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Monseigneur, vos propos me laissent perplexe

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Pour le mercredi des cendres, la messe de ma paroisse était célébrée par notre évêque (dont je tairai le nom par respect pour la fonction ecclésiale). Son homélie m’a laissé quelque peu perplexe. Je me permets donc de lui écrire cette lettre ouverte.
La ligne éditoriale de Riposte catholique cherche à sortir de la « langue de buis », peu propice à la recherche de la vérité.  C’est pourquoi nous publions volontiers des tribunes libres. Nous précisons cependant que ces tribunes publiées sur Riposte Catholique n’engagent que leurs auteurs. Nous les proposons à nos lecteurs en tant que contributions au débat et à la réflexion. La Rédaction
Monseigneur,
Dans votre homélie pour ce début de carême, vous avez exprimé votre regret que la France n’ait pas accueilli plus de migrants, que l’Allemagne et la Suède auraient mieux agi que nous, même si désormais elles font machine arrière. Vous semblez ignorer les raisons pour lesquelles ces pays ont fait machine arrière. Les agressions sexuelles du nouvel an qui ont valu plus de mille plaintes dans les villes de Cologne, Düsseldorf, Dortmund et Bielefeld, à elle seules. À celles-ci viennent s’ajouter celles de Hambourg, Stuttgart Francfort, Munich et Berlin pour l’Allemagne. Hors de l’Allemagne, on citera Salzburg, Vienne et Zurich. Des cas ont aussi été rapportés en Suède, Finlande, Danemark et Royaume-Uni. Une telle attaque coordonnée n’est elle pas une preuve du risque que l’on encourt ? Les actes commis depuis ne relèvent pas le niveau.
Vous dites, en citant le Pape, que nous avons en tant que chrétiens le devoir d’aider les réfugiés. Je suis totalement d’accord avec vous sur le point de l’aide aux réfugiés tout comme sur l’autorité du Pape en la matière. Oserai-je vous rappeler que l’infaillibilité du Pape concerne uniquement la doctrine et non le temporel ? À titre d’exemple, si demain le Pape en visite personnelle dans un milieu populaire à fin d’évangélisation décide de prendre un ticket de loto et choisit des numéros, il n’a pas plus de chance qu’un autre de gagner, son infaillibilité ne concerne que ce qui touche au dogme et à la doctrine, et pas ce qui concerne les événements en cours. Léon XIII sur ses vieux jours à lui-même reconnu avoir pris de mauvaises décisions après avoir été trompé. Comme je ne suis rien, et que je n’ai aucune autorité sur ce point, je me permets de vous rappeler le catéchisme de l’Eglise :
 Le Pape ne peut pas errer quand il enseigne, lui seul, les vérités révélées par Dieu ; il est infaillible comme l’Eglise, lorsque, comme Pasteur et Maître de tous les chrétiens, il définit les doctrines touchant la foi ou les mœurs. 
Pour discerner si ces migrants sont ceux que l’on devrait aider, il faut savoir que ceux arrivés chez nous sont passés par la Turquie, état terroriste dirigé par le Frère Musulman Erdogan. Pensez-vous que des réfugiés qui fuient les islamistes s’y aventureraient ? Ou n’avons-nous pas plutôt affaire à des islamistes ayant fui la Syrie quand leurs attaques ont été (justement) réprimées ? Au sujet de la moralité de tels agissements, l’Eglise ne se prononce pas de façon ferme. Dans son encyclique evangelium vitae, le Saint Pape Jean-Paul II disait :
 Dans le même ordre d’idées, se range aussi l’aversion toujours plus répandue de l’opinion publique envers la peine de mort, même si on la considère seulement comme un moyen de « légitime défense » de la société, en raison des possibilités dont dispose une société moderne de réprimer efficacement le crime de sorte que, tout en rendant inoffensif celui qui l’a commis, on ne lui ôte pas définitivement la possibilité de se racheter. 
