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Mgr Lebrun : « pour les chrétiens, le prochain n’aura jamais de frontière »

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À la surprise générale, la cour d’appel de Lyon s’est déclarée incompétente en rendant son délibéré le 27 janvier. 

« Selon le juge, le père Riffard aurait dû être poursuivi pour un délit, donc en correctionnelle, et non pour une contravention comme ce fut le cas en juin dernier devant le tribunal de police de Saint-Étienne. Le dossier doit désormais revenir au parquet de Saint-Étienne, qui pourra décider soit d’arrêter les poursuites, soit de reciter le père Riffard devant le tribunal correctionnel »

Au sujet du rendu du procès en appel du père Gérard Riffard, poursuivi pour avoir hébergé des clandestins, Mgr Dominique Lebrun déclare :

« Ce jour, la Cour d’appel de Lyon n’a pas condamné le Père GERARD RIFFARD. C’est un soulagement pour lui, pour l’association Anticyclone et pour ceux qui soutiennent leur action : mettre à l’abri des personnes en demande d’asile ou des personnes déboutées dans l’incapacité de revenir dans leur pays. C’est surtout un soulagement pour ces personnes en errance mises à l’abri à l’église Sainte Claire de Montreynaud.

Le Père GERARD RIFFARD a été relaxé par le Tribunal de police car, selon le juge, il y a un état de nécessité. La Cour d’appel se déclare maintenant incompétente et annule le jugement rendu en première instance. Visiblement, la question posée est, en droit, difficile.

La voie judiciaire n’est pas l’unique chemin pour résoudre un grave et difficile problème humain. Comment répondre aux légitimes questions posées par l’action du Père GERARD RIFFARD :
-  Si ce n’est pas l’association Anticyclone, qui va abriter et accompagner ces personnes qui n’ont pas péri en Méditerranée, et sont maintenant sur notre sol ?
-  Si les conditions de sécurité ne sont pas suffisantes, qui va aider l’association à les améliorer ?
-  Si l’Etat ou la ville de Saint-Etienne ne sont pas en mesure d’assumer, d’autres collectivités peuvent-elles s’associer ?

En tous les cas, pour les chrétiens, le prochain n’aura jamais de frontière. J’en appelle donc aux responsables de l’Etat, des collectivités territoriales, des associations et des communautés religieuses : cherchons ensemble, dans le dialogue et la sérénité, comment respecter le droit mais surtout la dignité de toute personne humaine.

Le 27 janvier 2015
+ DOMINIQUE LEBRUN

NDLR : « le dossier va repartir au parquet de Saint-Etienne, qui aura 2 options : soit arrêter les poursuites, soit re-citer le père Riffard mais devant le tribunal correctionnel, dans un délai de 3 ans à compter des faits. » »

Le père Riffard a fait part de sa perplexité :

 « Il faut tout recommencer à zéro. On m’a toujours dit que je n’étais pas un délinquant mais un contrevenant. Je m’attendais à un jugement sur le fond, alors que la cour s’est basée sur un argument juridique, chacun fait son travail, moi j’essaie de faire le mien au mieux. Je pense que la Justice aussi. Mais il y a des moments, elle est un peu hermétique… ».

2 comments

  1. karr

    Une belle initiative de la part du Pape en faveur de nos frères catholiques de rite arméniens,ils sont membres au même titre que nous de l’Eglise.
    Peut-on espérer que le Souverain-Pontife célèbre une messe selon le Missel de 1962 en faveur des catholiques attachés à la liturgie pré-conciliaire?

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