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Sévices sexuels : Mgr Lalanne passe la main

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Mgr Stanislas Lalanne, l’évêque de Pontoise qui avait provoqué un tollé suite à son questionnement sur le caractère peccamineux de la pédophilie, passe la main à la tête de la cellule dédiée à la lutte contre la pédophilie.

Par ailleurs, France 3 a affirmé qu’il lui avait fallu près d’un an et demi pour informer le parquet d’accusations visant un diacre permanent du Val-d’Oise, auquel une femme reproche des attouchements alors qu’elle avait 11 ou 12 ans, au milieu des années 1980. Mgr Lalanne se défend de tout attentisme: ayant reçu en décembre 2014 la jeune femme, sous curatelle, il avait pris des « mesures conservatoires » à l’encontre de ce diacre sans mission pastorale et qui nie les faits, et pensait alors qu’une plainte serait déposée. En apprenant récemment qu’il n’en était rien, l’évêque a demandé « expressément » au diacre de « se rendre à la gendarmerie pour s’expliquer » et a écrit au procureur de la République.

D’autres interrogations concernent le diocèse de Coutances et Avranches, dont Mgr Lalanne a été l’évêque entre 2007 et 2013: un prêtre, le père Richard Lucas, y a été condamné en 2003 à du sursis pour agressions sexuelles sur mineurs, puis une nouvelle fois en 2013, cette fois à quatre mois de prison ferme, pour des faits de 2012. Entre-temps, après une mise à l’épreuve assortie d’une obligation de soins, le prêtre avait été renommé curé en 2007, 2010 et 2011. « J’ai tout fait pour qu’il ne soit jamais en contact avec des mineurs dans le cadre de son ministère, même si la justice ne m’y obligeait pas », assure Mgr Lalanne. Ce qui n’a pas empêché la récidive. « Les faits reprochés en 2013 ont été commis dans le cadre de relations privées, pas dans l’exercice de son ministère », fait valoir l’évêque.

La composition de la nouvelle cellule anti-pédophilie de le CEF sera dévoilée avant la mi-juin.

5 comments

  1. B.H.

    Manifestement il était monté au créneau médiatique pour alléger un peu la pression sur le Cardinal Barbarin. Malheureusement avec sa déclaration très contestable, scandaleuse même, sur la relation entre objectivité et imputabilité pour ce qui concerne les actes de pédophilie (débat théologique réel à propos de tous les péchés, mais inaudible dans le contexte actuel), il en a remis une couche sur la pression médiatique au lieu de donner un peu d’air. Mais c’est sûrement sa volonté de ne pas voir la perversion politique dans cette affaire qui en est responsable: les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière ! Mais les fils de la lumière ne sont pas obligés d’être naïfs, « purs comme des colombes » qu’ils n’oublient pas aussi d’être « rusés comme des serpents » selon les paroles même de Jésus adressées à ses disciples.

    • Y.Castel

      Cela fait du bien de lire, de temps en temps, de lire un commentaire intelligent à la suite d’un article assez indigent au titre accrocheur (Sévices sexuels !) qui se contente d’édulcorer la soupe immonde de l’AFP !

  2. JB

    Vous avez des comptes personnels a regler avec mgr Lalanne en particulier ?
    C’est en tout cas l’impression de vos fideles lecteurs Val d’Oisiens

  3. Théofrède

    vous faites à cet évêque un très mauvais procés
    son intervention sur la pédophilie, même maladroite, était parfaitement orthodoxe : je ne sais au nom de quelle tradition on peut confondre péché et tentation comme l’ont fait à cette occasion les « tradi »
    seraient-ils à ce point contaminés par la nouvelle traduction du Pater ?

  4. Sami

    Quelle responsabilité pour un évêque !
    Surtout si le prêtre nie les faits .
    Je ne jetterai pas la pierre à Mgr Lalannes. Il a agi avec prudence et humanité.
    Quant à l’accusation pour des faits non dénoncés jusqu’ici et qui sont vieux de 36 ans , c’est la parole du prêtre contre la parole de l’accusatrice. On peut être un prêtre pédophile, mais un prêtre menteur, non!
    C’est pourquoi Mgr Lalanne a fait crédit au P.Lucas sur ce cas .
    Le P. Lucas aurait il trahi sciemment cette confiance ?
    La faute n’est pas à mettre sur le dos de son évêque , même s’il l’endosse à l’exemple du Christ.
    Mais pour l’instant, il n’est pas prouvé que l’accusation soit fondée.
    En attendant, je fais confiance à l’Eglise et à ses cadres.

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