La Syrie se trouvant justement dans une situation où il n’y avait aucun autre moyen de protéger la société face à ces islamistes, le recours à la force ne pourrait y être condamné. Bien que la mort sans repentir, dans le péché ne soit pas la meilleure chose pour le salut des âmes, une telle mort n’est pas proscrite par le cinquième commandement, qui dit textuellement « Tu ne commettras point de meurtre ». Tuer un ennemi en temps de guerre n’est pas un meurtre, tout comme le bourreau qui exécute une peine de mort sur une personne reconnue coupable par un tribunal n’a pas son sang sur les mains. Dans le passage de l’Evangile selon Jean où l’on présente une femme adultère à Jésus, il ne la condamne pas à mort, sans pour autant la laisser continuer de vivre dans le péché. Il ouvre une troisième voie, qui est celle de l’amour et du pardon. Quelle serait la troisième voie à ouvrir dans la situation qui nous intéresse ? Pourquoi cette voie ne serait-elle pas d’apporter notre aide via les missionnaires de l’Œuvre d’Orient ou SOS Chrétiens d’Orient ? Pourquoi ne pas aider ceux qui en ont besoin à rester dans leur pays ? Ceux qui ont réellement besoin de notre aide ne sont-ils pas plutôt ceux qui sont au pays que ceux qui arrivent chez nous, le plus souvent avec de mauvaises intentions Autant l’Eglise ne saurait condamner unanimement la mise à mort du coupable (surtout dans la mesure où il n’y a pas d’autre possibilité de protéger la société) ,autant la mort de l’innocent est, elle, fermement condamnée : Retour ligne automatique
« La vie humaine est sacrée parce que, dès son origine, elle comporte ’l’action créatrice de Dieu’ et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Dieu seul est le Maître de la vie de son commencement à son terme : personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent » ( evangelium vitae) » 
Monseigneur, vous regrettez l’action de notre pays dans cette histoire. Je la regrette aussi, mais pour d’autres raisons. Notre pays a armé les islamistes qui déciment nos frères d’Orient. Le ministre des Affaires étrangères ira jusqu’à dire que « Le front Al-Nosra (Branche Syrienne d’Al-Qaeda) a fait du bon boulot en Syrie ». Notre pays a une lourde responsabilité dans cette atrocité. En ne condamnant pas les actions de la France pour armer les terroristes, nous nous en rendons complice. Réalisez-vous qu’en se limitant à demander l’accueil des islamistes, sans condamner le soutien de notre pays à Al Qaeda, vous avez le sang des chrétiens d’Orient sur les mains ?
Durant votre homélie, vous avez appelé à méditer les Saintes Ecritures. Je me permets de vous suggérer de méditer sur ce passage du premier livre des Maccabées (chapitre 2) et de trouver ce que Dieu nous dit à travers ce passage :
 27 Ensuite, Mattatias se mit à parcourir la ville en criant : « Que tous ceux qui sont pour la loi de Moïse et respectent l’alliance me suivent ! » 28 Puis lui-même et ses fils s’enfuirent dans les montagnes, en laissant dans la ville tout ce qu’ils possédaient. 29 Alors beaucoup de gens qui voulaient vivre droitement, selon la loi de Moïse, se rendirent au désert. Ils décidèrent d’y demeurer, 30 eux, leurs fils, leurs femmes et leur bétail, à cause de la persécution qui s’était abattue sur eux.
31 Les officiers du roi et les soldats stationnés à Jérusalem, dans la cité de David, apprirent que des gens avaient rejeté les ordres du roi et s’étaient rendus dans le désert pour s’y cacher. 32 Alors, une forte troupe se lança à leur poursuite, les découvrit et prit position pour les attaquer, le jour même du sabbat. 33 On leur déclara : « Cela suffit maintenant. Sortez de votre refuge, obéissez à l’ordre du roi et vous aurez la vie sauve. » 34 Les Juifs répondirent : « Nous ne sortirons pas d’ici et nous n’obéirons pas à l’ordre du roi. Nous ne violerons pas le jour du sabbat. »
35 Les soldats engagèrent aussitôt la bataille contre eux. 36 Mais les Juifs refusèrent de résister ; ils ne lancèrent pas une seule pierre contre les soldats et ils ne bloquèrent pas l’entrée de leurs refuges. 37 Ils disaient : « Mourons tous avec une conscience pure. Nous avons le ciel et la terre comme témoins : vous nous tuez injustement. » 38 Ainsi leurs ennemis les attaquèrent le jour même du sabbat. Tous moururent avec leurs femmes, leurs enfants et leur bétail. Au moins mille personnes furent tuées.
