une interprétation authentique de l’islam !

            Mes idées vous paraissent extravagantes, incroyables, inadmissibles, complètement folles ? Pourtant elles sont le corollaire de cette vérité d’évidence, historique et rationnelle: en matière religieuse, il n’y a d’autorité que celle du Pape et des évêques en communion avec lui. Donc seul le pape peut avoir une interprétation authentique de l’islam, comme de toute opinion religieuse.

          • toto

            @Denis Merlin
            Tant que le Pape n’aura pas déclaré solennellement « ex cathedra » (Vatican I) que ce qu’il dit oblige tous les Catholiques, nous ne sommes pas tenus de croire à sa définition de l’Islam, Vatican I a bien mis des conditions pour éviter les abus et la papolâtrie exigée par exemple par Paul VI en matière de rite. Sans parler des opinions politiques menant au Ralliement à la république (Léon XIII) qui a décapité la présence Catholique en politique.
            Dieu a droit de vie ou de mort (par exemple, le Déluge) et quand il ordonne à Josué d’exterminer les peuples occupant la Terre Promise c’est à cause de leur idolâtrie. Les Israëlités ont été contaminés pour des siècles. Mais c’est le vrai Dieu qui a droit de vie ou de mort (conséquence du Péché originel) et pas un Allah inventé par des hommes.

          • « Pas tenus », certes. Mais tout un chacun, y compris musulman ou catholique, peut adhérer à l’enseignement du pape sur l’islam et l’accepter avec respect comme on écoute une autorité unique en son domaine. Personnellement, l’enseignement du Pape sur l’islam me convient.

  8. Rose-Anne

    M. Hamiche, je ne sais pas d’où vient le « t » de la tête de « port » déposée devant la mosquée (est-ce le texte original de Mgr di Falco ?) : une chose est sûre, c’est qu’elle n’est pas arrivée à bon … « porc » !
    Plus sérieusement, j’imagine que vous n’appréciez pas l’initiative de Mgr di Falco. Je pense qu’elle peut quand même être positive, à condition que les participants soient clairs.
    Il y a quelques jours j’ai lu un article (je ne sais plus si c’est sur votre site, et je ne sais plus à quelle occasion) donnant la position de cet évêque, qui était tout à fait « acceptable ».
    Ne perdons pas confiance, prions, espérons et oeuvrons à notre mesure pour la révélation au grand jour du contenu du Coran …

  9. Pauvre pécheur que je suis

    Dixit : « T’ar ta gueule à la récré », pour reprendre le titre d’une chanson d’Alain Souchon, et parce que cela commence sur les cours de récréation, ce soir-là nous tenterons de montrer que les religions ne sont pas l’opium du peuple et que, aussi étonnant que cela puisse paraître, le dialogue et l’écoute mutuelle sont possibles. »

    Prions l’Esprit Saint de nous éclairer en commençant à pratiquer notre carême…

  10. DUFIT THIERRY

    Lamentable langage de Mgr Di Falco.
    Dieu n’est pas cité une seule fois dans son texte.
    Mgr Di Falco met toutes les religions sur un pied d’égalité: pour ce pauvre évêque il est tout aussi grave de mettre une tête de porc devant une mosquée que de profaner le Saint Sacrement.
    A se demander s’il fait la différence entre Jésus Christ et Mahomet. Il ne parle jamais de Jésus Christ dans son article.
    Pour couronner le tout il nous dit qu’il sera présent à une cérémonie inter religieuse avec un recteur de mosquée et un rabbin avec comme thème une chanson profane !!! En plein Carême !!! Carême dont évidemment il ne dit pas un mot.
    L’Evangile ? Il ne connait pas.
    Mgr Di Falco tombe de plus en plus bas
    Mon Dieu nous délivrerez nous un jour de tels évêques qui trahissent la Foi Catholique pour lui substituer une religion maçonnique basée sur une fraternité humaine centrée sur les droits de l’homme?
    Très Sainte Vierge Marie priez pour nous.
    Mon Dieu donnez nous des évêques Catholiques
    .

  11. Hervé Soulié

    Toutes les profanations de lieux de culte et ou de cimetières sont odieuses.
    On pourrait rappeler à Di Faco que celles qui visent un tabernacle et Celui qu’il contient sont encore infiniment plus odieuses que les autres puisqu’elles visent en personne le vrai Dieu.
    Mais pour un relativiste, bien sûr, tout est à mettre sur le même plan….

