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Une émission réunira tous les représentants des différentes religions

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Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers, est interrogé par La Dépêche du Midi :

La période estivale est-elle propice au repos pour un évêque ?

Je crois que le concept de vraies vacances m’est un peu étranger. L’été est un moment un peu particulier, je dois l’avouer. Il m’arrive de participer à des activités éducatives, à des démarches itinérantes comme ce pèlerinage en VTT que nous faisons entre le lac de Montbel et Saint-Lizier. Une de nos missions reste l’éducation. Et il est donc important de se joindre à des camps, de célébrer des messes dans des centres de vacances spécifiques. En tant qu’évêque, on profite aussi de la dynamique des fêtes locales, où nous pouvons échanger, réfléchir avec les gens, plus facilement disponibles, sur certains aspects du monde.

Sur les réseaux sociaux, votre présence aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), organisée à Cracovie, n’est pas passée inaperçue. Quelle signification avait-elle ?

Il est de mon ressort d’apporter un soutien à la jeunesse. Avec les JMJ, ils font part d’un engagement fort. J’étais présent à leur départ en bus, mais aussi à leur arrivée en Pologne. Il y a toujours un avant et un après JMJ. L’Église et son message résonnent dans leur cœur, ce qui est bien quand on sait que les jeunes sont rares. Les jeunes participent aussi à un brassage de population qui fait tomber les peurs. Pour eux, c’est un vrai enrichissement.

Un mot sur votre réaction suite aux événements survenus à Saint-Etienne-du-Rouvray. De quelle manière avez-vous réagi à cet acte commis contre un prêtre ?

Il ne faut pas partir vers le chemin dans lequel on chercherait à s’armer. Il me semble que le dialogue est essentiel. Il favorise la paix et permet de comprendre pourquoi l’autre pense autrement. Ma première réaction a bien sûr été forte. J’avais l’impression qu’on touchait l’Occident, mais également la symbolique chrétienne en tant que cible. À ce moment-là, j’étais en Pologne pour les JMJ. Instinctivement, les gens s’approchaient de nous, y compris les chrétiens d’Orient, qui nous faisaient comprendre que c’est ce qu’ils vivaient au quotidien. Il est vrai aussi qu’on sent qu’un cap a été franchi.

La portée de l’émission à laquelle vous participerez sur «Oxygène FM», à la rentrée, et qui réunira tous les représentants des différentes religions, en sera-t-elle plus forte ?

L’objectif est de réussir à faire tomber toutes les incompréhensions qui peuvent exister en ce moment. Il est certain qu’on ne changera pas la face du monde mais on ouvrira un espace de rencontres et de partage. Il ne faut pas former des blocs communautaires. S’il existe des tensions, alors nous pouvons en parler. C’est en quelque sorte le dialogue de la vie. Cette idée de réunir tous les représentants des différentes religions n’est pas nouvelle dans la région. Elle correspond à la Convivencia, qui unissait tous les cultes dans le sud de la France il y a quelques siècles de cela. Pourquoi ne pas retrouver ce brassage interculturel. La différence est notre vraie richesse.

Pourvu que cette émission mette en valeur les passages problématiques du Coran et l’attitude des musulmans adeptes de la Taqqiya.

14 comments

  1. Oh!

    Qu’attendre d’un évêque qui se soucie de « la symbolique chrétienne », pense que sa mission est « d’éduquer », et qui croit que toutes les religions sont la même chose avec une histoire et des contextes différents ?

    Tout cela est et reste « folklorique », au sens péjoratif du terme. la symbolique chrétienne, on s’en moque, le christianisme n’est pas une affaire de sociologue ou de sémiotique, et nous n’avons pas besoin d’éducateurs, mais d’enseignants ! la doctrine ce n’est pas la pédagogie, c’est l’enseignement du Christ Jésus. et non le médium n’est pas le message lorsqu’on n’est pas des esprits purs mais bien des hommes !

    s’il n’y a pas de « jeunes » c’est de la faute de ces gens qui se paient de mots, et ce d’autant plus que les JMJ ne sont jamais qu’un évènement le plus souvent horizontal, où le rassemblement tient lieu de mystique.
    et le slogan de pensée profonde.

    vivement la retraite !