39 Lorsque Mattatias et ses amis apprirent leur mort, ils les pleurèrent amèrement. 40 Puis ils se dirent les uns aux autres : « Si nous agissons tous comme nos frères, si nous ne combattons pas contre les païens pour conserver nos vies et nos coutumes, notre peuple sera bientôt exterminé, il disparaîtra de la terre. » 41 Ce jour-là, ils prirent cette décision : « Nous combattrons tout homme qui viendra nous attaquer le jour du sabbat. Ainsi, nous ne mourrons pas tous comme nos frères sont morts dans leurs refuges. »
42 Alors, un groupe d’Hassidéens se joignit à eux : c’étaient des hommes réputés pour leur courage en Israël et chacun d’eux était prêt à défendre la loi de Moïse. 43 De plus, tous ceux qui fuyaient les persécutions venaient les rejoindre et augmentaient leur force. 44 Ensemble, ils formèrent une armée. Dans leur grande indignation, ils frappèrent les Juifs coupables d’être infidèles à la loi. Ceux qui leur échappèrent, se sauvèrent chez les nations païennes. 45 Mattatias et ses amis firent des expéditions un peu partout et démolirent les autels païens. 46 Ils circoncirent de force les garçons incirconcis qu’ils trouvaient sur le territoire d’Israël. 47 Ils entreprirent de chasser les ennemis arrogants et ils y parvinrent facilement. 48 Ils sauvèrent la loi de Moïse des attaques que les nations païennes et leurs rois menaient contre elle. Ils mirent en échec le pouvoir du roi ennemi de Dieu .
Je vous garde, Monseigneur, dans mes prières, que l’Esprit descende sur vous et vous éclaire pour conduire les enfants du Seigneur sur le chemin de la vie. En tant que clerc ordonné, vous avez là une lourde responsabilité. N’oubliez pas la prédication d’Ezékiel : « Par ma vie – oracle du Seigneur Dieu –, puisque mon troupeau est mis au pillage et devient la proie des bêtes sauvages, faute de berger, parce que mes bergers ne s’occupent pas de mon troupeau, parce qu’ils sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l’être pour mon troupeau, eh bien, bergers, écoutez la parole du Seigneur : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Me voici contre les bergers. Je m’occuperai de mon troupeau à leur place, je les empêcherai de le faire paître, et ainsi ils ne seront plus mes bergers ; j’arracherai mes brebis de leur bouche et elles ne seront plus leur proie. ». Je connais bien les problèmes de notre diocèse, je me souviens déjà il y a plus de 10 ans, après avoir enterré deux prêtres la même semaine, vous avoir entendu dire « Ça irait mieux si mes prêtres duraient plus longtemps ». Mais cette crise ne doit pas pour autant vous faire commettre des imprudences par manque d’ouvriers à la moisson. Vous souvenez-vous d’une jeune fille qui lors de votre arrivée dans notre diocèse en 2001, vous avait dit « Il faudrait faire un jubilé tous les ans » ? Désormais, devenue assistante sociale, elle reste active dans l’encadrement des jeunes dans le diocèse. Cependant, elle considère que l’avortement est une chose nécessaire, et son mari défend publiquement la dénaturation du mariage. Le Pape François, tout comme ses prédécesseurs, considère toujours que les catholiques doivent combattre ces abominations. Autant chaque personne est bienvenue dans l’Eglise, autant confier des charges d’enseignement auprès de la jeunesse à des personnes qui refusent les enseignements de l’Eglise ne peut qu’entraîner une perte de la foi et des vocations.
Pour conclure, je vous cite les paroles de Notre-Seigneur (Jn15:18-19) : « Si le monde a de la haine pour vous, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait parce que vous seriez à lui. Mais je vous ai choisis et pris hors du monde, et vous n’appartenez plus au monde : c’est pourquoi le monde vous hait. ».
Je vous appelle, vous et l’ensemble de votre diocèse à méditer cette question : Suis-je du monde ou du Christ ? Certains de vos collègues évêques comme Mgr Marc Aillet, et avec lui Mgr David Macaire, Mgr Dominique Rey, Mgr Nicolas Brouwet, Mgr Olivier de Germay, Mgr Jean-Pierre Cattenoz et Mgr Bernard Ginoux, ont été haïs du monde pour avoir suivi le Christ et rappelé les positions de l’Eglise. Quelle fut la dernière fois où le monde vous a haï ? Nous sommes tous appelés à la sainteté, et votre charge d’évêque vous demande de nous montrer l’exemple.
Monseigneur, soyez certain de mes prières, que l’Esprit-Saint vous guide et que votre ange gardien veille sur vous
Benjamin Leduc

