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Vente de la maison du diocèse de Poitiers

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L’archevêché de Poitiers met en vente la Maison diocésaine pour en acquérir une autre. Christian Genre, délégué épiscopal à l’information, justifie cette vente par l’immensité de la Maison diocésaine. Les services de l’évêché et les autres structures catholiques qui y sont rattachées (radio RCF, direction de l’enseignement catholique, logements de prêtres à la retraite) n’occupent que  2500 m sur les 9.000 m2 disponibles. Le diocèse a bien tenter de louer des salles et d’anciennes chambres des séminaristes disparus dans les couloirs des séminaires interdiocains, mais cela ne prend pas.

Or, il manque chaque année 600 000 € de budget. Donc Mgr Wintzer a décidé de se séparer de ce patrimoine. Mgr Pascal Wintzer explique :

« L’objectif des catholiques est de vivre et de dire leur foi ; celui-ci s’exprime avant tout dans les relations qu’ils nouent avec le Seigneur et avec leurs frères et soeurs en humanité.
Pour vivre cette mission, les chrétiens ont toujours eu besoin de lieux, de maisons. Avant tout les maisons de prière que sont les églises, des salles permettant des rencontres et aussi des lieux de travail.

Deux principes doivent éclairer la pratique des chrétiens :

Dans le désert, le peuple des hébreux n’avait pas de résidence permanente et Dieu lui-même résidait sous une tente. Ainsi, le paroissien est un résident sur la terre mais qui espère la demeure éternelle. Ceci conduit à toujours rechercher ce qui est le plus utile et nécessaire à chaque lieu et à chaque époque. Les maisons sont au service de la mission et des personnes ; certaines hier nécessaires ne le sont plus aujourd’hui.

Ne pourrait-on pas lier ces principes à la création des nouvelles paroisses ?

En effet, la création des paroisses nouvelles, à la suite de celle des communautés locales, désigne la priorité de la proximité : si Poitiers compte, par la cathédrale et par l’archevêché, tout ne peut s’y vivre, les paroisses et la collaboration entre elles sont les lieux ordinaires et habituels de la mission chrétienne. Les locaux diocésains à Poitiers se révèlent dès lors moins nécessaires et surtout appelés à occuper des espaces moins vastes. Ceci est déjà un fait depuis bien des années : la Maison diocésaine de la Trinité est surdimensionnée et sous-occupée.

La vente de la Maison de la Trinité peut-elle être vue comme un signe pour aujourd’hui ?

Oui, le signe fort est de situer les murs à leur juste place : des instruments au service des personnes. S’ils ne sont plus utiles aujourd’hui, il faut s’en séparer. « La ville que nous avons ici-bas n’est pas définitive : nous recherchons la ville qui doit venir » (Lettre aux Hébreux 13, 14). Les chrétiens n’ont pas ici-bas de maison permanente ; ce qu’ils reçoivent de la Bible doit s’exprimer dans leurs comportements tant collectifs qu’individuels. Le nom donné à chaque paroisse illustre parfaitement ce principe. En effet, les paroisses ont été placées sous le patronage d’un saint ou d’une sainte, voire d’une bienheureuse, mais aucune des églises de ces paroisses ne porte le nom de ce saint. Par ce choix, nous témoignons que la communauté chrétienne et la mission qu’elle reçoit et qu’elle vit s’exprime dans les églises certes, mais aussi – et c’est là où nous sommes le plus clair de notre temps – en dehors de celles-ci.

Maintenant que la mise en vente de la Maison de la Trinité est engagée, que va-t-il se passer ?

Dans l’immédiat, les prêtres de la Maison Joseph Rozier intégreront l’EHPAD des Feuillants début août. Ensuite, trois réponses seront à apporter dans l’année qui vient :

  • L’accompagnement du personnel salarié de la Maison de la Trinité
  • Le choix de lieux où pourront habiter les prêtres qui résident actuellement à la Maison de la Trinité,
  • Un lieu pour accueillir les quatre pôles des services diocésains.

Une nouvelle maison diocésaine est nécessaire, comme un moyen bien entendu, mais aussi comme un signe de l’Eglise au service d’aujourd’hui. Maison commune, son projet devra être porté par tous.

