p1496im1

Voter est un acte qui suppose de faire des choix éclairés par l’Evangile

Download PDF

Communiqué de Mgr Vincent Jordy, évêque de Saint-Claude :

Les 6 et 13 décembre prochains, nous sommes appelés à élire les conseillers de notre nouvelle région Bourgogne – Franche-Comté.

Un récent sondage, publié dans la presse locale, annonce que le taux d’abstention pourrait être proche de 50% au premier tour.

Nous sommes tous concernés par cette élection comme citoyens et comme chrétiens. « Un catholique ne peut se contenter de regarder du haut du balcon » soulignait le Pape François en mai dernier à des jeunes qui l’interrogeaient quant à leur place dans la société.

Voter est en effet une façon de montrer l’estime que nous portons à l’engagement politique quand il est vécu dans la recherche du bien commun, comme le rappelait Monseigneur Pontier, président de la Conférence des évêques de France, dans son discours de clôture de l’Assemblée plénière des évêques, le 8 novembre dernier, à Lourdes.

En appelant à voter, notre Eglise laisse chaque fidèle s’engager librement et en conscience mais elle rappelle aussi que voter est un acte responsable qui suppose de faire des choix éclairés par les principes qui s’enracinent dans l’Evangile.

Que chacun et chacune d’entre nous se sentent donc concernés par cette échéance à venir.

16 comments

  1.  »En appelant à voter, notre Eglise laisse chaque fidèle s’engager librement et en conscience mais elle rappelle aussi que voter est un acte responsable qui suppose de faire des choix éclairés par les principes qui s’enracinent dans l’Evangile. »

    Est-ce à dire, que le fait de refuser la mascarade d’une espèce de démocratie serait considéré comme n’ayant aucune de conscience, et comme irresponsable?

     »Que chacun et chacune d’entre nous se sentent donc concernés par cette échéance à venir. »

    Non, je ne me sens pas concerné!

    • Rascol

      Je ne vois pas en quoi la monarchie serait incompatible avec le vote des citoyens. Sous Louis-Philippe, une partie des citoyens votaient et le régime aurait pu évoluer vers une monarchie constitutionnelle.

      • sygiranus

        La monarchie constitutionnelle n’est pas une monarchie au sens vrai puisqu’elle soumet l’autorité à une constitution humaine qui n’a rien à voir avec son origine divine. Quelque soit le mode de désignation du souverain (à une ou plusieurs têtes), il est sain et nécessaire de reconnaître que Jésus-Christ est seul Maître et que celui-la est son délégué (son Lieu-tenant a dit Jeanne d’Arc). Là est la légitimité du pouvoir. Comme nous le constatons à l’heure actuelle, la démocratie et sa votation à tout-va, est le pire des systèmes.
        Nota : L’abstention peut être un choix tout aussi éclairé que l’isoloir !

  2. Gauthier Dominique

    Mais quel est donc ce prurit démocratique qui a soudainement saisi Nosseigneurs les évêques à la veille des élections régionales. Nous avons eu tout d’ abord Mgr Ulrich qui nous a indiqué le bon choix, avec la tartufferie cafarde habituelle, marque de fabrique de l’ « Eglise qui est en France » , c’est à dire en le disant tout en ne le disant pas, mais en le sous-entendant fortement. Et puis voici Monsieur de Saint-Claude qui nous invite benoîtement à faire notre devoir électoral, car le chrétien doit, bien sûr, s’impliquer dans la vie de la cité, surtout s’il s’agit d’une République athée dans son principe, On frémit d’ ailleurs en pensant à ces chrétiens qui, naguère, ont suivi Franco et Salazar. Ils doivent être en enfer si tant est que l’ enfer existe,comme s’interrogent dévotement les pieuses catéchistes recyclées . Ces pieux préceptes épiscopaux me rappellent les diatribes furieusement anticléricales de Lucien Rebatet contre les évêques de 1940 appelant les chrétiens à battre leur coulpe pour la honteuse défaite de la IIIème République . Un conseil : Rebatet, dont on vient de rééditer  » les Décombres », étant le diable, aspergez le livre d’ eau bénite avant de l’ ouvrir
    Cela me rappelle aussi , car je n’ ai pas que des lectures subversives, cette question et cette réponse du Catéchisme à l’ usage des diocèses de France, quand il existait encore un catéchisme digne de ce nom : Chapitre sur le IVème commandement – Devoirs envers la patrie :
    A quoi oblige le devoir électoral ? Le devoir électoral oblige à voter pour des homme capables et, si possible, bons chrétiens.( Voyez Mgr Ulrich )

    Note : C’est une faute de ne pas voter, car celui qui ne vote pas peut-être cause que les mauvais candidats arrivent au pouvoir ( Voyez Mgr Jordy )
    Et c’est ainsi que, depuis bientôt 150 ans, la République est grande et que les catholiques se sont toujours faits  » baiser  » .