21 comments

  1. Dominique

    Bonne Intervention ! Je valide !
    Mais je trouve déplacé de faire la catéchèse à un évêque (infaillibilité papale expliquée comme à un enfant; pareil pour le 5e commandement). Je ne sais pas pour qui se prend l’auteur du texte.

    • Delmau

      Oui, dans ce sens il va un peu loin, son évêque est probablement capable de trouver seul ces références. Il reste qu’on aurait, Dieu merci pas dans tous les diocèses, besoin plus souvent de telles réactions. Et si ce n’est pas pour contester l’homélie de l’Evêque, plus souvent celles des curés de paroisse, dont l’ignorance des circonstances est souvent étonnantes. Ils paraissent vivre dans un autre monde.

      • « Oui, dans ce sens il va un peu loin, son évêque est probablement capable de trouver seul ces références »
        Bien sûr qu’ils en sont capables. et c’est là le plus grave : Il leur manque la volonté de suivre la voie du Maître jusqu’au Calvaire.
        Si les brebis suivent aveuglément le pasteur qui s’égare, personne ne parviendra aux pâturages verdoyants.
        Seul le cri de leur faim alertera le pasteur et pourra le faire revenir de son égarement.

    • Le Précurseur

      Déplacé? Pourquoi déplacé? Au nom de quoi ne pourrions-nous pas nous permettre d’interpeller nos évêques quand nous estimons qu’ils s’égarent totalement? A quoi sert donc l’esprit de discernement dont Dieu a pourvu chaque homme à sa naissance pour lui permettre justement de faire la différence entre le bien et le mal et de pouvoir poser ses actes?
      Je trouve d’ailleurs qu’en la circonstance l’auteur fait preuve ici de beaucoup de réserve et de respect
      Je vous renvoie à Sainte Catherine de Sienne : quand elle était remontée contre certains évêques dont elle estimait que leur comportement n’était pas en adéquation avec ce qu’enseigne l’évangile, elle les traitait de « Chiens », avouez que c’est quand même autre chose, non?
      Et Saint Paul, qui s’est permis de reprendre publiquement St Pierre (le premier Pape, donc son supérieur devant Dieu!) car celui-ci mettait en doute la capacité de conversion des Gentils… Hein? Pour qui il se prenait St Paul…???
      Bravo à Benjamin Leduc d’avoir le courage de la vérité dite et bien dite.
      Je termine en citant St Pie X : « C’est la faiblesse des bons qui fait la force des méchants »
      Ça se vérifie tous les jours aujourd’hui, hélas !

      • Oui cela ferait peut être réfléchir certains sur ce que les paroissiens attendent de leur pasteur. Il n’y a pas là qu’une question de culture des textes mais de bon sens et de raison. Nous avons tous les jours de la semaine des textes de l’Ancien et Nouveau Testament qui nous font réfléchir et nous adaptons ces textes à notre temps sans avoir besoin forcément du prêche du clergé qui semble ne pas connaître la difficulté de vie de leurs ouailles au quotidien (du moins de certaines de celles -ci) Alors entendre, au sujet de l’invasion massive des immigrants le Pape dire de leur faire bon accueil ( ces gens sont déjà dans la précarité) je ne pense pas que cela va les attirer vers l’Eglise, le Pape est-il conscient des problèmes que cette invasion va provoquer?

  2. Comme enfants de Dieu, nous devrions tenir fermes sur ce que le Seigneur nous enseigne et corriger les faux enseignements diffusés par un clergé servile.

    Trop souvent l’adage se réalise : « Jésus change l’eau en vin, monsieur le curé change le vin en eau. »

    Merci pour votre commentaire. Nous devrions davantage vous imiter.

  3. Jean-Marc NAVARRO

    Evêque ou pas il convient de rétablir la vérité si cela ne vient pas de la Sainte Volonté de DIEU. Il est judicieux aussi de rappeler qu’ils représentent le Christ et à ce titre servir la très haute gloire du Très – Haut et le salut du monde à l’imitation de Jésus, et non accomplir le politiquement correct, ou se servir soi – même pour bien paraître aux yeux du monde. Que la Paix des Cœurs Sacrés de Jésus et Marie soient avec vous tous. Amen.+++

  4. André Billioti de Gage

    A Monsieur « anonyme »

    Sauf erreur de ma part votre article n’est pas signé. D’autre part vous dites que l’homélie de votre évêque vous a laissé perplexe mais nous n’avons rien de concret sur cette homélie, aucune citation. En réalité votre lettre ouverte est un commentaire que vous faites, sur ce que vous avez cru comprendre de l’homélie. Vos lecteurs n’ont aucun moyen de vérifier ce que votre évêque a réellement dit..

    Les migrants sont-ils les auteurs des agressions sexuelles dont vous parlez ? Faudrait-il vous croire sur parole ? Sur cette question les avis divergent. Il suffit de lire sur internet les divers commentaires contradictoires sur cette question pour préférer la prudence.