  2. fg

    La bonté naturelle est consubstantielle à l’homme, à tout homme, elle n’avait pas besoin de la venue du Sauveur pour se manifester dans toutes les nations.
    Mais ces bonnes dispositions, qui sont très inégalement partagées, ne nous incitent pas pour autant à désirer voir Dieu tel qu’il est, ce qui est pourtant le dessein que Dieu a conçu pour nous. C’est le devoir d’un évêque de rappeler sans cesse qu’il n’y a pas de salut sans la Charité, cette vertu qui nous dispose à vouloir nous unir à Dieu.
    Ces rencontres seront utiles dans la mesure où elles porteront du fruit, c’est à dire convaincront les représentants des autres croyances que leur salut est dans le Christ.

    • Philomène

      Excusez-moi mais vous n’avez jamais entendu parler du Péché Originel et du sacrifice de Jésus sur la Croix, à cause de nos péchés, pour nous sauver?

  3. Gregoire

    Dites à TOUS nos évêques que leur mission consiste à Évangéliser. Ils étaient Douze et Jésus leur avait demander de parler de son règne. Que font nos évêques aujourd’hui combien parles de notre Dieu unique aux musulmans. Les rassemblements qui ont lieux actuellement sont une parodie
    D’abord un évêque doit exigé qu’un musulman qui entre dans notre églises s’habille a l’européenne et tête nue. Commençons par l’éducation et nous poursuivrons parle témoignage et la parole de notre Seigneur Jésus Christ.

  4. Oh!

    fg,

    vous dites « la bonté naturelle est consubstantielle à l’homme », je crains que vous ne vous trompiez de doctrine, cela ce n’est pas la bible, l’évangile ou la Tradition de l’Eglise, mais Jean Jacques Rousseau.

    c’est que l’Eglise professe la doctrine du péché originel, l’homme a mutilé sa « nature », sans la détruire toutefois, en se coupant sciemment de la vie divine, la grâce surnaturelle, précisément. En fait il n’y a pas de nature humaine, purement naturelle, nous sommes dès l’origine fait pour vivre avec Dieu. en s’opposant à Dieu, l’homme a établi l’esprit de révolte, de guerre dans toute la création, et ce jusqu’en lui-même. Comme le dit le Christ « un seul est le Bon », et ce n’est pas la nature humaine, mais Dieu. il aura fallu Jésus, le Messie, pour que nous ayons l’idée et la vision exacte de ce que peut être la bonté humaine et divine incarnée, laissée à elle seule la nature déchue n’engendre que guerre, destruction ou esclavage, comme le montre l’histoire.

    vous pouvez ne pas admettre ce que j’écris là, mais vous le trouverez aussi bien chez saint Augustin que dans la doctrine catholique,si vous lisez des ouvrages sérieux.

    un évêque « has been », peut bien dire que la charité est indispensable, s’il n’enseigne jamais que la réalité de l’Eglise est surnaturelle, il engendrera chez beaucoup trop de gens, l’idée que la bonté égoïste à la rousseau suffit bien et qu’au fond toutes les religions adorent le même dieu, ce qui est doctrinalement faux.

    la charité est une vertu théologale, qui n’est pas,précisément parlant, naturelle à l’homme, pour aimer Dieu pour lui-même, c’est cela la charité, seule condition pour aimer autrui comme soi-même, sans captation ou prise d’intérêts, il y faut la grâce est enseigner ou laisser croire que la charité se trouve naturellement dans les autres religions prétendument ou non, révélées, c’est au minimum faire preuve d’une légèreté inexcusable pour un évêque ou carrément agir en scélérat.

    il ne ressortira rien de bon de ces rencontres qui n’en sont jamais, sinon l’idée vague complètement « boboïsante »,que l’essentiel c’est « le vivre-ensemble », la « tolérance » et autres fariboles que l’on définie toujours à l’usage du prochain, puisque bien entendu on l’est bien évidement, auto culpabilisation à l’appui, déjà soi-même.

    il y a comme disait Raymond Aaron des religions séculières, politiquement, socialement et personnellement, sans doute parmi les pires choses qui soient, le « vivre ensemble » en est une, nous n’avons pas besoin de vivre ensemble, nous avons besoin de regarder dans la même direction, d’un même esprit, l’Esprit de la Vérité, et ce n’est pas en confondant dans un mépris aveugle de lui-même, toutes les religions, que l’on aura la surnaturelle charité, de reconnaitre un arbre à ses fruits, de mener le bon combat et de voir finalement Dieu tel qu’en lui-même comme il se connaît en lui-même.

