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Un Dieu multiforme ?

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Une idéologie très largement répandue voudrait faire de Dieu un grand tout; un Etre multiforme qui, rassemblant la plupart de religions, se définirait par des mots comme « miséricorde », « amour » ou « paix », dans le but d’établir une fraternité universelle. En fait cette conception ressemble à une pyramide. Au bas de celle-ci, il existe de multiples chemins qui montent vers: un sommet où tout le monde peut se retrouver.. Bien sûr, une telle vision des choses est applaudie par le monde, Cependant, pour un chrétien, la question est de savoir si, oui ou non, elle correspond avec ce que dit l’Ecriture. Autrement dit: le Christ et les apôtres avaient-ils la conviction que la vérité est plurielle, que les religions non-chrétiennes sont autant de chemins qui conduisent à Dieu? Un simple coup d’oeil dans la Bible suffit pour nous convaincre que la réponse est non.  En effet, Jésus a dit clairement qu’il est LA vérité et LE seul chemin qui mène au Père (Jean 14, 6). Au vu de cela, prétendre qu’il ne serait qu’une vérité et qu’un chemin parmi d’autre, serait du même coup, le rabaisser et le trahir. Les apôtres ne s’y sont pas trompé. Fidèles à leur Maître, il n’ont cessé de vouloir convertir ceux qui étaient égarés dans d’autres voies. « Je t’adjure au nom de Jésus-Christ qui viendra juger les vivants et les morts: prêche la Parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, menace, exhorte, toujours avec patience (en effet, il en faut face à ceux qui ne veulent pas entendre) et souci d’enseigner » (II Tim 4, 1-2).

 

Voilà ce qu’écrit l’apôtre Paul. Pour lui, comme pour tous les premiers martyrs, qui ont sans relâche annoncé qu’il n’y a AUCUN salut en dehors du Christ (Actes 4, 12),  il est clair qu’un dieu qui n’est pas conforme à l’Evangile qu’il décrit aux versets 1 à 5 du chapitre 15 de sa première épître aux Corinthiens, est une idole. Dès lors, aujourd’hui, face aux athées, face aux musulmans, face aux indifférents, face aux bouddhistes, bref, face aux non-chrétiens, il importe de « prêcher la Parole », d’annoncer le salut en Celui qui seul peut le donner. « Prêcher », et inviter à prier pour que se convertissent ceux qui marchent sur des chemins qui ne sont pas le seul chemin. Est-ce bien cela que les représentants de l’Eglise actuelle disent et font? Les discours qu’ils tiennent sont-ils encore fidèles à la saine doctrine vis-à-vis de laquelle saint Paul écrit « qu’il viendra un temps où les hommes ne la supporteront plus, préférant écouter des fables tout en détourant leurs oreilles de la vérité » (II Tim 4, 3-4)?… Le salut éternel des âmes est-il vraiment une préoccupation fondamentale pour les prêtres, les évêques et le pape? Si elle ne l’est plus, si saint Pierre ne peut se retrouver dans les discours et les agissements de l’Eglise actuelle, c’est toute la Prédication apostolique qui est trahie et le « christianisme » n’est plus dans ce cas qu’un pseudo-christianisme.

 

Jean-Pierre Snyers,