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Info – La procession minimale du tour du Saint-Cordon

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La ville de Valenciennes (59) possède un pèlerinage unique, la seule procession en France à avoir lieu depuis plus de mille ans. L’origine remonte à l’an 1008, lorsqu’une peste ravageait la région, et suite à une apparition de la Vierge Marie (la plus vielle apparition reconnue par l’Eglise en France), la ville fut sauvée.

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En raison de l’état d’urgence, ce pèlerinage a été grandement sécurisé, voire dénaturé, mais a pu avoir lieu. Le samedi 10, dans l’après-midi, une rencontre entre jeunes ayant participé aux JMJ, suivi d’une veillée avec un concert du groupe de louange Hopen.

Dimanche, le tour commença par la messe en plein air, qui eu lieu sur la place d’armes, plus facile à sécuriser, mais dont la capacité d’accueil est moindre, puis la procession démarra comme d’habitude, mais nettement plus clairsemée. Très vite le cortège fut divisé en petits groupes, un peu plus d’une dizaine pour le « pélé jeunes », pris à parti par un passant trouvant anormal que les chrétiens se fassent tout petit, lorsque certaines personnes appartenant à une autre religion imposent le burkini en France.  Il faut reconnaître que l’ambiance était nettement moins festive qu’à l’accoutumée,  tout comme la participation générale. Certains adultes firent le tour habituel, mais seuls, en reprenant le trajet connu et retrouvant chaque étape du pèlerinage. On peut applaudir leur courage de suivre une procession sans bénéficier de l’encouragement de la foule.

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Pendant ce temps, la statue de Notre-Dame du Saint-Cordon faisait la procession dans un camion, en s’arrêtant dans chaque étape. Les royers, responsables de la bonne tenue de la procession ayant  pris les devants pour signaler que certaines personnes pouvaient attendre la procession, et le cas échéant faire un arrêt pour montrer la statue.

Une fois le « tour » effectué, la statue fut portée dans la ville pour être apportée dans l’église où une cérémonie eut lieu.

On ne peut certes pas critiquer ce choix d’organisation, face au risque d’interdiction, mais on peut se demander quel avenir auront nos pèlerinages si l’on ne reprend pas la sécurité du pays en main ? Si cette situation perdure, les quelques courageux qui ont suivi le cours historique se décourageront, les jeunes ne prendront pas le relais et le « pélé jeunes » ne rassemblera plus grand monde. Plus sournoise qu’un fou faisant feu sur la foule, cette situation étouffe peu à peu la transmission de notre culture et de notre foi. Je vous invite tous à prier pour Mgr Garnier, évêque de Cambrai, pour qu’il puisse trouver une inspiration divine pour évangéliser, et qu’il ne soit pas celui qui accompagnera la fin de vie de la chrétienté dans son diocèse.

Benjamin Leduc

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