Mgr Delmas refuse de s’opposer à la destruction d’une église

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Dans un communiqué publié aujourd’hui, Mgr Delmas, évêque d’Angers, refuse de s’opposer à la destruction de l’église de Gesté :

g« Le conseil municipal de Gesté a décidé d’engager des travaux de déconstruction-reconstruction de l’église paroissiale Saint-Pierre. Pour le diocèse d’Angers cette décision permettra le maintien du culte localement. L’église Saint-Pierre de Gesté est affectée au culte. A ce titre, cet édifice est normalement mis à disposition du clergé et des fidèles. Ceci n’était plus possible depuis plus de cinq années pour des raisons de sécurité. La commune, en tant que propriétaire, a donc pris la décision de procéder à une déconstruction-reconstruction partielle de l’église paroissiale. Ce choix fait suite à des études faisant état que la reconstruction partielle était bien moins onéreuse qu’une restauration. Cette décision permet le maintien d’un lieu de culte, dont le diocèse porte le souci et la responsabilité. Les travaux engagés par la commune vont donc permettre de redonner un lieu de prière et de vie à la communauté paroissiale. En lien avec la mairie depuis la fermeture de l’église, l’évêque d’Angers a maintenu sa volonté de ne pas désaffecter le lieu, comme le droit l’y autorise. L’affectation au culte sera transférée automatiquement de l’ancienne église vers la nouvelle qui conservera la crypte et le clocher originel. Une fois reconstruit cet édifice restera la propriété de la commune de Gesté.

Le conseil municipal a à nouveau voté la démolition le 6 mai, et le maire a passé un appel d’offre pour qu’une entreprise mène ce chantier. Le 17 juin, il a convoqué la presse locale à 16 h pour annoncer sa décision, la démolition devant commencer le 18.

8 comments

  1. Yves

    Excellente décision du conseil municipal et de l’évêque: il ne faut pas s’attacher à une église par principe. Dans le cas présent, elle n’est ni très ancienne ni belle, ni sécurisée. L’important est bien que les paroissiens disposent d’une église. Ce sera le cas. En plus de ses fonctions liturgiques elle sera surement sure, fonctionnelle et confortable.

    Pas de quoi fouetter un chat ni alimenter un quelconque début de scandale!

  2. Hélène

    Et bien Monsieur Delmas devrait s’y opposer. C’est son rôle ( entre autre) mais il semble que la mémoire ne soit pas sa principale qualité.

  3. Janot

    En France aujourd’hui, on dé(cons)truit les églises et on construit des mosquées … France, « fille aînée de l’Eglise », qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ?

    • lucas

      enièrement d’accord.
      sans racines une plante meurt…..
      top simpliste le Mgr collabo .
      c’est un peu comme virer le pape, ,cardinaux,Mgr, ( improductifs) et céder et déconstruire le vacican et tout patrimoine ……..pour créer des petites chapelles de proximité avec des prêtres plus proches du peuple ……..
      Mgr vous êtes un judas mais un judas du 21me siecle mais un judas quand même
      c’est avec des bergers comme vous que les brebis sont égarés et ne trouvent plus leurs paces et les étables se vident