    Dominique Gauthier , diocésain de Saint-Claude

    • sygiranus

      Ça ne dit pas, entre Sarko et Hollande le Pire, pour qui il faut voter !

      Les catholiques se sont fait « baiser » en 1792, lorsque le roi Louis XVI a été trahi dans la préparation de sa « fuite à Varennes » : lancer une berline de voyage sur ces routes à cette époque de l’année, c’est faire le Paris-Dakar en Safrane ! L’idée était bonne, la réalisation, désastreuse, le résultat : dramatique ! Sainte Jeanne d’Arc, sauvez la France ! ! !

  3. gege

    Si je respecte les critères non négociables de Benoît XVI et les préceptes de l’Évangile je ne peux donner mon bulletin de vote à aucun des partis de cette ripoublique athée et anticléricale en diable.
    Soutenir des voleurs, des menteurs, des tricheurs qui unanimement dépècent tout l’héritage chrétien de notre pays ne peut en aucun cas nous mettre en conformité avec l’évangile.
    En ce temps d’apostasie générale, nos évêques seraient bien inspirés de s’abstenir de nous inviter à soutenir ces imposteurs afin de ne pas en devenir complices.

  4. MVT

    dans les années 50,le vieux curé de ma paroisse disait avant chaque élection:
    « mes Frères,il faut voter, c’est un devoir! et il faut voter pour des candidats qui s’engagent à respecter les lois de l’Eglise! »
    tout est dit! un catholique ne peut voter pour un candidat qui soutient ouvertement l’avortement,l’euthanasie,le mariage homosexuel,… et combat l’enseignement libre catholique,…

  5. Trop des évêques de France sont aujourd’hui comme nos politicards. Ulrich avec sa bouille de boche reprend Pontier selon qui le catho est universel et donc opposé à la xénophobie. C’est la foi catho qui est à vocation universelle comme la foi des autres religions dont l’Islam.
    Nous avons accueilli l’autre, le musulman, la communauté musulmane d’où émergent régulièrement les assassins de nos enfants et petits enfants. Les évêques devraient réfléchir. Est ce que cette xénophobie essentiellement musulmane n’est pas de la légitime défense ?
    Un libéral, c’est à dire un partisan de la Liberté, ne peut pas condamner un xénophobe si celui ci existe vraiment car c’est attenter à sa liberté, à sa liberté individuelle, à sa liberté d’expression. C’est immoral.
    En vertu de quoi pourrait on subir un étranger qui n’a pas les mêmes coutumes, comportements et modes de pensée. De l’évangile ose t-on nous dire mais on se garde bien de toute analyse: l’étranger est pour l’habitant de Jérusalem celui de Bethléem mais les 2 sont de même race et de même langue. Le Babylonien n’est pas un étranger mais un ennemi. De toutes façons l est immoral de condamner ceux qui refusent l’accueil de l’étranger à risque.

  6. kurozawa

    Il faut aller voter !!! Devant mes réticences, certains me ressortent le concept du « MOINDRE MAL ». Très beau concept, en effet. Alors comme je suis un peu idiot, je pose la question, pour être sur de bien comprendre. Si je dois choisir, comment faire ? 1500 morts civils (hommes, femmes, enfants) tués en Libye sous Sarkozy ou 1650 civils tués en Syrie sous Hollande (les chiffres sont fantaisistes, mais il y a bien des personnes tuées dans le monde réel dans ces pays là grâce à nos gouvernements). Le moindre mal c’est donc de choisir la droite dans cet exemple. Autre exemple: 130 morts au Bataclan aujourd’hui et mettons, demain, 150 morts dans un attentat au Zénith sous un gouvernement de droite. Ne faut-il pas mieux voter à gauche, dans ce cas là ? Est-ce bien de cela qu’il s’agit, concernant la théorie du moindre mal, ou bien n’ai-je rien compris ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *