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L’Église catholique en chiffres

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Plus de fidèles, plus de prêtres et plus d’évêques ! L’édition 2015 de l’Annuaire pontificale est paru ce matin ainsi que le nouvel Annuaire statistiques de l’Église, portant sur la période février 2014/février 2015. Voici quelques chiffres saillants…

Le nombre des catholiques est passé de 1 115 millions [bien lire : 1 115 000 000] de 2005 à 1 254 000 000 en 2013, soit un accroissement de 139 millions de baptisés et une proportion des catholiques dans le monde passant de 17,3 % à 17,7 %. Le nombre des catholiques a augmenté de 34 % en Afrique tandis que la population n’a augmenté de que 1,9 %. En Asie également, l’augmentation du nombre des catholiques est supérieure à celle de la population : 2,9 % contre 3,2 %. En Amérique l’augmentation du nombre de catholiques est égale à celle de la population globale (ils représentent 63 %). S’il est stable en Océanie, on enregistre une stagnation en Europe.

Le nombre des prêtres, séculiers et religieux, est passé de 414 313 en 2012 à 415 348 en 2013.

De 2012 à 2013 ont été ordonnés 40 évêques supplémentaires, le total passant de 5 133 à 5 173 : 5 de moins en Océanie, 6 de moins en Amérique du nord, 23 de plus pour toute l’Amérique, 5 de plus en Afrique, 14 de plus en Asie et 9 de plus en Europe.

Pour ce qui est des évêques, leur nombre, dans le monde, a plus que doublé depuis le dernier Concile œcuménique de Vatican II de 1962 : ils étaient alors 2 450. Question : comment organiser et tenir un éventuel Concile œcuménique pour 5 173 évêques ?

12 comments

  1. Alex

    De quelle Identité Catholique parlez-vous ? Surement pas Une, Sainte,Catholique, Apostolique.

    Combien d’apostats, combien d’hérétiques et combien de non-catholiques-de-facto parmi eux ?
    Autrement dit, dans quel état sont ces âmes chiffrées, en Grâce ou en disgrâce ?
    Combien d’âmes réellement vivantes? Combien de morts au sens spirituel ?

    La santé des âmes, vitale ou moribonde, n’est plus le soucis de l’église conciliaire, et c’est ça qui sera jugé au dernier jour messieurs les prélats et éminents comptables !

    Et puis enfin, l’ Eglise Divine d’origine fut une élite en état de Grâce pratiquement permanent…
    Cela n’est pas falsifiable ni remplaçable par une usine avec un gros chiffre d’affaires, et aucun bénéfice en fait.

    Autrement dit, ces chiffres sont une photo truquée , une mécanique démographique poussive, de la poussière, de l’orgueil.

    • rocheteau

      quand même ! s’ils sont dans l’annuaire du vatican c’est qu’ils sont au moins baptisés dans la foi catholique ….
      ce qu’ils deviennent ensuite ….. rien n’est certain et le don de la foi il faut le cultiver ! comme le disait ste bernadette « le ciel il faut que je me le gagne » ! mais ne soyons pas si défaitistes : réjouissons nous malgré tout de ces chiffres et prions pour que la grâce de Dieu nous soit accordée en abondance pour pouvoir persévérer dans la vraie foi

  2. ROMANOS

    Sans même parler des conciles locaux, aucun des conciles tenus pour « œcuméniques » n’a jamais réuni TOUS les évêques de l’Eglise, alors « indivise », du premier millénaire chrétien.
    Depuis Constantin-le Grand, ils ont tous été convoqués par les Empereur des Romains et se tenaient tous en présence d’un évêque-légat (cf. le cardinalat n’existait pas encore) du Pape de Rome (aucun pape ne les ayant alors présidés), soit à Constantinople, soit à proximité de la capitale de l’Empire : à Nicée, à Éphèse, ou encore à Chalcédoine.
    Les évêques des provinces ecclésiastiques périphériques y déléguaient et y mandataient quelques uns des leurs, pour y siéger ( un peu à la manière des actuels synodes généraux de l’Eglise catholique romaine, en vigueur depuis le dernier concile du Vatican).
    Voilà l’éclairage que nous donne l’histoire des conciles œcuméniques, lors des dix premiers siècles de l’Eglise, soit durant la moitié de son existence !

  3. Philibert

    « comment organiser et tenir un éventuel Concile œcuménique pour 5 173 évêques ? », nous demande l’article.

    D’abord, un nouveau concile n’est pas à l’ordre du jour.

    Et ensuite, beaucoup de ces évêques sont à la retraite (à 75 ans), alors qu’il n’y avait pas de limite d’âge avant Vatican II.

  4. nidob

    Il doit s’agir de milliards et non de millions dans votre premier paragraphe. Est-on chrétien catholique dès le baptême reçu ? Je pense cela insuffisant….