  5. …* « De nos jours la voix de la majorité des évêques ressemble plutôt aux silence des agneaux face à des loups furieux, le fidèle est abandonné comme un troupeau sans défense. Le Christ a été reconnu par les hommes comme quelqu’un qui parlait et agissait, comme quelqu’un qui avait pouvoir et ce pouvoir il l’a donné à Ses apôtres. Dans le monde d’aujourd’hui les évêques doivent se libérer de tous liens mondains et, après avoir fait pénitence, se convertir au Christ afin que, renforcés par le Saint Esprit ils puissent annoncer le Christ comme le seul et unique Sauveur. On doit finalement rendre compte à Dieu de tout ce qui a été fait et de tout ce qui n’a pas été fait ».
    *Lettre ouverte d’un Archevêque sur la crise de l’Église
    L’auteur de cette lettre ouverte publiée en anglais sur Rorate Caeli est Mgr Jan Pawel Lenga, né en Ukraine, évêque émérite de Karaganda au Kazakhstan, qui a reçu le titre personnel d’Archevêque le 17 mai 2003.

  6. sygiranus

    Peut-être André B. de G. ne sait-il pas lire mais l’article est signé par son auteur : Benjamin Leduc, et de plus, celui-ci intervient dans les commentaires pour fournir directement les explications demandées.
    De plus, André B. de G. ne suit pas tellement les recommandations du précédent édito de Riposte Catholique et se garde-t-il d’avoir les pieds sur terre ! Cela nous éviterait ses jérémiades sur l’état d’esprit de la majorité de nos évêques et sur la réalité de la nature des migrants et de leurs agissements. Ce n’est pas la diversité des avis sur internet qui compte mais leur pertinence et pour cela, le petit nombre est préférable ! Les déclarations des policiers allemands, surtout si elles sont caviardées rapidement, doivent prévaloir sur les lamentations des boboïsant(e)s gauchard(e)s.
    Mais le doute systématique est sécurisant car il prévient toute action fatigante et vous évite le qu’en-dira-t-on bien pensant !

    • André Billioti de Gage

      A Sygiranus

      La signature a été ajoutée après ( je dis bien après ) car j’ai imprimé l’original qui n’était pas signé. J’ai le document et je puis vous le transmettre quand vous voulez. Je persiste à dire que l’éditorial de Benjamin Leduc est très vague quant à l’homélie de son Evêque. Ce qu’il écrit ne m’a pas convaincu et je ne suis pas le seul.
      Je sais lire et même très bien, c’était mon métier pendant plus de 50 ans.

        • André Billioti de Gage

          A Sygiranus

          Cessez donc de donner des leçons à tout le monde.Sur ce site de « Riposte Catholique » la plupart de nos évêques et de nos prêtres sont systématiquement tournés en dérision. Cela devient ridicule. Le Pape peut se tromper, nos évêques aussi, mais Sygiranus également. Ceux qui ne pensent pas comme vous méritent le respect, c’est une des premières lois des Ecritures que vous citez pompeusement à tout bout de champ.

    • Tite

      Comme vous le dites parfois, Sygiranus, je « plussoie ».

      A Benjamin Leduc : bravo pour ce texte et merci pour les citations et rappels.

      Le « remontage de bretelles » est parfois nécessaire et salutaire. De plus, le vôtre est respectueux de la fonction.

  7. betsynette

    Merci monsieur Leduc, je trouve que vous avez eu raison d’écrire cette lettre, bien souvent nos Evêques, ne vivant pas les problèmes de tous les jours, et n’appliquant pas certaines solutions se trompent.
    Nous devions en France recevoir des Chrétiens Syrien, mais que je sache, tous ne sont pas des demandeurs d’asile, et je crois qu’avant d’aider les ressortissants d’autres pays, il faut aussi avant regarder chez nous, ni a t’il pas de malheureux, et pour les autres les aider chez….eux. j’estime que ce soit en Allemagne ou plus près à Calais, le comportement de ces personnes, n’est pas compatible avec les occidentaux.

  8. Jacques

    Bravo Benjamin Leduc !
    Chrétiens, nous sommes conscients de n’être que de pauvres pécheurs. Mais nous avons le droit, et je pense, le devoir, de dire à nos prêtres et à nos évêques que nous ne sommes pas d’accord avec certaines de leurs prises de position. Je le fais personnellement depuis des décennies. Cela oblige d’ailleurs à une réflexion en profondeur (pour ne pas écrire de bêtises), à une recherche (enrichissante pour soi-même) dans les textes de référence, avec le souci de le faire en vérité et dans le respect de la charité. Quelquefois, on se heurte à un mur (il paraît que ce n’est pas bien, un mur). D’autres fois, un dialogue s’installe (c’était le cas avec mon précédent évêque). Tous nos clercs s’accordent maintenant pour prôner le dialogue avec les autres religions… pourquoi pas alors avec leurs ouailles qui s’interrogeraient sur certains de leurs propos ?

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