    • fg

      Oh
      Vous confondez ce qui est naturel et surnaturel.
      Quand un enfant assyrien était en train de se noyer dans l’Euphrate, les assyriens assistant à la scène ne ricanaient pas en le regardant les bras croisés: et pourtant, ils étaient païens.
      Je maintiens: il existe une bonté naturelle chez l’homme de tous temps, et sur ce plan je vous ferais savoir que l’église ne conteste pas J.J. Rousseau.
      L’homme a une inclination à la faute au point que le péché véniel ne peut être totalement effacé: St François de Sales se confessait tous les jours (il y a d’autres exemples), sachant qu’il en resterait toujours un peu non confessé. Quand nous nous levons le matin, avant même d’avoir commis la première faute, nous ne sommes pas dans l’état que Dieu a voulu pour nous, car nous manquons en puissance des dons surnaturels qu’Adam possédait avant de chuter.
      Et pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, la bible dit que nous sommes à l’image de Dieu, comme la projection d’une sphère sur un plan, semblable à un disque, mais qui lui est infiniment inférieur.
      La miséricorde, c’est à dire la toute-puissance de Dieu, consiste justement à nous offrir (nous sommes libres), pauvres disques que nous sommes, de voir Dieu tel qu’il est, c’est à dire de nous élever à un état surnaturel.
      L’œuvre de rédemption d’un seul est une œuvre plus grande que la création tout entière.

  5. babacool

    et la takia, il sait ce que c’est? qu’il demande aux anciens d’Algérie, de ceux qui étaient sur le terrain pas de ceux qui étaient dans les bureaux

  6. DUMAS

    Bonjour,

    Est-il utile de rappeler à notre épiscopat que leur première tâche est d’évangéliser au sein de leur propre Diocèse, de faire en sorte qu’il y ait plus de vocations pour la « prêtrise »: en effet, la majorité de nos Séminaires sont « vides » depuis des décennies! Enfin soyons sérieux: la religion musulmane n’est pas une religion comme les autres; que nos évêques prennent la peine de lire un jour le CORAN; le DIEU des musulmans est un DIEU inaccessible; le mot AMOUR est absent dans cette soi-disant religion!

    En union de prières; demandons chaque jour à la Vierge MARIE, la conversion des musulmans de FRANCE…

    Hervé

  7. Oh!

    fg,

    vous lisant, je crains que la confusion des concepts ne soit de votre côté, tout au moins cette fois-ci, je n’ai écrit nulle part qu’il n’y avait pas de bonté naturelle à l’homme, la nature humaine est atteinte mais non détruite (cela c’est ce que professe Luther), et Jean Jacques ne professe pas simplement que l’homme est bon naturellement, ce qui avec la profession du vicaire savoyard est du pur naturalisme, condamné par l’Eglise, mais encore que l’on doit aimer son prochain comme soi-même pour l’amour de soi, ce qui n’est pas la règle d’Or, mais sa contrefaçon naturaliste. Alors non, il n’y a pas d’encyclique contre Rousseau, il ne faut tout de même pas surévaluer l’importance du personnage, mais le naturalisme lui est entièrement flétri et condamné par la doctrine du péché originel et l’enseignement de l’Eglise.

    pour ce qui est des péchés véniels, il n’est pas nécessaire en soi, d’aller se confesser si l’on y tombe, car à moins que cela procède d’une habitude vicieuse, les sacramentaux à eux seuls nous réconcilient avec Dieu pour ce qui les concerne. (par exemple, le Signe de la Croix,, le chant grégorien, le confiteor, le Credo, l’usage de l’eau bénite, la bénédiction du prêtre, le chapelet etc…j’aime beaucoup « le signe de la croix au dix-neuvième siècle » de Mgr Gaume) la pratique de saint François de Sales relève plus de la recherche de la perfection, du combat contre l’imperfection si estimable et désirable, et non d’une nécessité impérieuse dans le cas qui nous occupe.

    il y a des hommes bons, mais il existe aussi de multiples raisons poussant les hommes a faire ce que l’on attend socialement d’eux, ou encore certains calculs d’intérêts. en soi une action qui semble bonne extérieurement peut ne pas procédé du tout, d’intentions droites ( ce qui explique en fait l’échec de bien des efforts, car lorsque l’on ne veut pas ce que Dieu veut, il est vain d’espérer faire illusion face à lui, comme on peut le faire face aux hommes.)
    si vous avez rencontré un homme ou une femme perverse (sociopathe, psychopathe,pervers narcissiques ou de caractère) dans votre vie, vous savez que certaines personnes sont profondément déviante et que les apparences peuvent être retournée comme une crêpe par ce telles gens pour peut que cela leur rapporte, faire un bien apparent ce n’est pas la bonté, la bonté n’est possible que dans l’amour désintéressé, la charité fraternelle, qui ne procède que de la Charité théologale, comme le dit saint Jean, celui qui dit aimer Dieu et qui n’aime pas son frère est un menteur.