    • rocheteau

      en plein accord avec vous !!! nous ne sommes pas charlie et n’aimons aucune profanation, ni aucun assassinat d’un de nos frères humain qui qu’il soit. Mais un chrétien ne peut mettre toutes les profanations sur le même plan ! les injures faites au vrai Dieu lui-même sont tellement odieuses qu’elles sont vraiment INSUPPORTABLES…. c’est une véritable mise en Croix ! Pardonne nous, Seigneur, nous ne savons pas ce que nous faisons….Monseigneur Di Falco comment pouvez-vous les traiter si banalement ?

  12. Gilberte

    Ce que nous savons de la Sainte Famille et de son peuple avant la naissance de Jésus Christ nous le savons par l’histoire écrite du peuple juif (7e siècle avant JC) ; les événements précédents ce siècle sont la lente formation spirituelle et la découverte de Dieu autour du temple; Les musulmans eux, pensent que ce qui est écrit dans le coran a une réalité matérielle; Dieu a vraiment dit a Abraham (qui a existé à l’âge du bronze ) de tuer son fils.
    Le dialogue avec les musulmans ne peut rester que superficiel , dialogue mondain avec des gens qui ne peuvent pas avoir un regard critique sur leurs croyances, à moins que;;

    • Cassianus

      Oui, quand un Musulman entend dire qu’un certain Abraham a reçu de Dieu l’ordre de tuer son fils, il comprend que cet Abraham a reçu de Dieu l’ordre de tuer son fils. Faut-il qu’ils soient bouchés, ces Musulmans !… Et quand un Musulman entend dire que Dieu désire que les femmes adultères soient lapidées, il pense que ce serait montrer à Dieu un vrai mépris que de ne pas lapider les femmes adultères. Que faire avec des gens qui pensent que le mot chat désigne un animal que l’on appelle ordinairement un chat ?

      Un regard critique sur leurs croyances, dites vous. Et nous, Chrétiens, quand nous récitons le Credo, et disons croire, entre autres choses, que Jésus est le Fils unique de Dieu, devrions-nous, nous aussi, avoir un regard critique sur notre croyance ? Est-ce que, par exemple, nous devrions penser : « Fils de Dieu, voyons un peu… Qui dit cela ? N’est-ce pas un texte vieux de près de deux mille ans, écrit par des hommes qui n’utilisaient pas le langage comme on le fait aujourd’hui, etc » – Voyez comme cette seule hypothèse vous remplit d’indignation. Vous pensez bien que Jésus est vraiment le Fils unique de Dieu, et qu’il n’y a pas à tergiverser la chose, parce que c’est une question de FOI. Eh bien, pour les Musulmans, c’est pareil : ils ne critiquent pas leurs croyances, parce qu’ils y croient. Nous sommes stupéfaits qu’ils s’imaginent honorer Dieu en tuant des hommes. Ils sont stupéfaits que nous pensions honorer Dieu en nous prosternant devant un autre que Lui, que nous disons être son fils. La foi, la critique, ce sont des attitudes incompatibles et contradictoires quand elles se réfèrent à une même affirmation doctrinale.

      • « Et nous, Chrétiens, quand nous récitons le Credo, et disons croire, entre autres choses, que Jésus est le Fils unique de Dieu, devrions-nous, nous aussi, avoir un regard critique sur notre croyance » Le regard critique sur cette croyance, c’est celui que portent depuis des siècles les théologiens.

        La foi catholique peut être critiquée par la raison. Le règne de Benoît XVI est rempli de ce genre de critiques. Par exemple lorsqu’il distingue la foi, de la religion (l’une infaillible et irréformable car fondée sur la parole de Dieu, l’autre soumise à critique) Avant Dignitatis Humanæ, je pouvais dire: le règne du Christ s’oppose à la liberté religieuse. Depuis la critique rationnelle de cette assertion par le magistère et aidé par l’autorité de l’Église je dois dire: le règne du Christ demande à tout homme de respecter la liberté religieuse de son prochain.

        Il est certain que si je dis « Je crois que Dieu enseigne que » et que votre interlocuteur dit pareillement « Je crois que Dieu ne l’enseigne pas », le dialogue est terminé. La critique ne peut donc être que rationnelle. L’humanité est désunie de croyances et unie dans la rationalité universelle.

        D’autre part, la lapidation des adultères (femmes ou hommes) est du droit pénal. Infliger une peine n’est jamais une obligation absolue ; c’est ce que rappelle Jésus dans l’épisode de la femme adultère. C’est une donnée de la raison.

