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On a peu de cas de pédophilie par rapport à l’Education nationale

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Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry revient sur l’affaire qui secoue l’archevêché de Lyon :

Quel message adressez-vous à Mgr Barbarin actuellement dans la tourmente ?

Je lui apporte mon soutien, je suis avec lui, c’est un ami. Il est, comme tout homme, capable de faire des erreurs. S’il y a eu négligence, la justice le dira. Mais je le connais, il n’a absolument pas voulu cacher quoi que ce soit. Je ne vois pas l’ombre d’une hésitation en lui s’il avait eu connaissance de quelque chose. Quand il est arrivé dans le diocèse, pour lui, le problème était réglé, l’affaire était classée. Il est probable qu’on ne lui a pas dit grand chose. Il ne s’en est pas vraiment occupé. S’il avait su, il aurait fait attention, il aurait bougé pour mettre ce prêtre à l’écart des enfants.

Certaines voix l’appellent à démissionner…

Il n’a pas de raison à se mettre en retrait.

Que doit faire un évêque pour lutter au mieux contre la pédophilie ?

Des règles sont là, on les suit ! Lorsque qu’on sait quelque chose de manière à peu près certaine, il faut aller voir le procureur avec le prêtre concerné. Dès qu’il y a des victimes, on le dit ! Là où c’est très compliqué, c’est quand ce sont des rumeurs. Il est très difficile de savoir alors quand il faut y aller. Dans ces domaines-là, il faut être humble, prendre un maximum de précautions, ne pas être péremptoire.

Avez-vous déjà été amené à dénoncer un prêtre ?

Oui. C’est une histoire ancienne concernant des photographies liées à de la pédophilie. Il n’y avait aucune plainte, seulement des rumeurs. Dès que j’ai su, je n’ai pas hésité longtemps, j’ai convoqué le prêtre. Il reconnaissait les faits. Je l’ai accompagné chez le procureur. Il y a eu une enquête. Il n’a pas été poursuivi.

Quel est l’impact de l’affaire du prêtre pédophile Bernard Preynat sur l’Eglise de France ?

Nous sommes là pour témoigner de l’amour de Dieu, pas de l’amour des petits garçons ! Donc bien sûr que des actes pédophiles entâchent l’image de l’église. Mais elle est bien plus entâchée quand on ne les dénonce pas. Tout le monde est d’accord pour dire que la pédophilie est un crime épouvantable. Ma conviction, c’est qu’il faut se conduire comme si c’était une maladie dont on ne guérit pas souvent.

Le système d’alerte mis en place par l’épiscopat est-il efficace ?

Il fonctionne bien. L’Eglise n’a jamais autant lutté contre la pédophilie. Mais évidemment, on n’a pas les moyens de tout surveiller ! On a peu de cas de pédophilie par rapport à l’Education nationale. Et d’ailleurs, dans l’Education nationale, je n’ai jamais vu un inspecteur d’académie mis en examen.

12 comments

  1. Myriam

    Des cas réels représenteraient 9 cas sur 400 000 PRETRES……

    Ailleurs on peut compter bien autre chose…
    c’est d’ailleurs un cas presque chaque jour et non discutable…..

  2. Pauvre pécheur que je suis

    Nous sommes tous humains ! Oui, il faut dénoncer mais arrêtons de se regarder le nombril ! l’Église fait des efforts pour contrer le mal mieux que l’ensemble des sociétés + + +

  3. gege

    La meilleure façon de régler le problème est que les victimes s’adressent directement à la gendarmerie et au Procureur de la république et non à l’évêque ou l’inspecteur d’Académie. Ces derniers n’ont aucune possibilité d’ouvrir une enquête ou de procéder à un interrogatoire. Un évêque peut-il traîner un curé chez le procureur si celui-ci clame son innocence? La cardinal est en ce moment inquiété par la justice… Très bien, mais dans ce cas combien d’inspecteurs d’Académie devraient l’être aussi? Et ma ministre de l’Éducation??? Il est vrai que le climat de l’époque était bien différent d’aujourd’hui… Ce qui n’excuse rien mais qui doit être rappelé:
    On se souvient du manifeste paru dans le journal le Monde en 1977, défendant la pédophilie, soutenu par 68 références intellectuelles de gauche de l’époque comme : Sartre, Aragon, Beauvoir, Glucksmann, Jack Lang, Kouchner, Sollers et bien d’autres. Ces esprits malsains ont ouvert les vannes, beaucoup ont suivi se libérant des interdits moralisateurs. ( A bas l’ordre moral!)
    Ces gauchistes n’apportaient aucune idée nouvelle qui pourrait faire évoluer la société comme le pensaient naïvement beaucoup de nos concitoyens. Ils appliquaient bêtement les règles éculées « pour la Révolution communiste » énoncées, en 1919 à Düsseldorf, dont voici quelques lignes de force :
    – faire disparaître toutes lois refrénant l’obscénité en les appelant une « censure » et une violation de la liberté de parole et de presse. (objectif atteint !)
    – Abaisser les normes morales en poussant la pornographie et l’obscénité dans les livres, les journaux illustrés, le cinéma, la radio. (objectif atteint !)
    – Présenter l’homosexualité et la promiscuité des sexes comme normales, naturelles et bonnes pour la santé. (Objectif atteint)
    – Discréditer la famille comme institution, favoriser l’amour libre et faciliter le divorce. (Objectif atteint !)
    – Mettre en relief la nécessité d’élever des enfants loin de l’influence limitative des parents. (Objectif atteint !).
    Nous avions la promotion de la pédophilie faite par Jack Lang et la prose de monsieur Cohn-Bendit qui dans un livre publié en 1975 faisait part de pratique naturelle pédophile : « Les enfants ont une vie sexuelle… Rien n’est tabou !… Surtout pas, une libido qu’il serait dangereux de nier… » Il parlait d’enfants de la maternelle!!!
    En s’affranchissant de toute morale naturelle objective, en se basant sur des préceptes immondes, on arrive au résultat que nous connaissons.
    A la suite des horribles scandales des prêtres pédophiles, très justement condamnés, des enquêtes séreuses ont été menées. La plus solide vient d’Irlande, pays très touché par ce fléau, un rapport de 900 pages réalisé par la plus haute autorité judiciaire et qui analyse le problème dans toutes ses dimensions : Aucun cas de pédophilie n’a été trouvé avant 1973.
    Comme le disait Bossuet : » Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes « 

  4. facile à dire que monseigneur Barbarin est humain comme excuse , c’est pas lui qui va vivre toute se vie avec cette abus sexuelle , ses cauchemars les nuits etc……. sa marque pour la vie entière se n’est pas rien ,.
    monseigneur ne lis pas les lettres des paroissiens quand ils on vraiment un vrai problème avec leur curé ou autre prêtres , il sans est vanter à RCF je les jette à la poubelle , il n’est pas à l’écoute de ses brebis de son diocèse de Lyon , il donne raison d’office à ses prêtres , les prêtres et les évêques et le pape se sert les coudes se protège entre eux et sans fiche complètement de la souffrances des autres ( paroissiens , et mêmes des enfants ) et l’église se dit humaine !!! les prêtres et les évêques se trouve toujours des excuses et se soutienne . la leçon est que peut-être mg Babarin écoutera peut-être plus ses brebis de son diocèse que le Seigneur lui à donner à s’occuper , et être plus à leur écoute et être plus humain !!! l’église est comme l’armée une muette qui cache les pires choses en s’enfichant des humains !!!

    • Mgr Barbarin lit les lettres, non seulement de ses diocésains, mais de personnes qui ne sont pas de son diocèse et qui lui écrivent. Je peux témoigner que non seulement il fait répondre (il ne peut évidemment répondre personnellement à tout le monde) mais qu’il ne s’agit pas de réponses stéréotypées, mais de réponse argumentée et correspondant tout à fait à la lettre qu’il a reçue.

      Je serais très étonnée qu’il se soit vanté de jeter les lettres de ses diocésains à la poubelle. En revanche, s’il s’agit de lettres anonymes – en particulier de lettres ordurières ou de délation visiblement mal intentionnées – il est évident que le cardinal a fait ce que fait tout le monde en pareil cas : une lettre anonyme, cela va directement à la poubelle (que cela attaque des prêtres ou non !) et qu’il a eu raison de le dire, pour faire comprendre aux « corbeaux » que leurs attaques ne servaient à rien.

      Je voudrais bien vous y voir, Madame, à la place de Mgr Barbarin, à devoir enquêter sur une rumeur (en 2008 il n’y avait rien de plus qu’une rumeur sans plainte, sans témoins) sur des faits dont les plus récents remontaient à 17 ans, alors qu’il ne pouvait en avoir aucune connaissance personnelle puisqu’il n’avait jamais résidé en région lyonnaise et que bien entendu il n’y avait alors pas la moindre responsabilité. A l’époque, Mgr Barbarin a entendu l’accusé, qui a avoué une partie des faits, vieux de plus de 17 ans, mais a affirmé n’avoir jamais récidivé, ce que l’ enquête menée par l’évêque avec le peu de moyens dont il disposait (l’Église n’a pas de police pour enquêter …) a confirmé et que d’ailleurs ses accusateurs confirment. Il a sans doute estimé que dans ces conditions un signalement à la justice n’aurait aucun effet. Sans doute a-t-il eu tort de faire confiance aux décisions et au jugement de ses deux prédécesseurs, mais il a eu raison de penser qu’il n’y avait plus de danger, puisqu’aucune récidive ne semble s’être produite.

