Mgr bouilleret alors évêque d'Amiens inaugure la mosquée

Décryptage – Les vœux de l’archevêque de Besançon aux musulmans

Download PDF

Voici le message de Mgr J-Luc Bouilleret à nos amis musulmans, à l’occasion du mois de Ramadan qui débute le 5 juin 2016.

C’est ainsi que le diocèse de Besançon brandit fièrement cette lettre épiscopale, qui pourrait être une bonne intention, mais dont le contenu manque de précision et pourrait entretenir l’erreur classique que véhiculent l’amalgame et l’approximation de nombre de catholiques.

Adresser un message cordial aux musulmans ne me semble pas être une mauvaise chose. Les ponts dont parle l’archevêque sont plus que nécessaires. Et ce n’est pas derrière des barbelés que nous parviendrons à ouvrir les musulmans à la foi chrétienne.  Faut-il pour cela aller jusqu’à inaugurer une mosquée ?

Mais ce n’est pas non plus avec avec des déclarations iréniques et fausses. Il faut le redire, le dieu des musulmans n’est pas celui des chrétiens. En citant le Concile Vatican II, Mgr Bouilleret laisse entendre que ce « Dieu Un et unique » est le même que le nôtre. Même si telle n’est pas l’intention de l’archevêque, l’ambiguïté mérite une précision. Je l’ai déjà dit et exposé ici, la droiture de l’intention des fidèles musulmans à chercher le bien, même si ce bien est erroné et donc est un mal, n’est pas à mettre sur le même plan que la vérité divine.

Que les musulmans cherchent Dieu et le bien, c’est certain, comme l’immense majorité de l’humanité. Qu’ils se trompent sur la vérité de ce bien, ou qu’ils aient été trompés ne remet pas en cause la vérité de leur quête. Mais ce n’est pas en leur laissant croire que celui qu’ils adorent est Dieu que nous les conduirons vers le Dieu véritable.

Ne pas voir que le dieu qu’adorent les Musulmans est aux antipodes exactes du Dieu Trinitaire et charité est le signe de la démission la plus absolue de l’intelligence de la foi.

On ne peut conduire à Dieu sans faire la lumière sur Dieu, comme sur celui qui se fait passer pour Dieu. Ce type d’erreur, qu’en d’autres temps on aurait qualifié de blasphème, entretient le flou sur notre propre Dieu, ce qui, pour des pasteurs est d’une gravité abyssale. Ils espèrent (généreusement) créer des ponts sur lesquels passeront les musulmans pour rejoindre le Christ, alors qu’ils en font des gouffres dans lesquels se perdent leurs propres fidèles.

Encore une fois, avoir une sollicitude pour les musulmans n’est pas leur mentir sur la vérité de Dieu. Cette attitude au contraire les enferme dans une voie sans issue.

« Mon peuple périt faute de connaissance » dit Dieu au prophète Osée. Comment ce peuple peut-il continuer de vivre quand ses pasteurs eux-mêmes dépérissent faute de connaissances ?