Pere_Philippe_Bordeyne

Le triangle petit-bourgeois de Mgr Bordeyne

Download PDF

Mgr Philippe Bordeyne, théologien moraliste et recteur de l’Institut catholique de Paris, a été choisi par le pape comme expert lors de la deuxième assemblée du Synode sur la famille. Il analyse l’exhortation apostolique pour La Croix. Extraits :

« Aujourd’hui, le défi de l’Église est de parvenir à vivre l’unité dans la diversité : avec cette exhortation apostolique, le pape François « fait » la synodalité plus qu’il ne la théorise. Il s’appuie sur des fondements doctrinaux bien sûr, mais aussi sur la longue expérience des Synodes continentaux en Amérique du Sud ou en Afrique. Sa méthode prend en compte « l’espace » – les différentes régions du monde, la place de chacun dans la famille, parents, enfants, personnes âgées, voisins, etc. – mais il accorde une importance « supérieure » au « temps ». Il faut du temps pour accueillir l’Écriture à partir de la réalité concrète des familles : on dépasse ainsi les oppositions entre des interprétations marquées par des cultures, voire des idéologies concurrentes.

Amoris laeticia est l’aboutissement concret du fonctionnement synodal « cum Petro, sub Petro », c’est-à-dire à la fois avec le pape et sous son autorité. Jamais une exhortation apostolique post-synodale n’avait autant repris les conclusions écrites des pères synodaux. Et en même temps, le pape approfondit personnellement certains thèmes, comme le discernement ou la conscience.

Sur la question sensible des divorcés remariés, s’en tient-il au compromis des pères synodaux ?

En affirmant nettement que la solution ne passe pas par une législation nouvelle qui traiterait tous les cas, il avalise les trois paragraphes votés aux deux-tiers lors de la deuxième assemblée du Synode, mais il n’oublie pas non plus le tiers restant. Il approfondit la dynamique du discernement, précisant qu’il s’agit d’un processus à la fois « personnel et pastoral », à déployer dans le temps. En évitant le « scandale » et les « malentendus », il s’agit de permettre aux personnes qui se trouvent dans des situations complexes de sortir de l’incertitude sur ce que Dieu attend d’elles ici et maintenant, et ainsi de trouver la paix. Ce discernement des fidèles avec leurs pasteurs vise l’intégration des personnes et il vérifie que certaines mises à l’écart ne soient pas exagérées.

Quelle vision de la famille propose le pape ?

Son insistance sur le caractère social de la personne me frappe. Traditionnellement, l’Église présente la famille comme « la cellule de base de la société », une formule assez abstraite. Le pape François, lui, montre concrètement en quoi elle est un microcosme où chacun apprend la vie en société : par la tendresse maternelle, par la magnanimité du père… Ses formules sont parlantes : « La mère qui protège l’enfant avec affection et compassion, (…) l’aide à expérimenter le monde. » La société a besoin de la famille – qui ne s’arrête pas au triangle petit-bourgeois d’un père, une mère et des enfants – parce qu’elle est le lieu où chaque individu grandit comme une personne en relation. Mépriser les familles différentes, ce serait aussi mépriser ce travail de socialisation. »

Mépriser les familles différentes ? Que veut dire Mgr Bordeyne ?

19 comments

  1. Les solutions proposées par le Synode sur la famille sont vouées à l’échec dans l’Eglise d’Europe d’abord, parce que le clergé est divisé au sujet du  »mariage pour tous »; ensuite, certains prêtres et évêques pédophiles et partisans du  »mariage pour tous » continuent de communier et de célébrer impunément les sacrements, alors que les divorcés remariés ne communient pas; enfin, dans d’autres Eglises du Sud, certains prêtres et évêques vivent avec des femmes et des enfants, et pourtant ils communient tout en refusant la communion aux divorcés remariés! Bref, notre conception sur la famille humaine et chrétienne restera à jamais inconciliable et « Dieu seul pourra nous réconcilier après nous avoir tous enterrés ». Tant que le Droit canon aura le dessus sur l’Evangile, il n’y aura aucune solution en la matière…Le pire reste à venir…

    • Opposer comme tout idéaliste oppose les notions et constate des apories (selon ce que j’ai cru comprendre de Gilson).

      Or dans la réalité, il ne faut pas opposer, mais concilier nos discours nécessairement « à trous » comme l’enseignait aussi Gilson, les concilier dans la réalité.

