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Tribune – « Refaire le politique » : colloque Catholiques en action les 15 et 16 octobre

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Je ne cesse de le dire, il ne faut pas rêver, 2017 ne changera pas grand-chose… Naïfs ceux qui croient qu’une alternance pourrait incarner une véritable alternative. Thierry Solère le concède, les primaires n’ont qu’un but présenter un seul et unique candidat pour la droite. Que les électeurs de droite se rassurent, même si les candidats aux primaires la droite et du centre ont des programmes différents, ils sont tous d’accord sur les grandes mesures à prendre.
Les primaires sont donc une machine à évacuer les convictions, une machine à assurer la prospérité d’un camp. Bref, les primaires c’est le lubrifiant de la politique politicienne.
Pourtant, la faillite du Politique est indéniable. Qui pour me contredire ? L’Etat faillit dans l’exercice de ses fonctions régaliennes. Le terrorisme, l’insécurité culturelle, qu’elle soit une réalité ou un sentiment, nous montrent chaque jour combien l’Etat est dans l’incapacité d’assurer la sécurité. D’ailleurs, l’Etat lui-même n’a-t-il pas renoncé à ses prérogatives régaliennes en donnant à l’Union Européenne le pouvoir d’agir, de trop agir à sa place ?
Cette faillite de l’Etat se solde par une crise de confiance dans les grandes institutions publiques. Si les hommes politiques sont accusés de détourner les institutions à leurs fins personnelles, les médias, eux, sont accusés de mentir au nom de l’idéologie du vivre-ensemble. Quant à l’école, entre gender, morale civique, religion laïque et réforme du collège, elle n’est plus cet appui sur lequel les parents peuvent compter pour éduquer leurs enfants.
La crise est politique, elle est une crise de la pratique du pouvoir mais plus encore, la crise est Politique, au sens noble, elle est une crise du fonctionnement de notre société, elle est une crise du collectif.
Il est urgent de réfléchir à ce que doit être ce Nous qui constitue un pays, notre pays. Il est urgent de réfléchir au politique.
Mathieu Detchessahar, dans son ouvrage, Le marché n’a pas de morale montre clairement que le marché est insuffisant pour fonder une société. Le critère de l’efficacité économique a créé une nouvelle idole : l’économie est devenue l’horizon de tous nos besoins et la solution à tous nos maux. Nous avons besoin de redécouvrir la notion d’un bien partagé.
Il est urgent de changer de paradigme !
Jean Ousset, fondateur d’Ichtus, se moquait toujours de notre facilité à nous retrancher derrière notre manque de pouvoir institutionnel pour ne pas agir. Mais nous avons à prendre conscience que notre vie quotidienne a une dimension politique, qu’à l’échelle individuelle, nous avons un rôle politique à jouer, une responsabilité à assumer. Il n’est pas nécessaire d’être Ministre de l’Education nationale pour empêcher le gender d’entrer dans les écoles. Le pouvoir d’un professeur documentaliste est immense, c’est lui qui accompagnera les élèves dans leurs choix de lecture…
Il est passé le temps où nous avions à réclamer des droits, il est urgent d’exercer nos devoirs !
Saint Thomas d’Aquin avait raison, la politique est la plus haute forme de la charité : il est de notre responsabilité à tous de travailler à mettre en œuvre une société qui soit au service du bien de tout homme. Refaire le politique est de notre devoir de citoyen et c’est aussi notre devoir de catholiques.
Alors, cher Auditeur, si toi aussi tu sens que Refaire le politique ne se fera pas sans toi, il est temps de te mobiliser.
Ichtus te donne rendez-vous samedi 15 et dimanche 16 octobre à Paris, pour son colloque annuel. Tu y rencontreras des Catholiques en Action. Mouvements et associations, leaders du mouvement social, auteurs, simples catholiques engagés, ils seront tous là pour Refaire le politique.
Si toi aussi, tu as conscience qu’il est grand temps d’exercer la plus haute forme de ton devoir de charité, inscris-toi sur le site : www.ichtus.fr
Et dès dimanche après-midi, tu pourras t’entrainer à l’action en allant battre le pavé parisien avec la Manif pour Tous.
Le Pape François nous l’a rappelé « Le devoir du christianisme, c’est le service ». A toi, à moi de préciser par notre action que ce service est politique !
Enfin, j’dis ça, j’dis rien !
Chronique de Clotilde Brossollet
Diffusée sur Radio Espérance le 22 septembre 2016