  4. Pingback: Sauvons l'église de Gesté ! - Nouvelles de France Portail libéral-conservateur

  5. Roland

    Hélas l’affaire semble déjà très engagée et la rapidité des opérations prouve qu’il y a conspiration. Cette affaire prouve une fois de plus que le clergé est dans l’incapacité de défendre le patrimoine chrétien et catholique. C’est donc une erreur de compter sur lui pour défendre les églises construites par nos ancêtres à la sueur de leur front, à des âges où tout se faisait à la main et à bras, sans machine. Après Abbeville et combien d’aitres cas de destruction que nous ne connaissons pas, il faut donc que les catholiques prennent le problème de la défense du patrimoine chrétien à bras le corps.
    Des associations doivent donc se constituer pour la défense collective des églises menacées. Ces associations doivent se fédérer pour s’appuyer mutuellement et acquérir ainsi une notoriété nationale. Elles ne doivent pas se reposer sur les encouragements du clergé affectataire mais si des membres du clergé veulent s’en mêler sérieusement pourquoi ne pas accepter leur bénédictions et leurs prières ? elles peuvent aussi accepter les conseils des commissions diocésaines d’art sacré, qui comprennent souvent des personnages très compétents, mais elles ne doivent pas accepter de voir leurs interventions contrôler et limitées par le clergé et les organisations contrôlées par l’ordinaire du lieu. Je remarque au passage que le clergé régulier de France ( les abbayes) paraît beaucoup plus courageux et entreprenant dans le domaine des constructions et restaurations de bâtiments religieux que le clergé séculier entouré d’une foule innombrable de fidèles passifs qui ne voient pas l’intérêt de sauver les églises devenues propriété des communes. Plus de cent ans de loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat ont finalement eu raison de la capacité d’auto-défense du monde chrétien catholique qui a intégré qu’il n’y avait pas d’effort à faire pour s’affranchir de la tutelle de l’Etat sur l’Eglise. Quelques communes veillent encore précieusement sur leurs églises soit parce que la fibre catholique est suffisamment vivace en elles, soit parce que les personnes qui tiennent les rênes de ces communes ont suffisamment de sens esthétique et architectural pour considérer qu’il est important de sauvegarder le monument principal de la commune comme c’est très souvent le cas. Pour parler du bâtiment proprement dit, il est utile de persuader les non catholiques que eux aussi ont intérêt à conserver les églises. D’ailleurs les clochers et leurs cloches, bien que intimement liés dans l’esprit des gens au culte catholique ne sont pas à proprement parler des objets du culte. Personnellement je pense que leur première fonction historique a été de surveiller les routes et alentours et à prévenir les habitants de la venue de personnes importantes ou indésirables ; probablement avant les cloches les vigies qui occupaient ces tours étaient équipés de trompettes à la façon des Gaulois d’il y a deux mille ans. Si au moins ces considérations historiques pouvaient retenir le bras des vandales il ne serait pas inutile de le souligner et de faire passer ce genre d’idée dans l’esprit du public : il est utile de dépenser de l’argent public pour maintenir en bon état le plus ancien et plus spectaculaire édifice du village ou du quartier.

    Il n’empêche qu’il faut souligner le caractère scandaleux de la destruction. C’est comme la mort : elle survient souvent sans prévenir et les croyants sont avertis de ce fait par la lecture de l’évangile. Ceci ne justifie pas pour autant la résignation.

    Pour restaurer les églises menacées sous prétexte qu’elles deviennent des dangers publics cessez de batailler avec ou contre vos évêques. Formez des associations, rendez-vous propriétaires des bâtiments pour le franc symbolique et passez à l’acte : refaites les toitures, nettoyer, peaufiner votre église, qui sera redevenue votre bien, selon un système de propriété par actions en proportion de l’argent que vous mettrez dans le commerce pour l’entretien. Ainsi le sort de vos églises ne sera plus dépendant d’une personne hostile comme peut l’être parfois le maire de votre village.

    Il importe maintenant de réfléchir au fond du problème :

    La désertion de nombreux catholiques de leurs églises est sans doute une cause de cet abandon.
    On se dit chrétien mais on ne considère plus nécessaire de faire partie d’une communauté ecclésiale. N’avons-nous pas chacun entendu des voisins ou des amis ou des proches, baptisés, déclarer : « je suis croyant mais je ne vais plus à l’église pour telle ou telle raison…. ».?

    Il y a en France une réelle perte du sens social (et non seulement du sens religieux). C’est ce qu’avaient aperçu depuis des décennies de nombreux philosophes : le sens social et le sens religieux sont liés.

    La solution : Acceptons d’être différents mais de nous mettre ensemble autour d’une table pour festoyer et exprimer simplement notre joie de vivre !… même si sur de nombreux sujets nous ne sommes pas d’accord ! Et pour commencer : que chaque famille petite ou grande soit un lieu de prière !

    Une autre cause est probablement aussi la désertification des campagnes qui continue et dont nous ne nous rendons pas suffisamment compte, car nous vivons pour la plupart dans des banlieues encore très prospères sinon surpeuplées. Les gens s’entassent ou plutôt sont entassés dans les villes et même de très grandes villes bien que la population globale de la France n’augmente pas vraiment. La France est devenue une juxtaposition de zones trop peuplées et de zones dépeuplées.
    On peut voir une cause de la désertification des zones rurales non plus dans l’attrait des villes comme il y a 150 ans, mais comme une conséquences néfaste de la loi Pisani (50 ans) qui a sanctuarisé le monde rural au profit d’un nombre sans cesse décroissant d’agriculteurs . Ainsi il est devenu presqu’aussi difficile et coûteux de trouver du terrain à bâtir en campagne que dans les villes.
    Les mouvements pendulaires quotidiens des travailleurs et salariés entre leurs domiciles et leurs lieux de travail génèrent des populations n’ayant plus le temps de réfléchir mais qui « récupèrent » de leurs fatigues le dimanche en n’ayant même plus l’énergie de se lever matin pour faire les dévotions et rendre à Dieu ce qui est à Dieu !
    Cette mauvaise organisation du territoire, qui appauvrit notre pays en le privant de la diversité des paysages, est à mettre au compte d’une succession de gouvernements traitant la population comme de la main d’œuvre et rien de plus. Probablement le Christ a rencontré des situations analogues en Palestine quand il a eu l’idée de la parabole « ouvriers de la dernière heure ». Ceux-là aussi avaient faim et méritaient une meilleure organisation du travail.
    Souvent les villages disparaissent simplement parce que la concentration des emplois dans des entités de plus en plus vastes empêchent les créateurs individuels de tirer leur substance du pays natal et d’y porter de la vie.