      Ainsi il ne faut pas opposer « Evangiles » à « Droit canon » mais tâcher de les concilier dans notre esprit, comme ils se concilient dans la réalité.

  2. RV

    Mgr Bordeyne parle comme un gauchiste avec ces ‘petits bourgeois’ et toute la charge de mépris coutumière à cette expression. On comprend ce qu’il veut dire : familles petites bourgeoises = hétérosexuelles, qui méprisent les familles différentes = homosexuelles. Quel manque de charité envers les familles catholiques qui s’efforcent de vivre selon la doctrine de toujours de l’Église, qui prend sa source dans les paroles même de Notre Seigneur Jésus Christ ! Ainsi nous sommes des petits bourgeois ! Des coincés, quoi, des pas modernes, des réactionnaires, des tradi. .. berk !
    Quant au « discernement des fidèles avec leurs pasteurs (qui) vise l’intégration des personnes (pour) vérifie(r) que certaines mises à l’écart ne soient pas exagérées. » c’est bien la communion pour les divorcés remariés qui se prépare.
    Quand au reste, quel baratin ! Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu’on y ajoute vient du malin.

    • Claire

      Ils ne sont pas dupes, que les Français soient de souche ou pas, ils voient bien que maintenant il faut avoir une tête de trouducul et faire les curcubitacés pour être en harmonie avec le gouvernement « socialiste » et ses amis, c’est çà le « nouveau genre très petit bourgeois », … et si par malheur vous êtes pour le « triangle » … on vous insultera et on vous coupera la tête …

  3. DECOOL

    Les insultes hélas ne viennent pas que de l’extérieur de l’Eglise. Aujourd’hui il est d’usage de calomnier tout individu qui ose s’opposer à la révolution ecclésiastique en cours, à la « nouvelle église » relativiste et panthéiste. Le cardinal Sarah vient de nous rappeler les « trois piliers » pour soutenir notre foi notre espérance et notre charité: la Croix, l’Eucharistie et la Vierge Marie.

  4. BMN

    question à ce prince de l’Eglise qui est France, Sa Seigneurie Rectorale de l’ICP :
    la sainte Trinité n’est-elle pas finalement que l’entre-soi d’un triangle petit-bourgeois (papa, fiston, et leur amour homo), le reste du monde étant le réel en lutte permanente pour établir la démocratie universelle ?

  5. gege

    Mépriser les familles différentes ? Que veut dire Mgr Bordeyne ?

    Il veut dire : Je vous apporte le don de l’esprit du monde… Vous êtes dans le monde et vous êtes du monde, le reste est petit bourgeois…

  6. Père Bordeyne, il est heureux que vous ne soyez pas en charge pastorale. Certes je crois comprendre ce que vous voulez exprimer en énonçant que le famille ne s’arrête pas au « triangle petit-bourgeois » d’un père, une mère et des enfants. Toutefois au moment où nos gouvernants font tout pour détruire la cellule familiale base de notre civilisation, le qualificatif accolé est particulièrement mal venu de la part d’un clerc, recteur de l’institut Catholique de Paris. Que vous plaidiez pour que ne soient pas méprisées les familles différentes, pourquoi pas? Croyez-vous toutefois que vous allez être audible alors que juste avant vous usez d’un qualificatif méprisant pour définir la cellule familiale constituée d’un père, d’une mère et des enfants. Peut-être, dans votre pensée d’intellectuel, ne s’est-il agi que de faire un mot d’esprit. Que vous le vouliez ou non, pour beaucoup ce sera ressenti comme un dédouanement, par un ecclésiastique, de certaines pratiques sexuelles.. Beau résultat !

  7. morel

    il est evêque ce gus??costar cravate (et ce n’est pas sûr)??
    a-t-il honte de ce qu’il est (ou qu’il croit être)??
    les fidèles de la religion de paix et d’amour eux n’ont pas eux d’afficher ce qu’ils sont

  8. berna

    ce ne sont pas des paroles de « pasteur-évêque ». Ce charabia est déjà tenu par les médias, les sociologues, les idéologues.
    Le Christ, Dieu, EST-IL la Boussole ?
    Jésus-Christ EST-IL LE CHEMIN, LA VERITE, LA VIE ?
    Auquel cas, c’est LUI qu’il faut suivre, pas une planification de l’Eglise par d’obscurs (aux 2 sens du terme) théologiens, pasteurs qui parlent le « langage du monde », et ne guident plus les fidèles.