      Ce prêtre pédophile est un homme fort peu estimable, comme le montre sa lettre aux parents de sa victime, où il se préoccupe beaucoup plus de son avenir que de réparer sa faute… Mais que Mgr Barbarin ne s’en soit pas rendu compte n’a heureusement causé aucun tort à quiconque.

  5. Théofrède

    il est manifeste qu’il y a une cabale contre Mgr Barbarin
    les « victimes » ont attendu cette année pour se rappeler qu’un prêtre les avait enculés quand elles étaient petites
    il serait intéressant de savoir qui leur a rendu la mémoire

    • Inutile d’aller penser à un complot. Allez lire les témoignages de ces jeunes abusés qui ont maintenant 25 ou 30 ans de plus, c’est vrai. Vous comprendrez qu’enfant ils n’ont pas trouvé les mots pour en parler ou pas l’écoute des adultes autour d’eux ; qu’il leur a fallu après se construire comme adulte, avec ce passé souvent enfoui pour qu’il fasse moins mal.
      Vous saurez aussi qu’en 1991 il y a eu au moins une plainte précise de parents et qu’à ceux-ci les responsables de l’époque à l’archevêché ont dit que tout serait fait pour éviter de futurs problèmes. Ces parents ont fait confiance et n’ont donc pas porté plainte… pour s’apercevoir 25 ans après que le prêtre incriminé était toujours en contact avec des enfants.
      Il faut s’informer avant de parler, non ?

  6. Il ne faut pas oublier qu’à l’époque des crimes allégués, le futur cardinal Barbarin non seulement n’avait aucune responsabilité dans l’archidiocèse de Lyon, mais qu’il n’y résidait pas et n’y avait jamais résidé, qu’il était jeune séminariste, puis jeune prêtre. Il était très difficile pour lui, comme pour n’importe qui dans une situation semblable, d’enquêter en 2008, dix-sept ans après les derniers faits allégués, alors qu’il ne pouvait en avoir aucun souvenir personnel et que les témoins – autres que les plaignants – étaient difficiles à trouver et leur éventuel témoignage difficile à prouver : après un tel délai, la mémoire, même avec la meilleure volonté, peut être défaillante (c’est la raison d’être de la prescription décennale : après dix ans sans rien qui vienne rafraîchir la mémoire des témoins, il n’est pas possible de se fier totalement à ceux-ci, même s’ils sont de parfaite bonne foi). En outre certains pouvaient avoir disparu, parfois sans avoir jamais témoigné, et avec eux des éléments essentiels à l’enquête.

    En justice pénale, lorsqu’il existe des exceptions à la prescription (crimes imprescriptibles, prescription retardée en raison de la minorité des victimes, etc.) et que des poursuites sont engagées longtemps après les faits, l’enquête, pour cette raison, est nécessairement très lente, ce qui, bien entendu, est fort désagréable pour les victimes ou leurs familles.
    Le cardinal Barbarin, qui n’avait pas les moyens de la justice pénale et qui n’avait reçu aucune plainte ni aucun témoignage, mais avait simplement, en 2008, eu vent d’une rumeur, a constaté qu’il n’avait pas les moyens d’une véritable enquête. Celle qu’il a menée n’avait aucune raison, au contraire, d’être moins lente que celle qu’aurait menée, avec les moyens de la police et de la justice publique, un juge d’instruction. Dès qu’il a eu des éléments plus sérieux, il a néanmoins mené une enquête, facilitée par le fait que le coupable ne niait pas et qu’il n’avait jamais récidivé, et a agi en conséquence. Je ne vois vraiment pas ce qu’on peu lui reprocher.

    En tout cas beaucoup moins qu’aux autorités de l’Education nationale qui, dûment avertis d’une condamnation ont néanmoins intégré le condamné aux effectifs de l’EN et lui ont confié une classe. Je me souviens d’un cas plus ancien où les actes de pédophilie ont duré des années au vu et au su de tout le corps enseignant et de sa direction, qui a interdit au personnel de mentionner les faits pour ne pas nuire à l’image de l’établissement et de l’E.N., et qui a même fait pression sur les parents du premier enfant qui a osé se plaindre.

    Petite fille, j’ai été élève d’une école primaire où l’instituteur faisait l’objet d’une rumeur de ce genre, sans avoir moi-même attirer ses « attentions ». Ma famille m’a retirée de l’école. Mais à ma connaissance, il n’y a eu ni enquête de l’EN, ni sanction. Quinze ans plus tard cet instituteur était toujours en poste.

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