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Réaction de l’Eglise russe au sacre de femmes chez les anglicans

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Comme en écho aux appels désespérés de Justin Welby à continuer le dialogue œcuménique, l’Église orthodoxe russe a émis un communiqué en réaction de la décision du synode anglican de « sacrer » des femmes évêques.

L’Église orthodoxe russe a appris, avec inquiétude et déception, la décision de l’Église d’Angleterre d’admettre les femmes à l’épiscopat alors que les relations qui durent depuis plusieurs siècles entre nos deux Églises avaient montré la possibilité pour les orthodoxes de reconnaître l’existence de la succession apostolique chez les anglicans. Dès le 19ème siècle, les anglicans, membres de l’Association des Églises orientales,  ont cherché la « reconnaissance mutuelle » de la hiérarchie de l’Église orthodoxes et de l’Église anglicane, en croyant que « les deux Églises ont préservé la continuité et la vraie foi apostolique dans le Sauveur et devraient accepter l’autre dans la pleine communion de prières et de sacrements ».
La décision d’ordonner des femmes, que l’Église d’Angleterre a prise en 1992, a porté un coup aux relations entre nos Églises, et l’introduction des femmes évêques a éliminé la possibilité théorique pour les orthodoxes de reconnaître l’existence de la succession apostolique de la hiérarchie anglicane.
Cette pratique est contraire à la tradition de l’Église, vieille de plusieurs siècles remontant à la première communauté chrétienne. Dans la tradition chrétienne, les évêques ont toujours été considérés comme les successeurs spirituels directs des apôtres, dont ils ont reçu la grâce particulière de guider le peuple de Dieu et la responsabilité particulière de protéger la pureté de la foi, à être des symboles et des garants de l’unité de l’Église. La consécration de femmes évêques va à l’encontre du mode de vie du Sauveur lui-même et des saints apôtres, ainsi que de la pratique de l’Église primitive.
A notre avis, la décision du synode général de l’Église d’Angleterre n’a pas été dictée par une nécessité théologique ou une pratique ecclésiale, mais par le désir de se conformer à l’idée laïque de l’égalité des sexes dans toutes les sphères de la vie et du rôle croissant des femmes dans la société britannique. La sécularisation du christianisme conduit au départ de nombreux croyants qui dans le monde instable d’aujourd’hui cherchent un soutien spirituel dans les traditions immuables évangéliques et apostoliques établies par le Dieu éternel et immuable.
L’Église orthodoxe russe constate avec regret que la décision, permettant l’élévation des femmes à la dignité épiscopale, entrave considérablement le dialogue entre les orthodoxes et les anglicans qui s’est développé depuis de nombreuses décennies, et contribue à renforcer les divisions dans le monde chrétien dans son ensemble.

Source : Orthodoxie.com

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