    « au triangle petit-bourgeois d’un père, une mère et des enfants » : alors la Sainte-Famille de Nazareth est donc taxée de « petit bourgeois » ?????

  9. Hervé Soulié

    Nous savons bien qu’il n’y a rien de bon à attendre de ce théologien médiocre et suiveur des dérives d’aujourd’hui.
    Bordeyne, qui ne devrait pas diriger l’Institut Catholique, est un peu le produit de cinquante années de déclin intellectuel et moral, accompagné plutôt que combattu par un catholicisme lui-même quelque peu aseptisé.

  10. Marie-Anne

    Le genre « socialiste » bat son plein Monseigneur, on n’avait pas besoin de vous en plus, pour enfoncer le clou, vos amis doivent être en extase …, tous anti Triangle mais pro cul.

    Comment avez vous réussi vos examens pour être « théologien moraliste » ? ! Monseigneur, et pour avoir été promu « Recteur de l’Institut Catholique de Paris » ? Pauvres étudiants Catholiques vous devriez donner votre démission.

    C’est vrai que les conciliaires avec Vatican 2 et le Pape Paul 6 sont passés par là … et que pour se moquer et dénigrer tout ce qui est Catholique ils s’y entendent très bien …

  11. Xavier

    De quel droit vous permettez vous d’insulter mon Père, ma Mère et mes quatre soeurs !!! Espèce de minable petit bourgeois gauchiste ringard …. indigne d’être un Prêtre !

  12. Roland

    Mgr Bordeyne s’intéresse peut-être davantage au triangle grand-bourgeois de la rue Cadet. (?)
    Dire que des martyrs sont tombés sous la hache des révolutionnaires chez les Carmes de Paris !

  13. Clémence

    L »‘éducateur » :

    – Après les Beaux Arts, puis la culture … vient désormais le cul-ture ….

    Et le petit Kato curieux de l’avenir :

    – Et qu’est qui vient après Monsieur le Professeur ?

  14. Delphine

    Mais qu’est qu’ils ont tous ces « messieurs » contre le Triangle ? …
    Ces grossiers, avec leurs simpitenelles rangaines gauchistes, tellement nuls qu’il n’y a que le zéro 0 qui leur convient et qui leur ressemble.

    Mgr vous ne faites pas partie d’un « triangle » vous n’avez pas un père et une mère ?

    Beaucoup de femmes aimeraient bien avoir le père de leurs enfants avec elles pour pouvoir les élever, mais vous êtes coupables d’encourager ces pères à faire le contraire et à les abandonner. Croyez vous qu’il y aurait autant d’avortements si ces messieurs faisaient leurs devoirs d’homme et de père ?
    Vous n’êtes pas différent de tous ces monstres.

    Avec les socialistes c’est la nouvelle doctrine conciliaire ?

    • Certes, il y a des hommes qui abandonnent leurs enfants. D’ailleurs le monde va mal parce que les pères ne s’occupent pas de leurs enfants.

      Mais il existe également des femmes qui rejettent le père de leur(s) enfant(s) et l’empêchent d’accomplir ses devoirs.

      • Laurence

        … parcequ’ils ne s’occupent pas ni de leurs femmes, ni de leurs enfants.

        Quand une mère rejette le père le plus souvent c’est pour protéger l’enfant.

        Est ce que les Hommes accomplissent leurs devoirs en votant pour le « mariage homo » ou ce mot ridicule de « gay » qui leur va très bien ?

        Certes, avec l’exemple que donne les adultes et tous ces « hommes » répugnants, les enfants sont de pauvres victimes.

  15. babacool

    Oui moi aussi je me sens insulté , nous étions 7: mes parents , 3 frères et 2 soeurs et nous mangions à notre faim parce que nos parents se saignaient aux quatre veines pour nous nourrir. Voilà notre côté petit bourgeois? J’ai de plus en plus honte de ces clercs qui suivent l’esprit du monde et qui croient qu’être pédé c’est la panacée ou se trouver seul avec ses gamins à élever, c’est l’avenir. Pauvre type. Lorsque que je disais à un prêtre au sujet d’une personne qui venait de divorcer que je plaignais surtout les enfants; « détrompez-vous me dit-il, tout le monde est très content. Il est interdit d’insulter un prêtre mais j’avais envie de lui dire: pauvre C…, tu sais ce que c’est que le divorce et la souffrance des gamins » et c’est des curés de cet acabit qui tiennent aujourd’hui le haut du pavé dans l’église conciliaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *