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Qui embrassera encore le Diable après l’attentat de Paris du 13 novembre 2015?

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La guerre entre le Bien et le Mal est éternelle. Ce combat prend des formes religieuses et messianiques différentes à travers les siècles. Actuellement, un camp progresse dans la réalisation de ses objectifs, qui comprennent la mise en place d’un nouvel ordre mondial, la construction d’un temple à Jérusalem et l’instauration de la religion noachiste. La réussite de ce projet exige le dévoiement puis la destruction des autres religions, dont le christianisme. Cette perspective est possible via un totalitarisme d’état qui sera consenti par les populations par un chantage à la menace terroriste sur elles.

La population des Etats-Unis d’Amérique est soumise plus explicitement à ce traitement depuis le 11 septembre 2001. La menace organisée de « terroristes islamiques haïssant les libertés et la démocratie » justifie toutes les guerres, tous les Guantanamo et toutes les restrictions de libertés. Les dirigeants de ce pays s’accordant le titre de champion de la liberté et de la démocratie, alors que leur histoire comporte un génocide indien, une déportation de masse d’africains et un interventionnisme guerrier dans le monde des plus meurtriers.

 

L’attentat de Paris du vendredi 13 novembre 2015 s’inscrit dans cette perspective messianique satanique et permet progressivement la mise en place d’un totalitarisme d’état en France. Dans une salle de spectacle, Satan sacrifie ses serviteurs et les érige en martyrs. Cela permet de s’attribuer le rôle de victime tout en présentant la foi adverse comme criminelle. Un scénario et une mise en scène parfaitement préparés pour diriger l’émotion populaire.

En France, la foi maçonnique inculque déjà aux populations que les deux grandes religions monothéistes (christianisme et islam) sont responsables des crimes perpétrés dans le monde. Les vrais criminels financiers et politiques ont ainsi les mains libres de leurs exactions. Faute d’intériorité et de conscience, hommes et femmes ramenés à de simples citoyens-électeurs acceptent leurs méfaits comme une fatalité inexorable. Ainsi la fin des deux grandes religions monothéistes est donnée à leur conscience comme la solution au problème alors qu’elle est la cause du Mal répandu et leur propre malheur.

Le scénario et la mise en scène spectaculaire de ces attentats veulent diriger l’émotion populaire à leurs fins politiques. Les attentats du 11 septembre 2001 ont servi de justification par le camp bipartiste au pouvoir pour démarrer son entreprise guerrière internationale par l’Afghanistan. Les médias aux ordres jouèrent les étonnés et évoquèrent une « divine providence »  pour exprimer la conjonction de ces attentats avec la menée des opérations politiques en préparation : répandre le sang sous le nom Dieu et adorer Satan. Le blasphème du nom de Dieu concerne autant les politiciens néo-conservateurs des U.S.A., les journalistes de Charlie-Hebdo, les terroristes de Daesch ou les jeunes « musulmans » manipulés par le DPSD en France.

Le prêtre Hervé Benoît dans une tribune intitulée « Les aigles déplumés de la mort aiment le Diable » a refusé le silence complice devant pareille ignominie. La mise à l’index par les medias a trouvé écho dans sa hiérarchie qui l’a condamné au silence. Pourtant, il n’y a ni recueillement ni charité qui tiennent devant des politiques sataniques qui mutilent leur peuple pour récupérer la compassion émotionnelle nécessaire à leurs projets, pas plus qu’il n’y en a pour celui qui mutile un enfant pour le faire mendier pour son compte. Accepter cela serait embrasser le Diable.

 

La jeunesse était particulièrement visée par cet attentat. Les puissants de ce monde nous offrent un méta-spectacle de jeunes gens fanatisés qui s’entretuent par leurs soins.

Un premier groupe de fanatiques chantent inconsciemment « Kiss the devil » au Bataclan, un second groupe massacre les premiers sous la fausse bannière de Dieu, un troisième groupe sera envoyé à la guerre dans quelque pays sous prétexte d’aller punir les seconds au nom de la nation, un quatrième groupe justifiera les crimes du troisième groupe dans les medias avec le fanatisme des adorateurs des droits de l’homme porteur de la lumière.

La propagande versée dans ces jeunes esprits, que ce soit par la culture aux ordres niant le beau, les centres religieux étrangers pour des intérêts complices, la propagande d’état et les médias financiers organisent leur suicide et anéantissement commun.

 

Nous devons plus aux jeunes que cela.

En France, l’éducation scolaire est contrôlée par l’Etat Républicain maçonnique. Les professeurs, courroie de transmission des programmeurs des consciences, sont saturés de réformes, nouvelles directives, modification en tout genre de « programmes » qui les éloignent du sens que pourrait être leur métier : permettre la vie avec son entourage, son environnement et le monde. Éduquer signifie conduire vers l’extérieur. Tout enseignant qui privilégie le « programme scolaire » réifie ainsi les enfants et détruit le sens de l’éducation. Son impossibilité d’éduquer convenablement est orchestré comme le sont ce type d’attentat.

Les parents sont attaqués dans leur éducation par l’état qui veut en prendre l’exclusivité. La promotion de la GPA vise à disposer d’enfants déboussolés sans vrais parents et à leur merci.

La propagande de l’image accroche les enfants sur leur jouet technologique qui est la chaîne de leur esclavage matériel et conditionnement. La « starification » de la bêtise, des jeux, du divertissement, des psychotropes alimentent leur fuite et leur illusion de fuite. Le culte de l’ego, l’adoration de l’argent et des biens matériels achèvent leur abêtissement afin d’en faire des « zombies » de la désinformation et de l’image, mais certainement pas des enfants comprenant le sens de leur existence.

