Tribune – Censure – La charia socialiste

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Le gouvernement en fin de course tente vaille que vaille d’imposer durablement (avant sa sortie du pouvoir et la longue traversée du désert, du moins nous l’espérons) ses cadres totalitaires au pays. 

Je me permets donc de redonner cet article de 2012 sur les méthodes éculées de la gauche bien pensante et tolérante.

Les medias semblent se réveiller ! L’Egypte, patrimoine mondial de l’humanité est aux mains de la charia ! Il n’y a guère qu’une certaine aile médiatique et politique pour avoir l’air de s’étonner de ce que l’autre aile ne cesse de dénoncer depuis des mois ! Le camp des saints garde décidément toute son actualité.

Pourtant, cela ne devrait pas nous surprendre, les méthodes de la gauche n’ont rien à envier à celle du nouveau pharaon d’Egypte et de son parti. Un passage en force des lois, une accélération des décisions pour prendre de court l’opposition et confisquer le débat, la presse pourrait se contenter de copiés/collés pour traiter l’actualité française et égyptienne.

Le mariage pour tous, l’embryon, l’euthanasie, les décisions sur la compétitivité de la France, les menaces bolchéviques de privatisations, autant d’exemples symboliques, mais non isolés de la charia socialiste. En l’absence d’arguments la méthode est simple, presque usée déjà. Il suffit de modifier le calendrier, d’avancer de manière discrète les jours de débats au sénat (comme pour la loi sur l’embryon, prévue le 13 décembre, rapportée au 4), ou d’anticiper la reddition des rapports de missions (comme celle sur la fin de vie annoncée pour le 23 décembre, avec un dépôt de PPL le 28 mars).

Que cela soit contraire à la démocratie, contraire aux décisions antérieures notamment pour la loi sur l’embryon qui ne devait plus être modifiée sans débat public préalable, importe peu à l’actuelle majorité plus habituée aux manifestations révolutionnaires et aux intimidations qu’au courage d’un débat qui suppose la lumière de la vérité. Vérité sur les fondements réels de leurs actions, lumières sur leurs vrais soutiens (francs-maçons ; financiers ; laboratoires pharmaceutiques…)

Comme le président Morsi, l’argument récurent, l’autorité ultime qui clôt le débat sonne faux : les Français ont élu François Hollande, donc ils sont d’accord avec tout son programme. Le débat a eu lieu. On croirait entendre Saint Augustin, « Roma locuta, causa finita » Rome a parlé, la cause est entendue ! Depuis quand le programme d’un candidat fait-il l’unanimité, même parmi ses électeurs ? Elu, avec à peine 48% des voix, le candidat socialiste est un candidat par défaut qui s’appuie sur un électorat d’extrême gauche loin d’approuver sa politique sociale démocrate. Ce faux-fuyant rappelle étrangement l’aveuglement de la campagne socialiste, ignorant la réalité de la crise. Aujourd’hui les socialistes au pouvoir refusent de prendre acte de la réalité de leur victoire. Les 60 propositions n’ont pas fait et ne font toujours pas l’unanimité même à gauche. Les électeurs de Monsieur Hollande ont voulu changer d’ère et ils respirent par défaut l’air sulfureux qu’on leur impose. Peut-on affirmer lorsque l’on voit Monsieur Morsi lancer l’armée contre le peuple qui l’a porté au pouvoir que tous les Egyptiens qui ne voulaient plus de l’ère Moubarak aspiraient à l’introduction de la charia dans leur constitution ?

Redisons-le et que l’électorat de gauche ose l’affirmer haut et fort, les socialistes n’ont pas reçu un blanc-seing pour leur idéologie mortifère. Mis en minorité sur la question centrale du budget, au sénat, le gouvernement ne peut pas être dupe, même s’il semble bien réellement aveugle. L’impopularité même du président et de son premier ministre, impopularité record à sept mois de leur installation, est à elle seule un démenti cinglant à cette arrogante assurance.

Non, le débat n’a pas eu lieu autour de l’élection présidentielle, ni des législatives. Ce totalitarisme insupportable de la part d’un président si mal élu et si impopulaire ressemble d’autant plus à celui du pharaon Morsi que les méthodes sont les mêmes. Pour faire taire les opposants, on les insulte, on les discrédite. L’équipe de Monsieur Binnet qui a reçu les responsables religieux n’a-t-elle pas cherché à les réduire au silence ? N’a-t-elle pas tenté de discréditer les intervenants ? En pleine séance à l’Assemblée Nationale, Madame  Gennevard ne s’est-elle fait chahuter aux cris de ‘A bas la calotte’, alors qu’elle protestait contre cette audition d’opérette ? Cela n’est pas sans nous rappeler les insultes et quolibets qui pleuvaient sur la trentaine de députés défendant la loi de bioéthique l’année dernière. Que dire encore de l’écran de fumée diffamatoire du ministre Cécile Dufflot ?

Quiconque ose s’opposer au totalitarisme d’un gouvernement en quête de légitimité, parvenu au pouvoir par imposture (non il ne s’agit pas ici de l’Egypte) se voit poursuivi de la ire d’une majorité incapable de se justifier. Qui se dresse face aux incohérences et aux manipulations de cette majorité aux comportements iniques doit s’attendre à voir déferler sur lui ou ses proches le fiel des partisans rendus aveugles par le plaisir de voir les leurs enfin au pouvoir.

C’est qu’il en faut du courage pour oser affronter cette haine idéologique, cette charia socialiste. Et pendant ce temps, la droite regarde son nombril ! Parce que la vision du pharaon Hollande est philosophiquement, rationnellement et éthiquement indéfendable, parce que sa seule façon d’exister politiquement est de nous faire boire jusqu’à la lie le calice mortifère de la destruction de la dignité humaine, lui et ses frères laïcs, n’ont d’autre choix que de s’imposer par la violence, comme jadis leurs pères spirituels par la terreur. Fait-on politique plus contraire à l’éthique, à la responsabilité, à la dignité même de l’être humain ?

 

Source Le blog de Cyril Brun