bonaparte

Les valeurs de la République trouveraient leurs sources dans les valeurs chrétiennes

Download PDF

Le 31 mai, le cardinal français Mamberti a donc célébré une messe pour la France, à l’occasion de la fête de sainte Pétronille, devant un parterre de diplomates, et en présence du chargé d’affaires ad interim de l’ambassade de France auprès du Saint-Siège, François-Xavier Tilliette, à la veille de l’arrivée à Rome du nouvel ambassadeur, Philippe Zeller. Y assistaient également Elisabeth Tesson, chef de la section consulaire de Rome, plusieurs ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège, et nombre de prêtres, religieux français et fidèles français.

Lors du traditionnel déjeuner, offert dans les jardins de la résidence de France, la Villa Bonaparte, et auquel participaient S.E.R. le cardinal Paul Poupard, Président émérite du Conseil pontifical de la culture, S.E.R. Mgr François Bacqué, ancien nonce apostolique aux Pays-Bas, et S.E.R. Mgr Joël Mercier, Secrétaire de la Congrégation pour le clergé, François-Xavier Tilliette a tenu pour boutade l’affirmation récente du Saint-Père selon laquelle notre pays n’était peut-être pas la fille de l’Eglise la plus fidèle. Mais il n’y a opposé qu’une réponse alambiquée, qui prouve la délicatesse de cette situation :

« Quand on entend, comme il l’a redit ici, le Ministre de l’Intérieur français, déclarer que les valeurs de la République, ces valeurs humanistes qui ont inspiré le monde, trouvent leurs sources dans les valeurs chrétiennes, on est loin des caricatures que l’on entend souvent sur notre laïcité. Certes il ne faut pas nier les difficultés. Le fait religieux a tendance à être rejeté hors de l’espace public de nos sociétés. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de nos contemporains sont aujourd’hui en quête de sens et de valeurs. »

Source

6 comments

  1. Il est parfaitement exact (voir sur ce point les textes de Benoît XVI lors de son voyage en France) que la devise « Liberté, égalité, fraternité » contient au moins une valeur spécifiquement chrétienne: « fraternité ». (Les valeurs de Liberté et d’égalité sont des valeurs démontrées par la raison universelle de l’homme et s’imposent donc même à ceux qui n’ont pas la foi. « Fraternité » n’est certaine que pour ceux qui ont la foi catholique).

    La maçonnerie a frauduleusement annexé cette formule. Elle, naturaliste et fragmentant l’humanité entre adeptes et non-adeptes (les uns bénéficiaires de la fraternité, les autres non), bafoue la justice, donc la liberté, l’égalité et, véhiculant la méfiance générale, la fraternité. Mais dans son sens non plus « enchanté » par la maçonnerie, mais reçu selon la raison, cette devise est valable.

    Vérité de la liberté, vérité de l’égalité et vérité de la fraternité.

    Nous devons être heureux que cette devise française porte fièrement la justice et le christianisme au monde.

    Ne laissons pas les maçons confisquer cette devise !

  2. Marc DIMAJO

    Être frères implique que nous ayons un parent commun, les Chrétiens ont « Le Père créateur » en commun les républicains le nient ils ne leurs reste que la « fraternité » des loges, ou celle de leur père adoptif le prince des ténèbres « homicide et menteur depuis le commencement », cette fraternité je n’en veux pas.
    Quant à défendre la liberté, l’égalité et la vrai fraternité, elle ne les défend pas dans le sens d’empêcher l’agression, mais dans le sens d’interdire, comme elle défend de fumer, ou de dépasser le 90. Je pense d’ailleurs
    que cette interdiction concerne particulièrement le QI républicains pour avoir de bon moutons manipulables. C’est pour ça que nos politiciens sont nases les mairies et autres sont des zones à 30.

  3. Cassianus

    Liberté, égalité et fraternité ne sont pas des valeurs chrétiennes. Ce ne sont pas du tout des valeurs. Ce ne sont que des mots clinquants qui servent à embrigader des écervelés, en vue de les faire lutter avec ardeur pour des intérêts qui ne sont pas les leurs.

