MONSEIGNEUR MICHEL DUBOST à l'assemblée plénière des évêques de France au sanctuaire de Lourdes, le 07/11/2002.
photo Richard VIALERON/LE FIGARO.

Quand un évêque français renoue avec un pacifisme digne de Woodstock

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Coup de colère de Lahire, notre confrère du Salon Beige, suite à un entretien donné par Mgr Dubost, évêque d’Evry :

Dieu est aussi venu apporter le feu sur la terre : quand un évêque français renoue avec un pacifisme digne de Woodstock

Faudrait-il juste rappeler à Monseigneur Dubost que la paix se gagne par le combat? Que même la paix intérieure se gagne au prix d’un combat tout aussi intérieur? Que Dieu n’est pas un « Dieu désarmé » et que son arme c’est l’Amour? Qu’il y a des combats armés qui se mènent par amour, celui de son Dieu, de sa famille, de son pays?

Faut-il aussi rappeler à monseigneur Dubost qui jouit grassement de la paix acquise par les armes tenues par d’autres que lui, que c’est juste indécent de faire la fine bouche quand des militaires passent leur nuit à protéger sa cathédrale dans un diocèse qu’il n’a pas su garder dans la paix de Dieu?

Faut-il enfin rappeler à monseigneur Dubost qu’une sainte Patronne de la France, Sainte Jeanne d’Arc, nous appelle au combat sans ratiociner et en laissant à Dieu seul le sort de cette obligation humaine qu’est celle de se battre contre le mal pour le bien : « Les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire! ».?

« Quand il y a des armes, il n’y a pas de confiance » : une phrase de ce prélat qui ne veut rien dire. S’il avait discuté avec ses paroissiens cette nuit, il aurait entendu que ce mot « confiance » est justement celui qui revient le plus aux lèvres de tous ceux qui se sont prononcés sur la présence des soldats devant nos églises. Mais c’est clair aussi qu’historiquement, la réciproque n’est pas la même : où étaient les évêques de France lorsque se battaient pour leur foi et pour la France, les soldats de l’armée catholique et royale, soldats de France qui veillaient déjà sur les messes de Minuit? Certes les évêques de l’époque avaient eux aussi déserté le combat. Mais ils avaient au moins respecté l’humilité de conserver pour eux-mêmes le silence digne de la nuit de Noël.

13 comments

  1. Ce n’est pas parce que Mgr Dubost s’exprime mal que « Lahire » a raison.

    Pour moi la catégorie « musulman » n’est pas valable dans ce contexte. Il n’y a pas de « musulmans », il y a des terroristes de quelques croyances qu’ils se réclament.

    Mais également il est certain que ces « protections » d’où qu’elles viennent ne sont pas convenables. Elles sont d’ailleurs ambigües: on surveille, mais qui ? Je suis donc d’accord sur ce point avec Mgr Dubost.

    Je ne suis donc complètement d’accord ni avec Mgr Dubost, ni avec Lahire.

    • Patrick_UK

      Dites-nous alors en quoi Lahire aurait tort svp.
      Par ailleurs, en référence sans doute aux propos de cet évêque (que je n’ai pas lus), vous estimez utile de dissocier « musulman » et « terroriste ». Vous avez raison sur le fond car c’est exact.
      Mais cette distinction est insignifiante et de nature à fausser notre jugement surtout en ces temps de résurgence du jihad global et d’attaques en règles contre le Christianisme.
      Le terrorisme est consubstantiel à l’islam. Faite l’effort de l’étudier.

      • Seuls quatre évêques sur cent-trente-cinq prêtèrent le serment à la Constitution civile du clergé… Comparer les évêques actuels à ceux contemporains de la Révolution est donc gravement diffamatoire pour les évêques français des années révolutionnaires.

        Quant à l’usage des armes il est réservé, sauf exception, à l’État et aux autorités publiques. C’est pourquoi Jésus dans sa Passion reproche sévèrement à saint Pierre l’usage de son glaive contre Malchus. Malchus était un policier (dit dans l’évangiles « serviteur du Grand-Prêtre ») aux ordres de l’autorité religieuse publique. Cette autorité était autorisée à faire usage de la force par délégation des autorités romaines. Donc, il aurait fallu à Lahire mieux préciser sa pensée pour ne pas laisser croire que l’usage de la force des armes était laissée à l’appréciation de la foule.

        Enfin, la phrase de Mgr Dubost n’est pas fausse. Les armes, cela fait peur. Je ne pense pas que la protection de la police ou de l’armée soit une bonne chose.

        Quant à la question de l’islam, elle doit être replacée dans le cadre plus large des droits de l’homme et de l’ordre public.

        Toutefois je ne suis pas d’accord sur le discours de l’évêque Dubost lorsqu’il parle des « musulmans qui protègent ». Certes, ce n’est matériellement pas inexact. Mais en faisant cette remarque Mgr Dubost fragmente l’humanité en octroyant une sorte de privilège à ceux que l’on désigne comme « musulmans » (dont certains ne le sont pas, voir l’affaire du soldat catholique d’origine maghrébine assassiné en mars 2012 que l’on présente souvent comme « musulman »). Mgr Dubost ne s’en aperçoit certainement pas (il croit unir), mais en faisant ces déclarations il ouvre une blessure béante dans l’unité de la race humaine. Nous avons cependant l’habitude de ce genre de déclarations horribles mais pleines de bonnes intentions de la part de l’épiscopat.

