Mgr Lacrampe explique les raisons de sa démission

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Le diocèse de Besançon communique :

« Le Pape François, a accepté la démission, pour raison de santé conformément au Canon 401§2, de la charge d’archevêque de Besançon de Mgr André LACRAMPE, fonction qu’il occupait depuis 2003. Mgr André LACRAMPE est nommé Administrateur apostolique pour gouverner l’archidiocèse de Besançon jusqu’à la prise de possession canonique de son successeur.

Né le 17 décembre 1941 à Agos-Vidalos (Hautes-Pyrénnées) et ordonné prêtre pour le diocèse de Tarbes et Lourdes le 31 décembre 1967, il y assuma plusieurs fonctions auprès de la jeunesse puis fut curé de la Cathédrale et vicaire épiscopal. Il fut consacré évêque le 16 octobre 1983 et nommé évêque auxiliaire de Mgr Ménager, évêque de Reims, de 1983 à 1988, puis évêque-prélat de la Mission de France de 1988 à 1994 et ensuite évêque d’Ajaccio de 1995 à 2003.

Au sein de la Conférence des évêques de France, il est membre du Conseil pour les mouvements et associations de fidèles et il fut notamment Président du Comité France-Amérique latine (1987-1993), Président du Comité socio-économique et politique (1995-1999) et Président du Conseil National pour la Solidarité (2001-2006) »

Dans un courrier en date du 25 avril, Mgr Lacrampe écrit à ses diocésains :

« Le Saint Père a accepté la renonciation à ma charge d’archevêque de Besançon que je lui ai présentée l’année dernière pour raison de santé. Cette nouvelle fera probablement l’effet d’une surprise. Elle appelle de ma part quelques explications. On se souvient peut-être qu’en 2006, j’avais dû arrêter toute activité pendant deux mois. C’était au début des grandes vacances et cela n’avait pas eu de répercussion sur la vie du diocèse, mais cette première alerte de santé, qui entraîna un suivi médical régulier m’avait déjà conduit à me démettre, au sein de la Conférence des Evêques de France, de la présidence du Conseil national de la Solidarité.

Deux ans plus tard, un nouvel accroc de santé m’amenait à écrire au Saint Père pour lui exposer ma préoccupation pour l’avenir quant à la triple charge qui est la mienne :

  • d’abord la conduite pastorale d’un vaste diocèse comme celui de Besançon qui implique, avec ses treize doyennés dans le Doubs et la Haute-Saône, de longs et fréquents déplacements et en un temps de recherche pour une nouvelle évangélisation qui appelle une présence démultipliée de l’évêque ;
  • ensuite l’animation d’une province ecclésiastique de six diocèses auxquels s’ajoutent les deux diocèses concordataires, à l’heure de leur restructuration en France et du besoin de mettre davantage en commun nos activités pastorales
  • enfin, mes participations aux assemblées et au travail de la Conférence épiscopale de France qui entraînent des absences régulières du diocèse.

Au mois de septembre dernier, un bilan général de santé dictait à mon médecin traitant de m’avertir que la conjugaison des diverses pathologies constatées constituait un lourd handicap. Il m’imposait de diminuer impérativement ma charge de travail. Cet impératif lié à ma santé m’a paru inconciliable avec les besoins de la mission et l’exercice de la responsabilité épiscopale. C’est pourquoi, en novembre dernier, à l’occasion de la visite ad limina, j’en ai entretenu le Cardinal Préfet de la Congrégation des évêques et, au retour, le 26 novembre 2012, en accord avec Monseigneur le Nonce apostolique en France, j’ai écrit au Saint Père pour lui présenter ma renonciation à ma charge épiscopale.

Informé en début d’année que le Saint Père avait accueilli favorablement ma demande, j’ai fait part de la nouvelle à mes collaborateurs immédiats du conseil épiscopal en février dernier. C’est donc aujourd’hui chose faite. Le Saint Père a accepté ma renonciation et, pour perturber le moins possible la vie de notre Eglise diocésaine, il me nomme administrateur apostolique avec les pouvoirs nécessaires pour continuer à exercer en son nom ma charge d’évêque, jusqu’à la nomination d’un successeur.

A cette date, je regagnerai le diocèse de Tarbes et Lourdes, mon diocèse d’origine, ce qui me donnera l’occasion de vous retrouver lors des pèlerinages. Après trente ans d’épiscopat à Reims, à la Mission de France, à Ajaccio et enfin à Besançon, je continuerai à servir autrement l’Eglise. Nous allons donc, pour un temps encore dont je ne connais pas la durée, travailler ensemble, avec vous, prêtres et diacres permanents, religieux et religieuses, séminaristes, laïcs de toutes générations, délégués pastoraux, membres des équipes de coordination, responsables des services et des mouvements diocésains, membres des divers conseils à qui j’adresse toute ma gratitude pour votre collaboration à l’annonce de l’Evangile, à la célébration de la foi et des sacrements et au service de nos frères.

Je souhaite que nous priions les uns pour les autres. Confions ce temps au Seigneur qui veille toujours sur son Eglise et ses serviteurs. »

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