        Vous croyez que les générations se succèdent sans pouvoir communiquer entre elles puisque le langage et la raison changeraient substantiellement de génération en génération. Curieuse croyance qui nie l’unité de l’humanité dans le temps sous prétexte de progrès. À ce compte les textes anciens nous seraient à jamais incompréhensibles et d’ailleurs tout progrès deviendrait impossible. Ce qui est manifestement faux. Le progrès est fondé sur des acquis critiqués.

        Enfin, rappelez-vous que « comparaison n’est pas raison ».

  13. mère de famille

    A casanius: Certes Dieu a demandé à Abraham de sacrifier son fils, ce que les autres civilisations de cette époque faisait volontiers; c’était pour lui montrer ainsi qu’à tout son peuple, qu’avec lui, tout cela était fini, plus de sacrifices humains! certes c’était aussi prophétique par rapport à Jésus, et c’était aussi pour éprouver la confiance d’Abraham, qui connaissait Dieu et savait que ce Dieu n’était pas monstrueux. D’ailleurs les faits lui ont donné raison, puisque Isaac n’a finalement pas été sacrifié et que le peuple Hébreux n’a plus fait de sacrifice humain…

    • Cassianus

      Dieu a demande à Abraham de sacrifier son fils parce que ce fils était ce qu’il avait de plus cher. Et c’est le fait de n’avoir pas refusé à Dieu ce suprême dépouillement qui lui a valu de devenir l’exemple idéal du parfait croyant.

      Ce n’était pas la vie de cet enfant que Dieu voulait, c’était l’obéissance d’Abraham. Mais Abraham, bien sûr, croyait qu’il allait tuer son fils. C’est ce que confirme le Nouveau Testament :
      « C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’ épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection
      (Hebreux 11,17-19)

      Que Dieu n’eût plus jamais demandé de sacrifices humains après celui qu’il avait demandé à Abraham, nous pouvons le supposer, mais non toutefois l’affirmer. Il est certain, en tout cas, que la pratique de sacrifier les premiers-nés mâles des humains autant que des bêtes a été abandonnée à un certain moment de l’histoire des Hébreux. Il n’en reste qu’un souvenir dans le rachat qui était fait pour les premiers-nés, comme ce fut le cas pour Jésus.

      Pourtant, cette abrogation qui a fait d’une chose naguère méritoire une des abominations typiques des idolâtres (et une bonne raison pour les pourfendre !) n’obéissait pas à un principe moral général de respect de la vie humaine, comme cela se dit aujourd’hui.

      La preuve, c’est que la loi de Moïse, qui est très postérieure à Abraham et qui demeure, dans toute l’extension de ses 5 livres sacrés, la Torah des Juifs, discute en détail des crimes punissables de mort et des modalités de cette punition.

      Ce qu’il est capital de comprendre, c’est que la mise à mort d’un criminel que la loi de Dieu désignait comme digne de mort n’était pas OPTIONNELLE. C’était une obligation sacrée. Dieu EXIGE la mort de celui qui a commis tel ou tel crime, et la lui refuser, par paresse, corruption ou, naturellement, affection personnelle, serait un autre crime contre Dieu et contre le Peuple tout entier.

      Par là, la peine de mort infligée aux grands criminels, pour des crimes typifiés par la Loi de Dieu, avait indubitablement valeur de SACRIFICE. Et comme ce sont des hommes qui sont tués, il n’est pas abusif de rattacher cette pratique, QUI N’A JAMAIS ETE ABROGEE officiellement dans l’Ancien Testament, à l’antique tradition des SACRIFICES HUMAINS.

      Mais peu importe le nom. Ce qui compte, c’est la réalité de la chose et sa signification religieuse. Une fois accepté (ce qui, pour un Chrétien de 2015 est certainement très ardu) que la Bible, dans ses passages les plus vénérés, et qui serviront encore de référence pour les auteurs du Nouveau Testament, prête à Dieu la volonté expresse de faire tuer des hommes par des hommes, on commence à mieux comprendre, je crois, le problème INTELLECTUEL de l’islamisme violent.

      Et l’on commence à comprendre, surtout, que le dialogue inter-religieux est voué, dans ce cas, à un échec certain. Car ce ne sont plus des textes qu’il faudrait discuter : les textes sont clairs, et bien trop clairs ! Ce n’est pas non plus la légitimité morale de l’homicide : il faudra bien, de toute manière, faire la guerre aux Islamistes. C’est une question d’épistémologie beaucoup plus pointue : je veux parler des critères de jugement qui permettent à un homme d’attribuer à Dieu ce qui est dit par un autre homme.

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