Au plus tard fin 2016, la Maison diocésaine sera passée entre d’autres mains. Et les 12 personnes salariées pour s’occuper des 9000 m2 de la Maison diocésaine, de ses parkings et espaces verts, ne pourront être toutes conservées. Le Centre diocésain de communication et la radio RCF sont appelés à se rapprocher sous une direction commune. Le diocèse va chercher des locaux disponibles ou décider de construire. Le maintien de locaux au cœur de Poitiers n’est pas envisagé car la Maison diocésaine accueille chaque année 3 à 4000 personnes. Il  faudra des parkings, ce qui est difficile à trouver en centre-ville. On se dirige donc vers une solution à l’extérieur de Poitiers.

9 comments

  1. Lire de Brice Prain « France,marchande d’Eglises »-vers 1950-e de Maurice Barrès « -à peu près- « la grande misère des Eglises de France » -vers 1925.Rien de nouveau sous le soleil de Satan!Et dire que cet « Evêque » est le successeur de Saint Hilaire de Poitiers et de Mgr Pie!Ces propos embarrassés,masqués par les élans idéalistes etmystiques,sont dignes d’un ministre socialiste vendant une entreprise française! »Tout est à vendre »-Roland Dorgelès »,auteur des magnifiques « Croix de bois »!Génération maudite,engeance de vipères,sépulcres blanchis,scribes et pharisiens hypocrites!Il faut faire une croix–c’est le cas de le dire-sur ces deux générations initiatrices et propagandistes de la culture de mort!erlande.wordpress.com,le site PRO-VIE tous azimuts et qui ne lâche rien de rien et à personne!Voir pzr exemple « La France contre les robots »-titre d’un livre prophétique de georges Bernanos écrit en 1945.

  2. PINSON

    QUI sera l’acquéreur ? surement celui qui aura énormément de finance, sans trop compter de la rentabilité ….

    les paris sont ouverts !

    Mais bon, restons courtois

  3. chui Zemmour

    et pourquoi ne pas créer un petit séminaire? oh quel gros mot! certains croient que les vocations sacerdotales vont fleurir comme ç a sous la canicule!

  4. Théofrède

    créer de nouvelles paroisses !
    le diocèse de Poitiers vient d’en supprimer à la pelle
    il est vrai qu’il doit être difficile de succéder à Mgr Rouet, qui a ruiné le diocèse sur tous les plans, succession qui a fait fuir tous les évêques en place et conduit à nommer archevêque l’évêque auxiliaire

  5. Denis F

    HONTE!
    Tenter de louer des salles et des chambres n’a pas pris?
    Mais P… unaise, moi qui ne rêve que de quitter Paris et la merde ambiante, jamais je n’ai vu la moindre offre de location dans la maison du diocèse de Poitiers!!!
    Avec des prêtres à la retraite, déjà occupants, aucune solution pour en faire une maison de retraite viable et respectable?
    Et on va me rétorquer toutes les difficultés possibles et imaginables, PIRES qu’un chemin de croix!!!
    MAIS que l’évêque aille donc dormir chez l’habitant, et vende son évêché, dont les m² servent encore moins!!!
    Evêché qui coûte sans doute bien plus cher, est moins utile…

    Et, au fait, au vu des émissions de M6, quelques travaux permettraient de mieux vendre, même pour 1 € symbolique!!!
    Avec l’érection d’un minaret, la vente serait assurée et les travaux de « réhabilitation » remboursés…

    Que DIEU daigne me permettre de gagner au loto, et je compenserai la déficience et les défaillances trop nombreuse de son « église »!

    • Sygiranus

      L’évêché est déjà vendu… et racheté par… la Fraternité de la Transfiguration qui y développe une paroisse « tradi » pleine de vie !
      Mais la Maison Diocésaine, c’est vraiment un gros morceau !

  6. gege

    Gestion d’un syndic de faillite …. Qu’a tu fais de mon Eglise? Le Fils de l’Homme quand il viendra trouvera -t-il la foi sur terre? Ruine et désolation sont les deux mamelles de l’église post-conciliaire. Triste constat. Demain quand l’Église renaîtra, elle aura tout à reconstruire, les clercs de cette génération étant incapables de sauvez les meubles et encore plus incapables de sauver nos âmes! Pourtant ces prêtres aujourd’hui âgés avaient reçu une Église riches en hommes et en biens … Qu’a tu fais de ton talent?
    Un petit mea culpa? de temps en temps, non? C’est trop demander?

  7. karr

    Pourquoi ne pas proposer l’aménagement en béguinage,ces lieux de vie ou des personnes,célibataires et couples,retraités ou non,vivent dans leur appartement et ont des temps de partage et de prière,cette formule est adoptée à travers toute la France et une maison diocésaine accueille déjà un béguinage dont les membres offrent de nombreux services.

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