    Une troisième cause est sans doute à trouver dans des lois favorisant des avortements de complaisance qui n’ont pas grand-chose à voir avec la détresse des femmes célibataires, prétexte initial invoqué par les promoteurs de ces lois. Il faut quand même le rappeler c’est la « droite » tordue de Giscard d’Estaing et de Chirac, qui a fait voter ces lois par des députés de « bonne volonté » mais ayant des « cerveaux de limace ». Et le clergé a omis à l’époque de protester comme il aurait dû.

    Il est bien évident aussi que la destruction de l’église d’Abbeville a permis à certains esprits fêlés de croire que le « grand soir de l’homme sans Dieu » était arrivé et qu’il fallait se distinguer parmi les élites « progressistes » comme le meilleur apostat du canton, du département ou de la région… par exemple en cassant sa propre église.

    Mais ne cherchons pas trop de responsables. Prenons le problème à bras le corps. Et s’il s’agit aujourd’hui de sauver une église qui est vide mais belle, je pense que la salut ne viendra pas du clergé raréfié mais de la population. Non pas de la population du malheureux village dépassé par sa misère religieuse, mais des villages environnants, des cantons voisins, du département et du pays de France.

    Dans le cas où le propriétaire (commune ou Etat) juge inutile de s’intéresser à l’aspect patrimonial, des associations doivent se constituer pour sauver l’immeuble. Pas des associations de pleureurs et de pleureuses qui cherchent à sauver l’immeuble dans le cadre légal, en faisant pression sur un tel maire qui ne fait pas son travail de propriétaire ou sur un tel homme des services culturels qui ne donne pas l’autorisation de faire ou de ne pas faire, ou sur tel évêque qui n’élève jamais la voix. Mais des associations de personnes décidées à mettre de leur énergie ou de leur argent pour passer à l’acte :

    On doit alors adopter la stratégie et le réflexe du pompier : quand la maison brûle on ne regarde pas le feu ; on fait la chaîne pour puiser l’eau et la jeter dans le brasier. Il est donc nécessaire que se constituent des associations d’envergure nationale pour porter aide à ces églises en détresse. Seules des associations puissantes de catholiques et d’amoureux du patrimoine, confondus sans exclusives, pourront prendre en charge les problèmes juridiques, matériels et financiers qui vont se poser. Collecter de l’argent sera nécessaire. Et de surcroît il faudra le faire en avance des évènements prévisibles ; car le pompier est d’autant plus efficace que la citerne est remplie à l’avance et que la brigade est prête à intervenir.

    Enfin cette organisation doit se donner aussi un objectif de groupe de pression, afin d’être connue et écoutée.

    Un beau programme en perspective !

  6. Maurice

    Oui Janot, la question se pose depuis un bon moment :
    France, « fille aînée de l’Eglise », qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ?
    Les mosquées poussent comme des champignons après la pluie avec l’aval et l’aide des autorités pendant que des églises sont dé (con) struites, il faudra bien qu’un jour le prix de ses actes soient puni !

  7. claude

    L’église a beaucoup de torts.Les églises sont vides pourquoi ? La réponse est simple l’église est devenue mondialiste.L’église se moque du pauvre quand il est français mais ne nous parlent que des pauvres des autres pays.
    L église que j’ai connue permettait à l’individu de trouver de la force pendant la messe mais le sermon a disparu laissant la télé décidait de ce qui est bon pour le fidèle au point que je me demande pourquoi il n’y a pas une télé dans par église.Il suffit encore de voir la position du cardinal xxxiii pour comprendre que les chrétiens doivent se soumettre pauvres martyrs chrétiens qui sont oubliés quand on lit « les chrétiens ne doivent pas s’enfermer dans une contreculture ».

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