  4. philippe 01

    Nier que « liberté, égalité, fraternité » ont des racines chrétiennes, c’est nier une édicence:
    Le Christ « éleuthère », l’homme libre par excellence, vient affranchir ses contemporains de l’obéissance servile et littérale de la loi (les 613 commandements) et les remplace par le commandement unique de l’amour… « La vérité vous rendra libre », nous dit-il dans l’évangile de Jean, « Aime et fais ce que tu veux » renchérirons les docteurs de la foi. L’égalité est posée comme l’un des piliers du christianisme par St Paul:
    « Il n’y a plus ni homme, ni femme, ni juif ni païen, ni maître ni esclave », tous sont égaux en dignité comme fils et filles aimés du Père, tous rachetés et sauvés par le Fils unique et tous bénéficiaires au même titre des grâces et dons de l’Esprit. Quant à la fraternité universelle étendue à tous les hommes sans discrimination d’aucune sorte, elle découle logiquement de cette égalité parfaite. Que cette belle devise ait été trahie ou dévoyée avant ou après 1789, n’enlève rien au fait qu’elle trouve son fondement dans les écrits de la Bible et du Nouveau Testament.

    • Selon Benoît XVI la fraternité est une exclusivité chrétienne. Nous sommes tous frères d’un même Père. Mais, sans la foi, nous ne pouvons accéder à cette vérité.

      En revanche la liberté et l’égalité sont établies par la raison universelle de l’homme.

      Donc notre devise qui proclame la vérité de la fraternité est chrétienne. Il faut la foi chrétienne pour la professer (je rappelle que les juifs sont rattachés au Secrétariat pour l’unité des chrétiens).

  5. Les valeurs chrétiennes imprègnent toute la société française, même la laïcité puisqu’elle a été instituée par la chrétienté. Mais elles sont des valeurs perverties, déformées et dévoyées souvent vidées de leurs substances. Prenons l’exemple de la laïcité :
    La laïcité à la française n’est plus une saine laïcité mais une laïcité négative, indigente vidée de l’essentiel.
    « Toute loi portée par les hommes n’a raison de loi que dans la mesure où elle découle de la loi naturelle. Si elle dévie en quelque point de la loi naturelle, ce n’est alors plus une loi mais une corruption de la loi. » (Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique I, II, q 95, a 2).
    A une époque où l’écologie est placée en première ligne, où le souci de la nature et son respect constituent une préoccupation essentielle des Français comment ne pas s’étonner d’entendre nos responsables laïques nous dire que la loi naturelle n’existe pas!
    La liberté :
    Liberté individuelle, la liberté d’expression et la liberté de conscience la liberté religieuse sont théoriquement garanties :
    Comment alors un état laïque qui se dit attaché à la liberté individuelle peut-il interdire l’objection de conscience car le respect de la conscience individuelle est indispensable à la liberté d’expression. En 1948, la déclaration universelle des droits de l’homme, publiée par l’ONU, a affirmé que « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion » Nous avons vu récemment le président de la République interdire l’objection de conscience aux maires qui ne voulaient pas célébrer les mariages de même sexe. Quant à la liberté religieuse à quoi peut-elle servir si elle doit rester dans la sphère privée, si elle ne peut pas s’exprimer publiquement? partout les législations « empiètent sur le domaine de la liberté de conscience et de religion », Pour Dignitatis humanae, la liberté religieuse est un droit fondé sur « la dignité même de la personne humaine »
    La morale: La morale a été rejetée par nos politiques laïques en tout cas depuis 1968. Une société sans morale est une société sans boussole qui se délite. Elle avance, haletante vers des horizons qui reculent toujours.
    Que reste-t-il en réalité comme véritable principe de laïcité? La neutralité, et comme le disait très justement Jean Jaurès : la neutralité c’est le néant. Rien n’est neutre dans nos sociétés surtout pas ce que l’on enseigne aux enfants.

    Les humanistes laïques pensent que le dualisme entre esprit et corps doit être rejeté. Ce qui veut dire que la séparation du temporel et du spirituel, de l’esprit et de la matière, de l’Eglise et de l’état n’ont plus de sens, il ne reste que le matérialisme évidemment athée.

    Paradoxalement la laïcité à la française vidée de ses principes est toujours présentée par des mots ronflants et des phrases en creux comme la référence suprême, elle est, nous dit-on, un combat…. un combat contre qui? Où est l’ennemi? Selon Mr Peillon et ses amis elle est la religion de la république à laquelle toutes les autres doivent être soumises! Avons nous besoin d’une nouvelle religion? Si c’est une religion, quel Dieu devons-nous adorer? Si elle est une religion sans Dieu il faut nous dire quel culte nous avons à célébrer? Le culte de la vacuité?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *