Les voeux de Noël de Mgr Planet

Dans son message de Noël, Mgr Alain Planet dresse un sombre tableau de son diocèse, en énumérant les chiffres :

« Il est né pauvre dans une étable. Bienvenue en pays d’Aude où 21% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté et près de 11% sont au RSA.

Il naît comme une personne déplacée, bousculé par les décisions administratives. Bienvenue en pays d’Aude où 11,6% des sans- papiers demandeurs du droit d’asile sont déboutés de leur demande et pour beaucoup demeurent sans statut.

Il naît, enfant incapable de parler. Bienvenue en pays d’Aude où 25000 personnes seraient illettrées et où 10,6% des jeunes n’arrivent pas à maîtriser la lecture.

Il naît parmi les bergers, ces marginaux de la société de l’époque. Bienvenue en pays d’Aude où la prise en charge des SDF est précaire et la maison d’arrêt surpeuplée.

Il naît et aussitôt le voici menacé de mort. Bienvenue en pays d’Aude où l’on pratique un millier d’avortement par an et où une grossesse sur trois est volontairement interrompue.

Il naît dans un monde ou couvent les violences et où explosent les conflits. Les puissants de son temps, qui se focalisent sur le pouvoir et l’avoir, qui répondent à la misère en prodiguant « du pain et des jeux », vont le poursuivre. Ils finiront par le tuer.

Mais il naît pour nous mais d’abord pour ces exclus et ces blessés de la vie. En lui Dieu vient partager notre condition humaine et d’abord celle des plus pauvres. Il meurt pour nous et, prenant notre mort il nous introduit dans sa vie qui n’a pas de fin. Et son tombeau, vide pour toujours, atteste que la vie a vaincu la mort et que la justice de Dieu relèvera les humiliés.

La communauté catholique veut adresser ses voeux de Noël à tous ceux que Jésus est venu rejoindre. Elle le fera dans ses tables ouvertes, son surcroît de solidarité, sa prière. Elle le fait en appelant ceux qui ont la charge de la cité à se mettre au service de tous ces frères en humanité qui attendent les moyens de vivre une vie digne et vraiment humaine. Ce n’est qu’en organisant une véritable solidarité, en sortant des jeux du clientélisme, de la fuite en avant dans des passés recomposés, c’est en regardant en face les réalités de la misère de ce pays qu’on y parviendra. A tous et particulièrement à ceux qui sont seuls, marginalisés ou écrasés par la vie nous disons : que ce Noël soit celui du début de votre espérance. »

Il naît aussi, entouré d’un papa et d’une maman, Saint Joseph et la Sainte Vierge. Bienvenue en France, dont le gouvernement, soumis à un lobby, vient de détruire la nature du mariage et permettre légalement que des enfants soient privés de leur père ou de leur mère au profit d’adultes égoïstes…

19 comments

  1. COUPAT Marie

    Sa réflexion est intéressante bien que l’on soit au départ sur de poncifs ; le bateau charité à force de le remplir ne peut plus voguer car il est en grave danger de sombrer car il est sous la ligne de flottaison. Ceux qui ont oubliés certains commandements comme tu ne tueras point et tu ne voleras pas se sont eux mêmes exclus de la société. Par contre la fin de son texte est d’un autre « jus » Joyeux Noël à vous monseigneur!!

  2. Hélène

    Beaucoup de politique dans ce discours! Jésus est né pour nous sauver TOUS. Il ne fait aucune discrimination et  » les plus pauvres » est à entendre au sens de notre pauvreté d’âme, notre pauvreté spirituelle. Arrêtez de vouloir qu’il y ait une catégorie d’humains qui serait plus digne d’être sauvée . Je travaille avec ceux-ci tout au long de l’année et il y aurait beaucoup à dire. De plus beaucoup est déjà fait!

  3. Furlan Nadia

    Parfait.

    Et maintenant que Mgr Planet se souvienne de l’esclave Onésime., et qu’il convertisse tous les nouveaux-venus, après s’être demandé pourquoi ils viennent et qui ça arrange qu’ils viennent.

    Autrement, ce sont les petits enfants des fidèles de son diocèse et des autres diocèses de France qui seront les exclus, les pauvres, les affamés, les victimes, les morts.

    Qu’il se souvienne aussi de la phrase de Jésus :

    « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes. » (Matt 10.16).

    Simples n’est pas synonyme de niais.

    Et pour finir, qu’il laisse à César ce qui est à César et que « Charité bien ordonnée commence par soi-même ».

  4. Bienvenue dans un pays où personne ne prie plus et où les prêtres n’enseignent plus les vérités de la Foi catholique depuis trois générations…
    Bienvenue dans un pays quasiment communiste où on accuse le « grand capital » de tous les malheurs , alors qu’on a organisé la paresse générale à coups d’aides sociales qu’on ne peut plus payer.
    Bienvenue dans un pays d’où les gens essaient de partir pour survivre…

  5. Sylvie Houbouyan

    Les comparaisons ont leurs limites.
    Mais je retiens celle du tombeau vide signe de sa résurrection.
    Pourquoi nous attachons nous donc tellement aux reliques ?

