Chine Bible

Analyse – Quand les Chinois entendent parler de la Bible pour la première fois que pensent-ils ?

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L’immense majorité des Chinois ne connaît pas la Bible, elle ne fait pas – encore – partie de la culture générale du citoyen moyen. L’accès aux textes bibliques reste difficile pour les Chinois (vente de bibles en nombre limité, censure, peur de déplaire) ; de plus, nombreux sont ceux qui ne voient pas, concrètement, quel bénéfice ils pourraient tirer d’une telle lecture. Il est donc intéressant de se poser la question :

« Quand les Chinois découvrent la Bible, que perçoivent-ils ? Qu’est-ce qui les frappe le plus dans les récits bibliques ? ».

Pas exactement la même chose de ce qui retient l’attention des Occidentaux, nous répond le P. Pierre Jeanne, MEP. Leur regard n’est pas le nôtre ; leurs difficultés sont différentes. La culture de la Bible présente de nombreuses affinités avec celle de la Chine ancienne mais aussi des différences importantes.

Le P. Pierre Jeanne, membre de la Société des Missions Etrangères de Paris, est prêtre à Hongkong. Les lecteurs d’Eglises d’Asie ont régulièrement lu ses textes, nourris d’une longue expérience pastorale et d’enseignant. Le présent essai est paru dans la Revue MEP datée de juillet/août 2016 (n° 518).
Bien avant leurs voisins respectifs, la Chine et Israël, qui tous deux ont une histoire très ancienne, ont disposé d’un système d’écriture original et efficace. L’écriture, c’est le support de la réflexion, de la culture longue, de la perception des choses fines, l’alliée de la nuance contre la maladie du simplisme. Aujourd’hui encore, les citoyens de ces deux pays peuvent lire et méditer une énorme quantité de précieuses archives, poèmes et proverbes, rédigés et compilés au fil des siècles. Les intellectuels les citent et s’y réfèrent. A des époques très anciennes, dans ces deux pays, les parchemins et les écrits ont rapidement pris de l’importance et ceux, rares, qui savaient lire et écrire, pouvaient gravir l’échelle sociale plus rapidement que les autres : les lettrés en Chine, les scribes et les pharisiens en Israël.

Conséquences : ces traditions de l’écriture ont forgé, tout au long de l’histoire de ces deux pays des mentalités bien particulières.

 

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