La modernité technologique dissimule ce que Blaise Pascal décrivait il y a trois siècles ainsi :

 » La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c’est la plus grande de nos misères. Car c’est cela qui nous empêche principalement de songer à nous, et qui nous fait perdre insensiblement. Sans cela nous serions dans l’ennui, et cet ennui nous pousserait à chercher un moyen plus solide d’en sortir, mais le divertissement nous amuse et nous fait arriver insensiblement à la mort. »

 

Dans le culte maçonnique de l’égalité, la négation des différences naturelles des genres est le prolongement d’une liberté d’idolâtrer ses choix inconscients de leur manipulation. Conclusion : l’institution « Education nationale française » apprend à vos enfants qu’ils ont la liberté de changer de sexe. Voilà ce que signifie liberté et égalité en république maçonnique, quant à la fraternité elle ne concerne que les initiés de degrés supérieurs au sein des loges élitistes.

Apprendre à materner, élever des enfants, accompagner un époux ne serait-il pas des choses plus nobles à apprendre aux filles que la possibilité de changer de sexe ? Les garçons sont sous l’influence de programmes scolaires où l’absence de grandeur sont le signe d’une dévirilisation voulue. A l’instar de notre société où la virilité n’est plus autorisée que dans les écrans de consoles vidéo, l’alcool, la pornographie, le fanatisme sportif…

Ces mêmes manipulateurs de l’esprit attendent ces enfants égarés qui veulent fuir cette matrice pour leur proposer l’alternative soit d’un dieu frelaté dans une secte pour poursuivre leur manipulation avant de les éliminer, soit d’un uniforme afin de lutter contre ces derniers sous drapeau d’un nationalisme de façade. Au mieux, le syndicalisme, le militantisme politique et  l’action écologique risquent de noyer leur vie dans des mouvements encadrés à portée très contrôlée.

Le système en place prévoit donc largement la récupération idéologique des jeunes pour les détruire plus précocement par la révolte sous contrôle, les faux dieux, le faux nationalisme…

L’angoisse existentielle et le vide spirituel sont renforcés chez les jeunes par ce monde néo-libertaire où peur du chômage et rêve de carrière sociale sacralisent la croissance du PIB mais ne feront pas d’eux des humains accomplis ni des peuples.

 

Conscient de ces réalités, l’ayatollah Khamenei par deux lettres ouvertes à la jeunesse occidentale en 2015 a transmis un message d’espérance et proposé une voie pour sortir de cette course au néant.

La charité chrétienne refusant l’instauration du désespoir au service de Satan a su aussi franchir les siècles par le dévouement de personnalités exemplaires comme Vincent de Paul pour les enfants, de Don Bosco pour la jeunesse. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

 

Il est utile d’abord de rappeler aux parents de ne pas avoir peur que votre enfant ne s’insère pas dans cette matrice abjecte. Il y a encore plus à craindre pour ses enfants que l’exploitation de sa pauvreté par les puissants, le chômage ou la pauvreté. Il y a le risque de travailler à son enrichissement matériel par l’exploitation des autres et poursuivre ainsi la construction d’un enfer sur Terre.

Que vos enfants vivent et parviennent à survivre dans le milieu actuel est déjà beaucoup. Redoutez leur abêtissement, respectez leur nature, aidez-les à voir avec leur esprit, aidez-les à sauver leur âme…

Essayez de conduire leurs pas vers le Bien. Mais pour cela vous devez accepter de faire plus d’efforts dans la vertu qu’eux. Vos enfants valent mieux et vous aussi. C’est pour cela que Dieu vous les a confiés. L’adulte que nous sommes naît en même temps que vos enfants et s’enrichit de leur contact. Nous sommes ainsi les enfants de nos propres enfants.

Les fêtes de Noël furent cette année encore l’occasion de fêter la nativité de Jésus ainsi que celles des  enfants. Que leurs donnons-nous de valable ? Au milieu du fatras consumériste, nous pourrions leur donner avec amour quelques paroles vraies, quitte à nous exposez à leurs yeux. La vie n’est pas neutre. Vous n’êtes pas là pour vous faire aduler par des jeunes comme les chanteurs de « Eagles of Death Metal » du Bataclan. Vous avez trop de respect pour eux.

 

L’agenda mondial est bien avancé et nous risquons en France de connaître une destinée analogue à celui des Palestiniens sur leur propre sol. Par les deux attentats français de 2015, les idiots utiles sont éliminés lorsqu’ils deviennent des idiots inutiles. Satan trahit ses séides comme les hommes politiques de cette république trahissent leurs électeurs. Ceux qui ont foi dans leurs médias aux ordres se tourneront vers leurs gouvernements successifs et continuerons d’embrasser le Diable. Léon Bloy l’exprimait ainsi « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable ». Il vous appartient de suivre le bon ou le mauvais berger.

Le courage est important à la fois pour les enfants et les parents. Si Notre-Dame de Fatima donne une vision des enfers à des enfants innocents en 1917, il n’est pas trop pour nous autres adultes de voir et de trouver les causes profondes au Mal répandu sur cette Terre aujourd’hui : destruction complète de pays, pédocriminalité de réseaux, trafic d’organes internationaux, désorientation de la jeunesse, exploitation de la misère, enfants tués dans le ventre de leur mère…

Je voudrais également vous dire à tous qu’au-delà de nos souffrances et de nos difficultés existentielles, il y a plus grand que nous, que l’espoir est permis, que des chemins existent, que nos cœurs peuvent apprendre et partager. Nous avons ainsi chacun la possibilité de quitter cette vie terrestre par le haut.

Yann Esteveny

 

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