  2. toto

    Noêl est potentiellement une cible symbolique, comme dit Cazeneuve. Mais c’est une cible pas seulement des islamistes mais de tous les laïcards et théophobes qui pullulent dans notre gouvernement et notre société. Le problème islamique a été programmé, institué, mis en place par ceux-là même qui nous gouvernent. Et ils sont ravis de provoquer un climat de peur et de psychose parmi les catholiques. En ce sens Mgr Dubost n’aurait pas tort, mais je doute que ce soit sa pensée, puisqu’il est complice de l’islamisation galopante de notre France Catholique.

  3. Gilberte

    Mgr Dubost ne s’est jamais demandé pourquoi la France ayant déclaré la guerre à l’Allemagne en septembre 1939, est envahie par l’armée allemande et demande l’armistice en juin 1940 L ‘historien Marc Bloc affecté à l’intendance en 1940 nous en avait parlé dans ses écrits, cela est connu. Un pays sans armes pour se défendre et ne rêvant que de confort n’a pas d’avenir, ou un pays dans une communauté de pays

  4. Blangy

    Très bien dit, toto. Créer le chaos, (contrôlé kidiz) afin de se présenter comme sauveur – (c’est la thèse et l’antithèse de Hegel) L’antéchrist va ainsi se faire acclamer par le troupeau qu’il va ensuite jeter à la mer. l' »AMER » est donc devant nous, nos milliers de Dubost, aveugles conduits par des aveugles, qui en leurs ténèbres les plus opaques, ne veulent rien voir, rien entendre et se taire quand « chiens muets » (expression employée par la TSVM dans les messages à Don Gobbi) ils devraient aboyer. Les Judas ou Cauchons actuels sont légionsssss. Le petit reste compensera plus qu’on pense… Le dernier carré invincible a toujours existé, si bien que les forces de l’enfer ne prévaudront point. Mais que de dégâts, évités si ces évêques avaient assimilé le catéchisme qu’ils ont autoritairement INTERDIT. Il ne faut plus d’enfer, on n’a plus à s’en faire. Ben voilà à nouveau l’enfer. Ils ont résonné comme un tambour.

  5. gauvin

    La statue du Christ de l’église de La Merced, la plus célèbre du Guatemala, fut promue au grade de colonel au 19e siècle pour avoir participé à la lutte contre une épidémie de choléra qui s’était abattue sur le pays.

    Auparavant, l’archiprêtre de l’église de La Merced, Orlando Agilar, avait annoncé que les autorités comptaient promouvoir la statue au rang de général d’armée, la promotion devant avoir lieu, selon lui, le 3 janvier prochain.
    Le porte-parole a indiqué qu’après avoir pris connaissance de cette information, le président Alejandro Maldonado a contacté l’archevêque du pays Oscar Vian qui s’est empressé de la démentir.
    « Frères et sœurs, comme je l’ai déjà dit et je le répète une fois de plus, je n’ai pas été consulté au sujet de la promotion de Jésus de La Merced au rang de général », a écrit l’archevêque sur son compte Twitter  »

    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20151227/1020587827/guatemala-christ-statue.html#ixzz3vW1rEFad

  6. Quand il y a des armes il n’y a pas de confiance ?

    Notre evêque d’Evry se livre à des spéculations  » hors sol » , en prônant le pacifisme le plus échevelé, alors que les paroissiens parisiens apprécient hautement la présence de militaires , dont certains appartiennent d’ailleurs à des familles chrétiennes! et dont les armes sont justement présentes pour assurer la survie de tous , face à l’abominable barbarie , de monstres qui considèrent avec raison le prophète Mahomet , comme leur guide, et l’inspirateur de l’accomplissement de la totalité de leurs horreurs !

    Mrg Dubost nous fait songer à l’un des ces célèbres hippies des années 60 , dont l’irénisme béat était alimenté par de fortes consommation de cannabis , au point de les priver de toute lucidité tant morale qu’intellectuelle !

    Hier Mrg Vingt trois minimisait délibérément la dimension brutale de la doctrine islamiste, par des arguties d’une nullité effrayante. Aujourd’hui Mrg Dubost se croit obligé de rendre hommage au pacifisme bêlant des hippies des années 60 , fortement marquées par les égarements scandaleux des clercs , se méprenant gravement sur l’importance de la tradition catholique .

    Penchons nous donc avec compassion sur la foule des humbles fidèles , tellement mal dirigés par une hiérarchie elle même en complète désorientation spirituelle !

  7. karr

    J’ai déjà eu un échange avec l’évêque d’Evry,cet homme approche de la retraite,pour le diocèse d’Evry comme pour les autres mobilisons-nous en écrivant au cardinal Ouellette à Rome qui est préfet de la congrégation pour les évêques en faisant part de nos souhaits,un évêque est un serviteur et non un tyran,saint Augustin le rappelle dans plusieurs de ses lettres consacrées à la vocation de l’évêque.
    Depuis 50 ans on nous fait croire que les fidèles ont leur place dans l’Eglise mais lorsqu’il s’agit des nominations les décisions sont prises sans consultations ,les évêques se cooptent et nous n’en sortons pas,l’Eglise n’est pas une démocratie mais la situation actuelle justifie une saine réaction,le pontificat de SS Benoît XVI a été marqué par de bonnes nominations et à présent nous retombons dans les années 70!

  8. Cassianus

    Le « Dieu désarmé » est une ânerie que l’on entend très souvent, même dans les milieux ecclésiastiques les plus distingués. C’est un paradoxe qui a fini par devenir un lieu commun à force d’être ressassé. On dit aussi que Dieu est un tout petit que nous devons protéger et consoler. Cela ne veut rien dire, mais ça fait sourire de tendresse les mamans. Il n’en faut pas plus pour faire figure de pasteur débonnaire.

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