    si vous pensez pouvoir lire dans tout acte de bienveillance apparente une preuve de l’intention de celui qui pose cet acte, vous feriez non pas un jugement droit, mais une multitude de jugements téméraires.
    les conditions du jugement de Salomon, montrent bien que les apparences sont le problème de tout acte de justice et pas leur solution, et que seule l’intelligence et la prudence, l’action prudentielle, garantissent contre de graves et tragiques conséquences.

    Si un homme agit réellement droitement (spectateur lointain qu’en savez-vous ?), c’est que Dieu le guide, qu’il respecte absolument les dix commandements (qui sont un tout insécable) et cherche la grâce surnaturelle autant que l’ignorance est invincible pour lui le lui permet, sans quoi il aurait les moyens de reconnaître la Vérité et la droiture de la doctrine et de la vie catholique et la connaissant nul doute qu’il la chérirait et l’embrasserait sur l’heure.

    Un tel homme existe, on ne peut en douter et pas de manière isolée, mais il serait téméraire et même bien fol d’imaginer que c’est par une religion autre que celle révélée par Dieu et son Christ, Jésus, que l’on peut se sauver,il n’y a qu’une vérité et qu’une grâce; ne pas croire cela c’est de l’indifférentisme religieux, chose notamment condamnée par les Papes spécialement dans leurs encycliques contre la secte du maçonnisme.

    ce qu’est la bonté n’est plus évident au premier regard, car il nous faut reconnaître l’arbre à ses fruits (le catholicisme n’est pas le camps des gentils mignons et des bisounours), et que cela depuis la chute de l’homme, nous demande un travail de l’esprit et une application qui nous coûte beaucoup.

    la bonté n’a pas déserté le monde, mais nous n’avons que Jésus-Christ et lui seul pour nous donner une compréhension et une accessibilité complète à ce quelle est, parce que seul Jésus a dit la vérité de l’homme et la vérité de Dieu en lui-même.

    il y a des hommes et des femmes de bonne volonté, mais la bonté qui les attirent et qui les guide, n’est pas celle de Rousseau, mais celle de Jésus-Christ.

  8. fg

    Je suis surpris, mais en même temps pas mécontent de passer pour un rousseauiste pour la première fois de ma vie.
    Il manque juste à mes détracteurs de savoir faire la différence entre nature et substance pour comprendre ce que j’ai écrit.

  9. Oh!

    fg,

    n’étant pas pluriel, mon propos vous semble un peu trop singulier ? en substance un homme n’est pas nécessairement bon, s’il l’était la religion catholique n’a strictement ni aucun sens, ni aucune validité, parce qu’il faudrait passer par pertes et profits le péché originel, la rédemption, l’ordre surnaturel, ce qui est absurde.

    si vous définissez la nature humaine en soi comme bonne, substantiellement donc, il vous faut préciser, pour ne pas en rester à des propos amphibologiques, si vous parlez de la nature humaine du Christ qui est le modèle, le type et l’achèvement complet de la nature humaine ou si vous parlez de la nature humaine de monsieur tout le monde, c’est à dire de l’homme pécheur et déchu,car dans les deux cas vous ne parlez pas de la même chose.

    avec le péché originel et d’autant plus avec le péché personnel, l’homme n’est pas bon par nature, cette dernière sans être détruite est trés sérieusement blessée. c’est d’ailleurs la raison même qui fait qu’on en vient même à professer que l’homme est bon par nature, à écrire des traités pour élever des enfants basé sur d’aussi vénérables axiomes, alors que l’on a jamais mieux fait en la matière que de courir la gueuse et de mettre les siens à l’assistance. , s’il vous plaît après cela d’être identifié, ne serait-ce qu’un instant à cet impudent marroufle, je vous souhaite « naturellement » que ce ne soit pas en substance; tant les mots sonnent creux si on les définie autrement que la philosophie réaliste et l’Eglise.

    quant à moi, je ne me félicite pas de batailler contre vous, ni de quoi que ce soit d’ailleurs,vous lisant je vous estime, aussi je pleure.

    l’inimitié c’est l’esprit du monde, sondez votre coeur, je m’y emploie moi-même, pour ce qui est du mien.

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