  6. Très bien dit cependant une pauvreté a été oubliée, il s’agit de la pauvreté spirituelle dûe à l’interconnexion permanente…
    Cette interconnexion permanente est à l’origine de la crétinisation dont la déchristianisation n’est qu’un aspect particulier ….il serait temps que nos évêques se mettent à parler de ce fléau de Dieu…

  7. gege

    Il est évident que ce diocèse qui nageait comme un poisson dans l’eau en terre socialiste est en train de couler à pic, il est en pleine déconfiture et cela depuis trois générations comme le dit si justement Martina. La faute doit retomber sur l’évêché en premier et sur les clercs qui invitaient les fidèles à voter PS et PC et CGT et CFDT !!! Des prêtres adeptes de l’évêque félon Gaillot, d’autres encartés au PC et d’autres marxistes et compagnons de route du PC faisaient la pluie et le beau temps, ils ont fait un mal considérable à ce diocèse aujourd’hui en ruine. Une bande de requins s’était emparée des commandes après le concile jusqu’à faire pleurer l’excellent évêque du moment Mgr Pierre-Marie Puech. Le nombre des prêtres est en chute libre mais il y en a encore trop! Il faudrait les vider presque tous et repartir sur un autre pied. La grande majorité des fidèles a quitté le navire, fatigués d’entendre débiter des hérésies à jet continu!!!

  8. Capucine

    J’approuve entièrement et je fais mien le commentaire d’HELENE. Tout y est dit…

    Monseigneur PLANET en « costume cravate » ressemble plus .à un P.D.G. qu’à un évèque…….C’est quand même désolant, que dis-je c’est lamentable!!!! Enfin …un de plus
    qui a honte de porter (au moins ) le col romain.

    Franchement ou allons-nous ? Je ne suis pas étonnée que
    tant de personnes refusent de payer le denier du culte !!!

    Prions pour lui !

    le col romain, et c’est un minimum.

  9. gege

     » Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » (Bossuet)
    Dans les années cinquante l’évêque de Carcassonne écrivait à un prêtre qui souhaitait servir dans l’Aude : Je ne peux répondre favorablement à votre demande car j’ai des prêtres partout et je ne sais où je pourrais vous employer. A cette époque, la moindre petite paroisse avait son curé, l’église Saint Vincent à Carcassonne avait un curé, trois vicaires et un bataillon de religieuses, aujourd’hui il n’y a plus rien. A Saint Michel, la cathédrale, le dimanche il y avait six messes : 6h, 7h, 8h, 9h messe des enfants catéchisés qui remplissaient l’église aux trois quart, 10h messe basse et la grand messe à 11h dans une cathédrale archi comble où les fidèles se tenaient debout dans les allées et où il était impossible de refermer le grand portail. Aujourd’hui une seule messe qui n’arrive pas remplir le tiers de l’église et dont les chauves et les cheveux blancs représentent le gros des troupes. Voila pour le bilan voyons le pourquoi.
    Après le Concile, l’aile progressiste s’est emparée des commandes. L’abbé Gau, ancien député compagnon de route du PC tenait la communication. Rédacteur en chef de la Croix du Midi, ami des francs maçons, véritable imposteur, invitait les fidèles avec son adjoint le triste Trille à manifester avec les gauchistes contre l’enseignement libre!
    Le vicaire général Mazière, a tenu le poste presque trente ans. Terrorisait les prêtres qu’il insulté régulièrement quand il ne s’engageaient pas suffisamment dans la pastorale délirante post conciliaire, il leur infligeait des mutations fréquentes au nom de la mobilité avant de les mettre à la retraite même s’ils n’avaient pas atteint l’âge de soixante ans. Beaucoup de prêtres âgés qui voulaient continuer à servir et a qui ont avait retiré toutes responsabilités sans les remplacer pleuraient amèrement.
    Le Conseil du Presbyterium véritable conseil de guerre qui tenait la ligne dure de cette aventure désastreuse était présidé par l’abbé Berlan en poste dans la même paroisse depuis plus de trente ans, il y serait encore si la gendarmerie ne l’avait pas délogé. Berlan était encarté au PC, manifestait ostensiblement avec la CGT, homosexuel notoire, s’est retrouvé en prison pour actes graves de pédophilie sur enfants handicapés!!! C’est lui qui donnait le tempo pour orchestrer l’œuvre de démolition de l’église audoise. Une fois arrêté pour crime odieux, le diocèse a monté un comité de soutien en sa faveur!
    Il y avait aussi dans la ville un couvent des capucins qui rayonnait avec quarante novices et un Tiers-Ordre de plus de cent trente familles. On a vidé le gardien (supérieur) débauchés les tertiaires pour la pastorale ardente de l’action catholique, le couvent est devenu une maison de retraite pour les moines âgés aujourd’hui il a été rasé pour faire place à des logements.
    L’ensemble du diocèse était encadré et verrouillé par des prêtres de même acabit. l’œuvre de démolition et de destruction était mené avec habileté et efficacité. On peut dire que Le bilan « c’est du lourd », cependant personne ne semble vouloir faire acte de repentance et reconnaître les graves erreurs que l’on appelle par un doux euphémisme insidieux : la crise.
    Ce qui s’est passé dans l’Aude s’est passé dans d’autres diocèses, il y avait donc des meneurs, des structures et des ramifications … On en parle quand??? Faudra-t-il attendre la mort du dernier des mohicans pour ouvrir la boite de pandore???

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