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Cahors : ostensions de la Sainte Coiffe

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On ignore généralement que la cathédrale Saint-Étienne de Cahors conserve une relique insigne de la Passion comparable à la sainte Tunique d’Argenteuil. Les Juifs du Ier siècle utilisaient un certain nombre de linges, notamment les suaires et la coiffe, pour procéder à l’ensevelissement des défunts : on couvrait la tête du défunt avec une coiffe servant de mentonnière, puis le corps était entouré d’un linceul lié avec des bandelettes, le visage étant recouvert d’un voile.

Cette coiffe, portant des traces du sang du Christ, récupérée aves les autres linges trouvés pliés dans le tombeau par les disciples après la Résurrection, a été apportée à Cahors au XIIe siècle, par un évêque revenant de Terre Sainte. Elle est conservée dans un reliquaire de bronze du XIXe siècle, réalisé par le même atelier qui avait fabriqué le reliquaire de la Sainte Couronne de Notre-Dame de Paris. Jadis avaient lieu des ostensions régulières, mais le clergé local les a fait disparaître depuis les années 60. À la suite d’une tentative de vol, en 2015, le reliquaire et sa relique avaient même été enlevés de la cathédrale et placés par les conservateurs dans un coffre à la Banque de France.

Un des bienfaits de l’arrivée d’un nouvel évêque à Cahors, Mgr Laurent Camiade, est la reviviscence du culte de cette relique de la Passion. Le 14 mai, aura lieu une veillée de prière avec le Sainte Coiffe en la cathédrale à 20 h 30, et le 15 mai, une ostension solennelle.

7 comments

  1. Coralie

    Je ne peux pas m’empêcher de penser … qu’à Rome avec le Pape François et les conciliaires depuis plus de 50ans, … il nous faudra peut être un jour placer l’Evangile de Notre Seigneur Jesus Christ, le Saint Sacrement, les Dix Commandements de Dieu et les 2000 Ans de Christianisme à l’abri des destructions dans un coffre à la Banque de France pour les sauver et les protéger … et par là les Catholiques et tous les Chrétiens, … d’autant que la horde des barbares et des ennemis de l’Eglise ne manquent pas, l’énumération ici serait trop longue.

    Remercions Mgr Laurent Camiade pour cette reviviscence à Cahors dans notre belle région de France.

  2. Jean-Jacqueq

    Merci au nouvel évêque de Cahors de nous rendre la possibilité de vénérer cette relique…Il y a quelques années, de passage à la Cathédrale de Cahors, j’avais demandé où je pouvais la vénérer, on m’a répondu d’un air pincé que ça ne se faisait plus et que la relique était gardé par les Monuments historiques et à peu près inaccessible.

  3. Pinier Françoise

    Merci pour cette ostension ! Enfin !……..
    J’avais lu il y a quelques années ce qui concerne la « Sainte coiffe » en question dans un vieux livre du XIXème siècle. Les informations étaient des plus intéressantes… A-t-on procédé depuis, sur cette relique, à des examens scientifiques mettant en œuvre les procédés les plus récents, comme ceux que l’on a réalisés sur la Sainte Tunique d’Argenteuil, le Suaire d’Oviedo et le Linceul ou Saint-Suaire de Turin ???

  4. Andrea

    Merci à Mgr Camiade,
    en ces temps difficiles pour l’Eglise, la meilleure chose à faire est certainement d’exposer de fausses reliques. Les reliques ont toujours attiré des pèlerins, ou tout au moins de l’argent.

  5. C.Messager

    Comme pour toutes les reliques, le Vatican n’est pas très à l’aise avec la très chère Sainte Coiffe.
    Cependant, sous l’énergique initiative d’un jeune prêtre, des études ont eu lieu au début des années 2000.
    Leurs résultats n’ont pas fait l’objet d’une publication, cependant leur teneur incite plus que jamais à croire et chérir ce témoin discret.

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