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Barbarin, cardinal Müller et Mgr Ferrer devant les tribunaux ?

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Une affaire compliquée qui n’est pas sans rappeler l’affaire Mgr Picon. Sans diminuer les manquements des prélats dans cette affaire, il est difficile de ne pas comparer le profil dérangeant de ceux que l’on voudrait mettre en accusation.

 

Des victimes du P. Preynat souhaitent porter plainte contre l’archevêque de Lyon pour non-dénonciation d’infraction sexuelle sur mineur

Alors que le cardinal Philippe Barbarin dit avoir été mis au courant « vers 2007-2008 », des « comportements » d’un prêtre lyonnais mis en examen pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts entre 1986 et 1991, des victimes de ce prêtre, le P. Bernard Preynat, pourraient porter plainte contre l’archevêque de Lyon pour non-dénonciation d’infraction sexuelle sur mineur.

À lire > Le diocèse de Lyon face au passé d’un prêtre pédophile

« Nous porterons plainte pour non-dénonciation de faits de pédophilie en fin de semaine prochaine ou début de semaine suivante », explique François Devaux, président de l’association La Parole libérée, fondée en décembre pour regrouper les victimes du P. Preynat.

Outre le cardinal Barbarin, les plaintes devraient également concerner Régine Maire, membre du conseil épiscopal du diocèse de Lyon et chargée par le cardinal Barbarin de recevoir les victimes, mais aussi le cardinal Gerhard Ludwig Müller et Mgr Luis Francisco Ladaria Ferrer, respectivement préfet et secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, auxquels le cardinal Barbarin avait référé.

À lire > Le cardinal Barbarin : « Ma seule préoccupation a été qu’aucun mal ne soit plus commis »

« Une personne qui avait grandi à Sainte-Foy-lès-Lyon m’a parlé des comportements du P. Preynat, vers 2007-2008 », avait expliqué jeudi le cardinal Barbarin à La Croix qui précisait qu’« il s’agissait de faits anciens pour lesquels il n’y avait jamais eu de plainte, ni aucun indice de récidive ». « Ma seule préoccupation est qu’aucun mal ne soit plus jamais commis », avait précisé le cardinal.

Prescription de trois ans

De son côté François Devaux qui rappelle que, dans une précédente déclaration, le cardinal lyonnais affirmait avoir été au courant seulement en 2014.

« C’est en 2014 que j’ai reçu, pour la première fois, une victime venue me raconter des faits aujourd’hui prescrits : j’ai écrit à Rome qui m’a conseillé de le suspendre de ses fonctions malgré les vingt-quatre années écoulées depuis les faits. Ce que j’ai fait », a expliqué le cardinal Barbarin à La Croix.

Le signalement aux autorités des abus de nature sexuelle à l’égard d’un mineur de moins de 15 ans est obligatoire, selon le Code pénal, leur non-dénonciation étant un délit puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. En matière délictuelle, la prescription est toutefois de trois ans.

La question sera ici de savoir si la prescription court à partir de 2008, date où le cardinal a été mis au courant, ou 2014, quand il a rencontré une victime et demandé à Rome des instructions.

En septembre 2001, Mgr Pierre Pican, alors évêque de Bayeux et Lisieux (Calvados) avait été condamné à trois mois de prison avec sursis pour non-dénonciation des agissements pédophiles d’un prêtre de son diocèse, le P. René Bissey, auparavant condamné à 18 ans de réclusion.

Source La Croix

1 comment

  1. Daude pierre

    Je n.ai jamais entendu dire qu’un ministre de l’éducation nationale ait ete poursuivi pour ce genre d.affaire, pourquoi cette discrimination ?

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