  5. Hervé Soulié

    Personne n’a envie de rééditer le « happening » d’un concile oecuménique de 2500 et a fortiori de de 5200 évêques.
    Foire d ’empoigne, manipulations de masse, votes truqués, escamotés, mouvements incontrôlés d’opinion, revirements massifs, bref un vrai foutoir…
    C’est un vrai miracle qu’il en soit sorti quelque chose de bon dans l’ensemble, malgré quelques peu nombreuses mais regrettables ambiguïtés ou équivoques.
    Mais réunir les 120 cardinaux électeurs du Sacré Collège, oui, en cas de besoin.
    Y en a-t-il vraiment besoin ?

  6. mariani

    Ce ne sont que des chiffres qui ne veulent pas dire grand chose.
    Dans quel état sont ces catholiques? Mettent-ils en pratique l’Amour prêché par le Christ? Pardonnent-ils à « ceux qui les ont offensés? Aident-ils ceux qui souffrent physiquement et moralement? Que font-ils pour lutter contre la misère, la faim, l’injustice? Le christianisme ne se fait pas par des synodes, des conciles, des discussions stériles mais par l’exemple, par des gestes, par des sourires, par des bras tendus, par l’accueil des autres tous les autres. Si on suit les informations on se demande que font les catholiques.

    Le nombre n’a pas beaucoup augmenté et de plus en plus d’église sont fermées le dimanche. 1 prêtre pour 24 à 40 paroisses en Corse. Que voulez vous que le malheureux curé une fois qu’il a célébré les obsèques?

    Parmi ces prêtres combien pratiquent vraiment les leçons du Christ? Pour moi il y a les êtres de lumière, ceux qui renouvellent l’action du Christ et tous les autres les plus nombreux qui n’incitent pas à venir à l’église.

    Nombreux fidèles se contentent de bribes du catéchisme de leur jeunesse et ne font aucun effort pour augmenter leurs connaissances sur la religion et les devoirs du chrétien….

    Pas de triomphalisme donc le chantier et vaste et les bonnes volontés et la véritable foi sont rares….

  7. Gilberte

    Cela signifie au moins 1 254 000 000 personnes qui ne pratiquent pas une autre religion et qui ne sont pas hostiles au Christ; sont-elles pratiquantes? on peut l’espérer

    • freregris

      Cela ne signifie pas que parmi ce nombre ,il n’y en a pas qui appartiennent aussi à une autre croyance (voir en Afrique ) ou qui,officiellement ne sont pas hostiles au Christ ou à l’Eglise (c’est mon cas bien que religieux car les dérives dans les congrégations m’ont fait perdre la foi et je ne suis pas le seul )

      • ROMANOS

        Cher freregris,

        La franchise de votre propos a quelque chose de bouleversant et ne peut laisser insensible et indifférent.

        Il est vrai qu’au lendemain du dernier concile du Vatican, l’Eglise catholique romaine a connu une trop longue période (dont elle ne semble pas être encore complètement remise) où la CONFUSION, la DIVISION et l’ALTÉRATION de l’annonce de la Foi ont été à leurs combles. On y a observé une « auto-démolition » (dixit S.S. Paul VI), une auto-persécution violente (jusqu’à en venir aux mains dans certaines paroisses, où il est arrivé, par exemple, que des prêtres prodigues force coups de pieds à des fidèles agenouillés pour communier ! Hallucinant !), dans un climat de véritable guerre de religion interne, à l’encontre ceux qui ne demandaient qu’à rester fidèles à la Foi de leurs pères et aux enseignements qu’ils en avaient reçus.
        Toutefois, il convient de se rappeler que, déjà au temps des Saints Apôtres, la vie de l’Eglise n’a jamais été un long fleuve tranquille. Toute son histoire en atteste, même si, avec le recul certaines périodes ont pu sembler, par comparaison, plus paisibles et plus « prospères » que d’autres.

        Enfin, souvenons-nous que l’Eglise ne peut être que sainte et même trois fois sainte. En effet, elle est sainte parce que son chef est le Christ / elle est sainte de par l’intention de son Fondateur qui l’a comblée des « énergies divines » reçues de l’Esprit-Saint / elle est sainte par tous les saints qui, l’illuminant (sans bruit) font vivre la « Communion des Saints » (un dogme peu enseigné du « credo de Nicée-Constantinople », le résumé de la Foi ).
        Cependant, il est vrai que la nature sainte de l’Eglise est trop souvent masquée et défigurée au point d’en faire douter beaucoup.

        Relire sur le sujet un Jacques Maritain, déjà peu tendre dans son « De l’Eglise et de son personnel » ou bien le témoignage bouleversant d’un Jean-Pierre Dickès racontant comment il a du renoncer à la vocation sacerdotale, tout en gardant une foi intacte : « La Blessure » (Editions Clovis).

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