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Tribune – La pureté morale du clergé est un don spirituel à solliciter

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L’actualité est assombrie par le scandale médiatisé qui est lié au saccage de l’innocence : vaste charnier démoniaque qui touche de larges pans de la société. Mais il prend un tour paroxystique quand il touche aussi la Sainte Église : un tel discrédit sur le lieu de la confiance et de la paix des cœurs met nos âmes en péril.

 

Ce qui s’est passé à Lyon menace tous les évêques, a prévenu le cardinal Barbarin. Dans son livre Dieu ou rien (c. VIII, le Mystère d’iniquité, p 311ss), le cardinal Sarah va droit au but en débusquant là le diable qui hait tout autant le célibat du prêtre et l’innocence de l’enfant : blesser à la fois l’un et l’autre, c’est « lui tout craché ». L’évêque de Montauban analyse fort bien ce que subit actuellement le clergé de France : « Nous sommes plongés dans un monde pornographique et personne n’en sort indemne. Quand l’Église dénonce ce danger, elle est moquée et stigmatisée. C’est pourtant l’effritement de la notion du bien et du mal qui brouille le discernement et fait entrer dans une conception rousseauiste de la conscience humaine : “Tout ce que je sens être bien est bien, tout ce que je sens être mal est mal” (L’Émile)… Abuser d’enfants, de jeunes, de personnes faibles est alors comme le mal absolu. » Ce mal « abîme à jamais une créature de Dieu, innocente et confiante dans le prêtre qui utilise son autorité pour parvenir à des fins ignobles proprement diaboliques ». L’évêque dit alors bien « comprendre les réactions de l’opinion publique scandalisée quand surviennent de telles affaires, mais pourtant la société continue de faire l’éloge de toutes les dépravations » (Mgr Ginoux, Lettre à ses prêtres, Jeudi Saint 2016). Voilà le dilemme, voilà la contradiction : on sème le vent, et on s’étonne avec effroi de récolter la tempête ; le prêtre lyonnais incriminé a été ordonné quand « on interdisait d’interdire ».

Un don à protéger

La pureté morale du clergé est un don spirituel à solliciter, don nécessaire à l’Église pour qu’elle parle de Dieu et le donne aux âmes. L’Église prolonge alors la virginité féconde de Marie. Sans ce don, elle est stérile et n’a plus rien à dire aux hommes. La crise des vocations n’est-elle pas l’indice de ce démon caché ? Or le voilà dévoilé : voyons-y un fruit de cette Année de la miséricorde chassant sans pitié les misères occultées jusqu’ici.

 

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